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Problématiser les sciences : unités et origines - Coggle Diagram
Problématiser les sciences : unités et origines
Les évolutions du mot “science”
Pour débuter une enquête historique et philosophique sur la science,
il serait naïf de penser que quelque chose d’unifié et de distinct
correspond, depuis longtemps, à ce que nous entendons aujourd’hui
par « science »
Ce que l'on entendait par science à l'époque ne correspond pas à ce que l'on entend aujourd'hui
le mot science vient du mot sçavoir (connaître, avoir connaissance)
En 1694, deux sens se détachent
celui de connaissance (avoir connaissance de → comme cordonnier)
celui de savoir systématisé qui repose sur des syllogismes et qui est organisé
La philosophie à cette époque était considérée comme appartenant au champ des sciences
« PHILOSOPHIE : Science qui consiste à
connoiftre les chofes par leurs caufes &
par leurs effets »
En 1835, la science désigne la connaissance que l'on a de quelque chose
c'est-à-dire toute forme de connaissance organisée, démonstrative et rationnelle
c'est-à-dire aussi dans le sens d'avoir une connaissance
avoir connaissance du temps qu’il fait
« Epistémologie » et « histoire des sciences »
Il existe une distinction entre la philosophie et la science, cela dépend de critères
Rq philo et sciece distinction → dep du critère
sorcière (volonté sc de faire différence entre sorcière et nn → influencer la sc
étudier la nature → découvrir les dessins de D
Texte de Francis Bacon
C'est qui ?
C'est un essayiste, philosophe et juriste anglais
C'est l'un des premiers penseurs dans l’histoire à parler de possibilité d'un avancement, d'une croissance des savoirs. Il pense que demain on pourra connaître plus et mieux et qu'il faut adhérer à une vision positive et linéaire du temps et non à une conception cyclique comme dans la Grèce Antique. L'histoire est une succession de périodes d’ascension, de sommet et de déclin puis d'un retour au point de départ initial, il n'y a pas vraiment de progrès et cela admet une conception plutôt négative (éden -> chute -> déclin). Cette vision des choses permettrait d'ailleurs de stimuler les scientifiques suivants
Est-ce que tout progrès en vaut la peine, est-ce d'ailleurs réellement un progrès ? On questionne ici le sens de la valeur. Si on prend comme critère le PIB et qu'on juge l'avancement d'une société par rapport à ce critère on peut louper d'autres indicateurs qui nuanceraient notre vision
Novum Organum
C'est une utopie qui décrit un monde où artisans et philosophes de la nature travaillent ensemble et produisent des avions, sous-marins, choses génétiquement modifiée tout en étant financés par l'État
Il pose aussi dans l'ouvrage le fait que les savants doivent changer de méthode, qu'ils arrêtent de juste observer et qu'ils commencent à mener des expériences
Extrait
1 paragraphe
La nature est un livre fait par Dieu que l’on doit déchiffrer/interpréter. C'est Dieu qui est l'architecte de cette nature
L'univers et la nature sont ordonnés, ce sont des structures qui peuvent être comprises mathématiquement (ces préjugés sont hérités de la religion chrétienne)
l'étude de la nature permet de regagner une maîtrise de l'ordre imposé par Dieu
→ ministre → l’homme en est pas le possesseur → only ministre → pour étendre connaissances il doit découvrir l’odre nat des choses
Les lois scientifiques ne sont pas comme les lois faites par des institutions humaines (on peut décider de ne pas les respecter même si cela nous expose à des sanctions) car on ne décide pas de les suivre
Quand Eve et Adam croque le fruit de la connaissance, ils perdent une souveraineté qu'ils peuvent retrouver par le biais de la connaissance
3 paragraphe
Qui dit science dit pouvoir car avant, la connaissance provenait de la contemplation de l'ordre de la nature ?
⇒ théorie est pas essentielle → si ondécouvre ça c’est pour agir déployer la puissanec humaine
On ne peut vaincre la nature quand lui obéissant. On ne peut agir à notre guise, la volonté humaine a des limites comme les lois de la nature, quand je connais ces limites, je peux la contrôler et prolonger l'œuvre de Dieu.
On va se rendre comme maître et possesseur de la nature mais tout de même pas un égal de Dieu
Pour gagner un pouvoir d'agir il faut se soumettre aux lois de la nature ce qui permet de faire de nouvelles choses (pomper l'eau hors des mines)
La technoscience permet d'approfondir la connaissance que l'on a des objets naturels pour mieux les contrôler/modifier, mais cela ne permet pas de savoir si c'est éthique
⇒ La connaissance de la nature passe par son obéissance mais paradoxalement, cela libère
XVIII paragraphe
Dans l'Antiquité, on considère que tout ce qui vient de la nature vient de quatre éléments. Cette conception est jugée ici comme vulgaire
La nature est personnifiée sous la forme d’une femme fuyante, qui n'est pas stable, dangereuse et que l’on doit asservir ?
La maîtrise doit passer par plus d’exactitudes. De plus, l'entendement humain est abusé par les préjugés, l'homme doit donc apprendre à s’en débarrasser par un travail collectif qui permettra le progrès ?
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Il se garde d’asséner des vérités closes, ce sont des vérités qu'il faut développer par la suite, la vérité est une fille du temps, elle se révèle dans le temps
idée d’ouverture + de façon collective
Les inventeurs et les techniciens ont plus d’importance que les hommes politiques dans l’histoire car ils rendent des services à l’humanité. En effet, un réformateur peut certes amener le bien dans une région mais il ne pourra le faire à la même échelle qu'un inventeur qui lui en fera bénéficier le monde entier
Pourquoi pense t-on que l'Europe admet une supériorité sur le Nouveau Monde ?
L'Europe est perçue comme avancée par rapport au Nouveau Monde en raison de l’avancement des arts (techniques et savoir-faire organisés par des règles (comme la médecine ou la grammaire)
Une idée de hiérarchie entre les peuplades du monde s'installe
Le projet de contrôle de la nature et non de son obéissance définit la valeur d'une civilisation par rapport à une autre ?
Au 17e, il semble crucial à Bacon et à Descartes que les philosophes et les artisans travaillent ensemble pour obtenir des progrès. Cela se réalisera deux siècles plus tard
La connaissance est un pouvoir car pour maîtriser les choses il faut d'abord les connaître
Le principe du capitalisme fonctionne dans une vision du temps linéaire et positif qui permettrait de générer de la valeur
on a besoin de faire plus exp + dans la concrétude