Oui, mais je pense que challenger un client ne signifie pas le contredire.
Mon rôle est d'abord de comprendre pourquoi il prend une décision. Très souvent, derrière une demande, il y a une contrainte que je ne connais pas encore : une pression de calendrier, un enjeu politique, un budget, ou une exigence réglementaire.
Une fois que j'ai compris le contexte, je peux proposer un autre point de vue. J'évite de dire : « Vous avez tort. » Je préfère dire : « Si nous faisons ce choix, voici les bénéfices, mais aussi les risques. Est-ce que nous pouvons explorer une autre option ? »
Je considère que ma responsabilité est d'apporter un regard extérieur, argumenté et factuel. Ensuite, la décision appartient toujours au client.
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Exemple CEA : Au CEA, le chef de projet souhaitait expérimenter Scrum sur un projet industriel très particulier.
Certaines personnes pensaient qu'il fallait appliquer Scrum "tel quel". J'ai rapidement compris que cela créerait des difficultés, notamment à cause des contraintes propres au nucléaire.
Je n'ai pas essayé d'imposer Scrum. J'ai plutôt adapté les pratiques en conservant les principes agiles tout en respectant les exigences du contexte.
À la fin du projet, nous avons organisé un retour d'expérience avec le management pour identifier les bénéfices, les limites et les adaptations nécessaires.