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LES ATTITUDES EN PSYCHOLOGIE SOCIALE - Coggle Diagram
LES ATTITUDES EN PSYCHOLOGIE SOCIALE
FONDEMENTS ET DEFINITIONS
ROLE DU CONTEXTE SOCIAL
Rôle central du contexte social : La psychologie sociale étudie le poids de l'environnement social sur les processus cognitifs qui sous-tendent nos perceptions, émotions et comportements. Si les conduites n'étaient régies que par la personnalité, les choix resteraient strictement stables ; or, au sein d'un même contexte, les individus adoptent des choix convergents
Applications sociétales : Santé publique : Interventions de psychologues sociaux pour inciter aux gestes barrières (masque, vaccination) face à la désinformation lors de la crise de la Covid-19. Sources d'influence : La publicité, l'éducation et les médias d'information.
DEFINITION
Allport 1935 = Etat mental et neuropsychologique de préparation à répondre,
organisé à la suite d'une experience
et qui exerce une influence directive ou dynamique
sur la réponse à l'individu
à tous les objets et situations qui s'y rapportent
État privé et subjectif : Non observable directement, propre à l'expérience intime de chacun (ce qui explique les biais lors de certains sondages électoraux).
base neuropsychologique / biologique : Repose sur le système nerveux, rendant possible une mesure par des indicateurs psychophysiologiques ou comportementaux.
Fruit de l'expérience : Même si des prédispositions existent (peurs ancestrales des araignées/serpents), elle provient surtout de l'apprentissage social, des expériences passées et de l'effet de simple exposition (tendance à évaluer plus positivement un stimulus par le simple fait d'y être exposé de manière répétée Zajonc
Valeur prédictive et consistance comportementale : Oriente de façon régulière l'action et le choix parmi différentes alternatives = l'attitude est stable et cohente sinon nos réactions seraient imprevisibles
L'attitude fournit lélan = dynamique
préparation à répondre
L'aspect prédictif de l'attitude : Il prédit les comportements qui pourront être observés (ex. tri des déchets si attitude positive envers l'écologie).
L'aspect motivationnel de l'attitude : Parmi le répertoire des réponses possibles, l'individu favorise la réponse en accord avec son attitude (ex. choix préférentiel d'une marque au moment d'acheter).
STRUCTURE DE L'ATTITUDE
Modèle tripartite classique (Rosenberg & Hovland, 1960)
Composante cognitive : croyances, connaissances, opinions sur l'objet.
Levier de changement associé : voie cognitive $\rightarrow$ persuasion, arguments, pouvoir des mots.
Composante affective : sentiments, émotions, évaluation favorable/défavorable (« j'aime / j'aime pas »
Levier de changement associé : voie affective $\rightarrow$ pouvoir des émotions, conditionnement, familiarité EX/ rendre objet désirable comme voiture associé à une image positive dans pub et familier en nous en bombardant de pubs à la TV
Composante conative / comportementale : intention d'agir, prédisposition à l'action, comportements passés envers l'objet.
Levier de changement associé : voie comportementale $\rightarrow$ pouvoir des comportements, techniques de manipulation (actes préparatoires, engagement). Prenez les clés de la voiture et aller rouler 15 mn
LES 4 PROPRIETES DES ATTITUDES
DIRECTION/VALENCE
Définition : Position favorable/positive ou défavorable/négative adoptée face à un objet attitudinal (« j'aime » ou « je n'aime pas »)Position + / -
Structure unipolaire : L'objet rassemble uniquement des cognitions positives ou négatives (ex. : groupe de musique préféré, pire ennemi).
Structure bi polaire (débats) = Structure bipolaire : L'objet suscite la controverse et combine à la fois des aspects favorables et défavorables (ex. : l'énergie nucléaire, l'avortement).
INTENSITE
Définition : Grandeur de l'affect (mesurée le plus souvent sur un continuum allant de très défavorable à très favorable, selon Thurstone & Chave, 1929)
Prédit mieux le comportement si polarisé Polarisation : Plus une attitude est proche des extrémités, plus elle est polarisée, stable et prédictive des conduites.
Phénomène du simple fait d'y penser Effet de simple réflexion (Tesser, 1978) : Donner du temps à un individu pour penser à un thème renforce la polarisation de son attitude initiale (le positif devient plus positif, le négatif plus négatif).
CENTRALITE
Définition : Degré d'implication du soi et importance accordée à l'attitude, vécue comme constitutive de l'identité personnelle et publique.
Résistance au changement : Plus une attitude est centrale, plus elle résiste aux tentatives d'influence
Expérience sur l'Union Européenne (Castano, Yzerbyt & Bourguignon, 2003) Confrontés à des scénarios d'Europe à forte entitativité (frontières fixes, destin commun) ou faible entitativité (hétérogène), les participants « euro-enthousiastes » et « euro-sceptiques » n'ont pas modifié leur position. Seuls les sujets aux attitudes modérées ont fait évoluer leur jugement.
Technique de l'extrémisation / raisonnement par l'absurde (Swann, Pelham & Chidester, 1988) : Pour faire évoluer des personnes ayant des opinions très arrêtées (femmes conservatrices sur le rôle de l'épouse), leur soumettre des énoncés caricaturaux et ultra-conservateurs (« condition extrême ») produit un changement d'attitude deux fois plus fort qu'une confrontation avec des arguments contraires (« condition opposée »)
Attention = pas systématique
ACCESSIBILITE
Définition : Force du lien associatif en mémoire entre l'objet d'attitude et son évaluation affective
Mesure : Évaluée par le temps de latence (vitesse de réponse lors de tâches de décision lexicale ou de catégorisation évaluative)
Amorçage affectif (Affective Priming Task, Fazio et al., 1986) : Les temps de réaction sont plus courts lorsque la valence de l'amorce et celle de la cible sont congruentes (positif/positif ou négatif/négatif
Attitude vs Non-attitude : Une latence très longue traduit une « non-attitude ». L'expérience directe avec l'objet renforce la solidité du lien comparée à l'information indirecte ou publicitaire (Smith & Swinyard, 1983)