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Perdre du Poids Femme vs Homme (ça n'a rien a voir) - Coggle Diagram
Perdre du Poids Femme vs Homme (ça n'a rien a voir)
Tu as sûrement déjà vécu cette scène.
on copain se met à faire attention en même temps que toi.
Même repas. Même activité physique. Parfois moins d'efforts que toi.
Et pourtant, il perd du poids plus vite.
Toi, tu stagnes.
Tu te dis que tu fais quelque chose de travers.
Que tu manques de discipline.
Que tu ne t'y prends pas bien.
Ce n'est pas dans ta tête.
Ce n'est pas un manque de volonté.
Un homme et une femme ne perdent pas de poids de la même façon.
Et personne ne l'explqiue
C'est ce qu'on va voir aujourd'hui.
J'ai eu l'idée de cet éposiode
car comme tu le sais je m'occupe exclusivement des femmes en coaching
Et quand on regarde les études scientifique 90% des études sont sur les hommes
j'ai chercher et j'ai compris
cycle hormonal de la femme c'est chiant
fausse les donnés
et donc cela veux dire que 90% des conseils que l'on te donne sont fait pour des hommes
et donc la majorité d'entre eux sont faux
car non on est pas pareil
1 more item...
Problème — pourquoi 90% des études sont faites sur des hommes
Le cycle hormonal féminin complique la collecte de données (variables qui bougent chaque semaine) → plus simple, moins cher, plus "propre" statistiquement d'étudier des hommes
alories, timing des repas, jeûne intermittent, protocoles d'entraînement — tout ça a été calibré sur une physiologie qui n'a pas de cycle
ce qu'on te vend comme "vérité universelle" est en réalité une vérité masculine généralisée à tort
Comprendre son cycle
les 4 phases et leurs hormones
Phase menstruelle (jours 1-5) :
La phase menstruelle, c'est le corps qui repart à zéro : il évacue la préparation inutilisée du mois précédent pour pouvoir en reconstruire une neuve, plus saine, pour le cycle suivant.
la chute d'œstrogène
Perte de fer via le saignement
Température corporelle basale au plus bas du cycle
Sensibilité à la douleur plus élevée
Ralentir. Moins d'intensité, plus de repos, sans culpabiliser — le corps répare, ce n'est pas le moment de performer
Immunité légèrement plus basse
Énergie et motivation au plus bas, sommeil parfois écourté par l'inconfort physique
Phase folliculaire (jours 6-13) :
le corps sélectionne et fait mûrir un nouvel ovule tout en reconstruisant une paroi utérine fraîche, prête à accueillir une éventuelle grossesse.
L'œstrogène qui monte stimule la croissance des follicules ovariens
Meilleure sensibilité à l'insuline → le corps gère mieux le sucre et les glucides pendant cette phase
Pousser. C'est la meilleure fenêtre du mois : séances intenses, nouveaux objectifs, décisions importantes
Peau plus nette, meilleure hydratation cutanée (l'œstrogène stimule la production de collagène)
Humeur, motivation et confiance en nette hausse
Meilleure récupération musculaire, capacité à enchaîner des séances intenses sans s'effondrer
Température corporelle basale qui reste basse
Ovulation (~jour 14) :
le corps libère l'ovule mature — c'est la fenêtre de fertilité, le seul moment du cycle où une fécondation est possible
Un pic de LH déclenche la libération de l'ovule
Léger pic de testostérone en plus du pic d'œstrogène → libido plus élevée, sensation de force et de confiance qui culmine
La température corporelle basale remonte juste après l'ovulation (c'est ce que suivent les méthodes de fertilité)
Pic de forme. Le corps est au maximum de ses capacités — idéal pour un test, une séance record
Certaines femmes ressentent une petite douleur pelvienne au moment de l'ovulation
La glaire cervicale change de texture (plus fluide, transparente) — un signe physique concret et observable
Phase lutéale (jours 15-28)
le corps maintient activement la paroi utérine en état d'accueil au cas où une fécondation aurait eu lieu, avant de tout relâcher si ce n'est pas le cas.
