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Enseignement d'Issâ - Coggle Diagram
Enseignement d'Issâ
Personnalité
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La tyrannie des idéaux
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C'est l'idée que l'on se fait de Dieu ou de la perfection, souvent utilisée pour se juger comme « pas assez bien ».
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L'idéal n'existe que dans l'imagination par opposition à ce qui est réel ; s'y accrocher empêche de vivre le présent.
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C'est la sensation de l'Être Infini (Ferrari) coincé dans une forme humaine limitée (2CV), créant l'idéal de ce que l'on serait sans cette carrosserie.
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On adopte un idéal, on le fige par besoin de repères, on s'épuise sous son poids, on l'abandonne par besoin de liberté, puis on le ré-adopte.
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Naturel pour un être déconditionné, il devient une torture mentale quand on essaie de l'appliquer comme une « recette de cuisine » alors qu'on est encore conditionné.
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Vouloir être cohérent en permanence nourrit la Matrice ; le Vivant est un mouvement « incohérent » (inspirer et expirer tour à tour).
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Autonomie affective
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Chercher à combler un manque intérieur par l'autre est voué à l'échec car nous n'avons aucun pouvoir sur les actions d'autrui. L'objectif est de goûter sa propre énergie d'amour pour ne plus être un « mendiant » attendant que l'autre nous complète.
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Le mouvement organique de la vie suit un ordre précis : 1. Se goûter soi-même (félicité), 2. S'exprimer, 3. S'offrir, 4. Recevoir de l'autre, 5. Communier ensemble. La souffrance naît quand on tente de vivre le quatrième temps (recevoir) sans avoir stabilisé les trois premiers.
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Nous avons été conditionnés à croire qu'un partenaire extérieur serait notre bienfaiteur principal. La liberté consiste à réaliser que nous sommes notre propre bienfaiteur primaire et que l'autre n'est qu'un bienfaiteur secondaire.
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L'autre agit comme une prise électrique. Le branchement permet de sentir le courant d'amour qui nous traverse déjà, mais l'erreur est de croire que c'est la prise (l'autre) qui produit ce courant.
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S'imaginer seul au milieu de l'espace, sans personne à des années-lumière, permet de contacter en soi la puissance de l'élan d'amour indépendamment de toute présence humaine, transformant ainsi le sentiment de manque en énergie créatrice.
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Il ne s'agit pas de chercher le Graal, mais de le devenir. Cela signifie laisser la source intérieure remplir la coupe de son propre cœur jusqu'à ce qu'elle déborde naturellement vers les autres sans effort.
Dynamique du couple
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L'amour inconditionnel consiste à accepter inconditionnellement nos limites, notre fragilité et nos « essais-erreurs » humains. C'est une tendresse avec tout ce qui survient, même nos parts qui n'arrivent pas à être tendres.
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Il existe le cercle de soi (1), le cercle du « nous » (2) et le cercle du monde (3). La relation (cercle 2) est saine quand elle soutient le premier cercle au lieu de pomper toute l'énergie nécessaire à l'épanouissement dans le troisième cercle.
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Si notre être est un jardin de 2 mètres et que l'autre n'a qu'un miroir (ou une capacité de soin) d'1,50 mètre, une partie de nous dépérira par manque d'amour. Il est vital de ne pas accepter un jardinier qui n'a pas la taille de notre jardin.
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Une relation est un vaisseau qui nous transporte d'un point A à un point B de notre évolution personnelle. Son sens n'est pas forcément de durer toujours, mais d'être le chemin par lequel on découvre davantage qui l'on est.
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L'humain a besoin d'un équilibre pour soutenir son élan naturel à contribuer. Si l'on donne sans jamais recevoir, l'élan finit par s'éteindre ; il est donc crucial de communiquer sur cet équilibre.
La distinction entre Eros, Philos et Agapé
Eros est le mode consommateur (« je te veux comme de la confiture »), Philos est l'amour de l'échange amical, et Agapé est l'amour qui donne sans attendre de retour, accueillant l'autre tel qu'il est.
Posture d'accompagnant
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Être affecté signifie souffrir de la souffrance de l'autre, ce qui nous rend inefficace pour l'aider. Être touché (compassion) permet de rester tranquille et d'offrir cette paix comme ressource à l'autre.
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C'est la capacité à rester avec la souffrance (la sienne ou celle d'autrui) sans chercher à la fuir ou à la changer immédiatement.
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Quand nous souffrons de la douleur de l'autre, nous voulons le sauver pour cesser de souffrir nous-mêmes. Cela crée une urgence et une exigence de guérison que l'autre perçoit comme une pression désagréable.
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Toute vérité n'est pas bonne à dire si elle ne sert pas la relation. La délicatesse consiste parfois à ne pas être totalement authentique sur ses propres jugements pour préserver l'espace de l'autre.
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Dès que la coupe ne déborde plus d'amour, il faut faire retraite dans sa « grotte de douceur » pour se ressourcer au lieu de donner de « l'eau amère » par sacrifice ou fatigue.
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Au quotidien
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Les trois repères de choix : Élan, Moyens, Joie
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Privilégier l'action modeste et réelle au perfectionnisme paralysant. Pour se rendre la vie belle, il s'agit de poser une action concrète, même infime, qui nourrit l'aspiration découverte derrière l'émotion.
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S'affranchir des obligations, du contrôle et du sacrifice
La Sainte Trinité du mortifère (Obligation, Contrôle, Sacrifice)
Ce sont les trois fondements des structures de domination sociale ; s'en libérer permet de devenir « incontrôlable » par la société.
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L'usage de « il faut » (du latin fallere : tromper) permet de se retrancher derrière un personnage virtuel pour ne pas assumer son choix personnel.
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La Puissance naît du laisser-être et d'une action ajustée (« ça ne marche pas pour moi »), alors que la Violence naît de la réaction et de la contraction.
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On ne peut pas aider les gens, on peut seulement les empuissancer (soutenir leur pouvoir personnel). Vouloir aider est souvent une façon de se croire supérieur.
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C'est le fait de croire que l'on sait mieux que l'autre ce qu'il devrait choisir ou comment il devrait vivre.
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Il faut différencier « prendre soin » (être une contribution) et « porter » la souffrance des autres, ce qui désempuissance l'autre et nous blesse.
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Jésus n'était pas dans le sacrifice subi, mais « faisait ce qui lui faisait joie, ce qui le faisait kiffer », montrant ce qui est possible au-delà des normes.
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