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Théories et facteurs de motivation pour concevoir un jeu éducatif
Motivation intrinsèque (Malone & Lepper, 1987)
On joue pour le plaisir du jeu lui‑même, pas pour une récompense externe
Facteurs de motivation individuelle :
Défi (challenge adapté au niveau de l’enfant)
Curiosité (désir d’explorer, de découvrir)
Contrôle (sentiment de pouvoir agir et décider dans le jeu)
Fantaisie / imaginaire (univers, histoire, mise en scène)
Facteurs interpersonnels : compétition, coopération, reconnaissance sociale
Théorie du flow (Csikszentmihalyi, 1990)
État d’« expérience optimale » : concentration, plaisir, immersion
Équilibre entre défi et compétences (ni trop facile, ni trop difficile)
Objectifs clairs et rétroaction immédiate (feedback)
Le jeu bien conçu permet d’entrer dans le flow et de soutenir l’engagement dans l’activité d’apprentissage
Approches cognitives et constructivistes
Théories constructivistes (Piaget, Lave, Brown, etc.) : on apprend en agissant, en résolvant des problèmes, en manipulant un environnement
Théorie des modèles mentaux (Rieber, 1996) : les jeux/simulations aident à construire et tester des représentations du monde
Prise en compte de la charge cognitive et de la contiguïté texte‑image pour faciliter la mémorisation
Facteurs de motivation spécifiques au jeu éducatif
Plaisir et engagement (le jeu crée une atmosphère agréable, réduit le stress)
Sentiment de compétence (réussir des tâches, progresser, gagner)
Interaction sociale (coopération, compétition, appartenance à un groupe de joueurs)
Sens et utilité perçue : le jeu aide à mieux comprendre sa maladie, son traitement, sa situation (dans le contexte des enfants malades)