Le corps jaune (ce qui reste après l'ovulation) sécrète de la progestérone
La progestérone fait grimper durablement la température corporelle (+0,3 à 0,5°C) et a un effet légèrement thermogénique → dépense énergétique de repos un peu plus élevée
Rétention d'eau et de sodium plus marquée
Ralentissement du transit intestinal (la progestérone détend les muscles lisses, y compris ceux de l'intestin) → ballonnements, constipation fréquente
Ne pas se fier à la balance et lâcher la pression sur la performance. Prise de poids sur la balance = souvent de l'eau, pas du gras. Fringales = hormonal, pas un manque de volonté. Réduire l'intensité en toute fin de phase
Appétit qui augmente, envies de sucre plus fortes — accentuées en toute fin de phase par la chute de sérotonine si pas de grossesse
Poitrine sensible, parfois gonflée et douloureuse
Fin de phase (juste avant les règles) : chute brutale d'œstrogène et de progestérone → c'est littéralement le syndrome prémenstruel : irritabilité, fatigue, sommeil perturbé, motivation qui s'effondre
Tolérance à l'effort intense qui diminue en fin de phase, récupération plus lente
Le jeûne intermittent prolongé (16:8 strict, OMAD)
Le jeûne long est interprété par le corps comme un signal de pénurie. Chez la femme, ce signal passe directement par la leptine, qui informe le cerveau du niveau de réserves énergétiques disponibles pour une éventuelle grossesse. Une chute de leptine ralentit la sécrétion de GnRH (l'hormone qui pilote tout le cycle) → le cycle se dérègle. Chez l'homme, cet axe reproducteur est beaucoup moins sensible aux variations énergétiques court terme
Déficit calorique agressif →
Même mécanisme, en plus fort : une perte de graisse rapide fait chuter la leptine brutalement, ce que le corps féminin interprète comme une menace pour sa capacité à porter une grossesse. Résultat : il freine activement (métabolisme qui ralentit, faim qui augmente, NEAT spontané qui baisse) — un mécanisme de protection que le corps masculin ne déclenche pas au même degré
Cardio à jeun quotidien
S'entraîner à jeun augmente la production de cortisol pour aller chercher de l'énergie disponible. Or chez la femme, le cortisol et la progestérone partagent le même précurseur (la prégnénolone) — produire plus de cortisol peut se faire au détriment de la progestérone, perturbant l'équilibre hormonal du cycle. Répété tous les jours, ce stress s'accumule sur un système déjà sollicité par les fluctuations naturelles du mois
Progression linéaire sans respect du cycle
La récupération musculaire dépend en partie du niveau d'œstrogène et de progestérone. En phase lutéale, la progestérone ralentit légèrement la récupération, pendant que la tolérance à l'effort intense baisse déjà naturellement. Forcer la même charge chaque semaine ignore cette variation et augmente le risque de blessure ou de surentraînement — un homme, avec une testostérone stable, récupère de façon prévisible d'une semaine à l'autre
Régimes très pauvres en glucides prolongés
La thyroïde féminine est plus sensible à la disponibilité en glucides : un déficit chronique peut réduire la conversion de l'hormone thyroïdienne T4 en sa forme active T3, ralentissant le métabolisme. En plus, les glucides stimulent la sécrétion de leptine plus que les lipides ou les protéines — donc un régime pauvre en glucides prolongé rejoue le même mécanisme en cascade que la restriction calorique globale
Les hormones sont produite de man,ière cyclique
mais il y a un chef d'orchestre qui va définir si ton cycle va bien se passer au non
leptine
Ta leptine, c'est le capteur d'énergie de ton corps.
Elle est produite par tes cellules graisseuses.
Elle informe en permanence ton cerveau : "on a assez de réserves" ou "on est en pénurie".
Et c'est elle qui autorise, ou qui bloque, le premier signal du cycle — le GnRH.
Pas assez de leptine, et tout le cycle ralentit, ou s'arrête.
C'est pour ça que c'est elle, le vrai chef d'orchestre. Pas les œstrogènes, pas la progestérone. Elle décide si l'orchestre joue, ou pas.
Et maintenant qu'on sait ça, on comprend pourquoi certaines pratiques qu'on recommande sans problème à un homme deviennent un vrai danger pour ce chef d'orchestre chez une femme.
On a vu pourquoi ton copain maigrit plus vite que toi. Pas un manque de volonté. Un problème de départ.
90% des études sont faites sur des hommes. Et donc 90% des conseils qu'on te donne sont faits pour un corps qui n'a pas de cycle.
Ton corps, lui, change chaque semaine. Quatre phases. Quatre besoins différents. Menstruelle : tu ralentis. Folliculaire : tu pousses. Ovulation : tu es à ton pic. Lutéale : tu lâches la pression.
Et au centre de tout ça, une hormone qu'on ne voit jamais : la leptine. Le chef d'orchestre. Celle qui décide si ton cycle tourne, ou pas.
Jeûne trop long. Déficit trop fort. Glucides trop bas. Cardio à jeun tous les jours. Ce qui marche pour lui peut littéralement bloquer ton cycle, à toi.
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