Concrètement, prends deux personnes qui marchent, au même rythme. Celle qui a une mauvaise VO2max va, à cette allure, puiser majoritairement dans le réservoir sucre — parce que son moteur n'est pas assez réglé pour aller chercher le gras efficacement à cette intensité-là, même si l'effort est léger. À l'inverse, celle qui a une bonne VO2max va, à la même allure, puiser majoritairement dans le réservoir gras : son corps est capable d'aller chercher les graisses dès un effort tranquille, alors que l'autre a besoin de rester quasiment au repos pour faire pareil.
C'est exactement ce que montrent les études sur le sujet : le point où le corps bascule le plus sur les graisses arrive beaucoup plus tôt, en intensité, chez les personnes sédentaires — ce qui les oblige à rester sur des efforts très légers pour en profiter — alors qu'il arrive beaucoup plus tard chez les personnes entraînées, qui peuvent donc brûler du gras même en marchant d'un bon pas, voire en trottinant.
Et attention, ce n'est pas juste une histoire de « mauvaise VO2max = sucre » et « bonne VO2max = gras ». C'est une histoire de proportion, et ça se joue même entre deux personnes qui, toutes les deux, brûlent du gras en marchant. Prends une personne avec une VO2max moyenne — pas catastrophique, mais pas top non plus — et une personne avec une bonne VO2max, qui marchent exactement à la même vitesse.
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