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COGNITION SOCIALE — comprendre comment nous jugeons les autres et…
COGNITION SOCIALE — comprendre comment nous jugeons les autres et expliquons leurs comportements
A. FORMATION DES PREMIÈRES IMPRESSIONS
Idée centrale → nous formons très rapidement une impression avec peu d’informations
Indices utilisés → apparence physique + comportement
Le jugement peut être automatique → une analyse consciente détaillée n’est pas toujours nécessaire
APPARENCE PHYSIQUE → influence les jugements sociaux
Effet de halo → une caractéristique positive visible (ex. beauté) colore l’évaluation d’autres traits
Donc → une personne attirante peut être perçue comme plus sociable, compétente, confiante ou de statut élevé
Exemple de recherche → une photo de visage attirant augmentait la probabilité qu’une demande soit envoyée par la poste
Jugement de beauté → extrêmement rapide
Des jugements restent possibles après une présentation très brève du visage
Mais → rapidité ≠ exactitude de tous les jugements sociaux
La beauté montre un lien entre jugements courts et longs
La confiance et le statut ne montrent pas le même lien
CONFIANCE SUSCITÉE PAR LE VISAGE → comment nous évaluons spontanément un visage
Deux grandes dimensions → confiance + dominance
Confiance → « puis-je approcher cette personne sans danger ? »
Dominance → « quel niveau de statut hiérarchique cette personne semble-t-elle avoir ? »
Accord entre observateurs → les gens convergent souvent dans leurs jugements
Mais → cela ne signifie pas que le jugement est exact
Aucune preuve présentée que les visages jugés dignes de confiance appartiennent réellement à des personnes plus fiables
Surgénéralisation → une explication possible de l’accord
Certains traits ressemblant à ceux des bébés → associés à la confiance
Le cerveau pourrait donc généraliser cette impression à certains visages adultes
Conséquence comportementale → le visage peut influencer une décision
Trust Game → les participants investissent davantage avec un partenaire dont le visage inspire plus confiance
Donc → une impression faciale peut orienter une décision réelle, même sans connaître la personne
FIL CONDUCTEUR À RETENIR
Première impression → « À quoi ressemble cette personne ? »
Attribution causale → « Pourquoi agit-elle ainsi ? »
Biais → nous avons tendance à juger rapidement la personne avant de considérer pleinement le contexte
Bonne stratégie d’analyse → chercher les informations sur la personne ET sur la situation avant de conclure
B. ATTRIBUTION CAUSALE
Idée centrale → chercher pourquoi un comportement ou un événement s’est produit
On peut expliquer → ses propres comportements OU ceux des autres
Cette explication compte → elle influence les émotions et les comportements futurs
STYLES D’ATTRIBUTION → manière habituelle d’expliquer les événements
3 dimensions pour décrire une cause
Interne ↔ externe → la cause vient de soi ↔ de la situation / d’autres personnes
Stable ↔ instable → la cause risque de rester ↔ peut changer
Globale ↔ spécifique → affecte plusieurs domaines ↔ seulement cet événement
Pourquoi c’est important → la cause choisie change les conséquences
Échec expliqué par un manque d’habileté → estime de soi et persévérance peuvent diminuer
Échec expliqué par un manque d’effort → on peut augmenter ses efforts la prochaine fois
Styles associés aux événements négatifs
Pessimiste → interne + stable + globale → associé à une moins bonne santé
Optimiste → externe + instable + spécifique → associé à une meilleure santé
Le style n’est pas figé → l’environnement peut l’influencer
Les critiques et commentaires reçus peuvent apprendre à attribuer les réussites/échecs à l’habileté ou à l’effort
L’expérience présentée montre qu’un type de critique peut modifier les attributions futures
PROCESSUS D’ATTRIBUTION → interne ou externe ?
Question de base → le comportement vient-il de la personne ou de la situation ?
Principe de covariance → chercher ce qui varie avec le comportement
CONSENSUS → est-ce que les autres réagissent pareil ?
DISTINCTION → la personne agit-elle ainsi seulement dans cette situation ?
CONSISTANCE → la personne agit-elle ainsi chaque fois que la situation se répète ?
Les trois informations sont combinées
Elles permettent de favoriser une attribution à la situation (externe) ou à la disposition de la personne (interne)
Exemple Milgram → si beaucoup de personnes obéissent dans la même situation, il est plus difficile d’expliquer le comportement par la personnalité seule
IMAGINAIRE + RÉDUCTION / AUGMENTATION → comparer ce qui est observé à ce qui aurait pu arriver
Réduction → une cause reçoit moins de poids si une autre cause plausible explique déjà le comportement
Ex. comportement soumis de Julie avec son patron → la situation professionnelle suffit comme explication plausible
Augmentation → une cause reçoit plus de poids si le comportement va à l’encontre de ce qu’on attend
Ex. Julie est dominante avec son patron → comportement inhabituel → davantage de poids accordé à sa personnalité
Idée à retenir → plus un comportement est attendu dans la situation, moins il renseigne sur la personnalité
ERREUR FONDAMENTALE D’ATTRIBUTION → biais fréquent
Définition → surestimer les dispositions personnelles et sous-estimer l’influence de la situation
Disposition → traits, croyances, valeurs, habiletés
Situation → contexte dans lequel le comportement se produit
Pourquoi cette erreur apparaît ?
Croyance en un monde juste → attribuer les événements à la personne rend le monde plus prévisible et moins anxiogène
Saillance → la personne est souvent plus visible que le contexte, donc elle attire davantage l’attention
Processus cognitifs → l’attribution à la personne est plus automatique; tenir compte de la situation demande un réajustement contrôlé
Modèle mental → du rapide vers le contrôlé
Comportement observé → identification → attribution automatique à l’individu
Puis, si les ressources le permettent → prise en compte de la situation → réajustement
Donc → si l’attention est mobilisée ailleurs, l’attribution situationnelle devient moins probable
Variations culturelles → importance différente du contexte
Étude présentée → les Asiatiques de l’Est accordent davantage d’attention au contexte que les Occidentaux
Résultat → ils sont moins sensibles à l’erreur fondamentale d’attribution