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Visuels FORUM, :red_flag: POPULISME, :red_flag: PRÉDATION CONSUMERISTE, …
PRODUCTION AGRICOLE
Nous sommes des paysans naturalistes, en collaboration avec la faune et la flore.
Il est essentiel de revaloriser le savoir "profane" paysan, observateur de la nature
Autonomie
Quand tu décides de réensauvager ta ferme, le conseil technique classique n'est pas adapté. Il faut aller chercher les savoirs.
Curiosité d'aller voir à côté
Comment font les paysans dans les endroits où on manque d'eau... ?
Incompatibilité entre la préservation de la ressource et l'industrialisation de l'agriculture
Résilience
WE d'exploration du vivant sur la ferme du Grand Laval
(07/06/2026) :check:
Connexion au sol, au climat, au vivant
Unanimité sur certains constats : ex. : observation de la baisse des populations d'oiseaux
Paysans de Nature
:check:
La rencontre avec le vivant / l'observation de la biodiversité nourrit / aide à tenir / "c'est le sel de ma vie"
Autre façon de travailler bien plus satisfaisante
Émerveillement de la nature
Émotion contemplative
Rapport aux autres vivants
Plaisir de la découverte - Transmission - observation avec les enfants
Une fois que tu as mis les lunettes de naturalistes, tu ne peux plus les enlever, ça te change irrémédiablement.
L'écologie en actes : c'est la concrétisation de la conservation du vivant
Alliance entre agriculteurs & écologues
Expertises croisées
Prise en compte de la présence du vivant dans les décisions (pour éviter de le détruire)
Augmentation du nombre d'aménagement pour abriter la biodiversité / infrastructures écologiques. :check:
Nous défendons un monde habitable à commencer pour ceux qui, par manque de moyens, ne pourraient pas se protéger.
Attention, la prochaine guerre sera celle de l'eau
Défense de l'agriculture bio comme comme un modèle de production cohérent sur l’ensemble de la chaîne de valeur (y compris auprès de l'aide alimentaire)
Les visites de Jardin permettent souvent de dépasser les préjugés :check:
Organiser les copil, dialogues de gestion... sur le Jardin peut changer certaines perception. :check:
Prendre le temps de former systématiquement l'ensemble des salariés (permanents et insertion) aux spécificités de l'AB (cahier des charge, état d'esprit...) :check:
Nous sommes très engagés, mais ça pèse. Surtout quand on est confrontés quotidiennement à la réalité d'un futur non désirable.
La dignité du présent : on se bat parce que la cause est juste, même si on n'est pas sûr de gagner
Cherchons la beauté dans les interstices. (cf. Rosa Luxembourg :star:)
Peur de représailles (collègues de l'agriculture conventionnelle...)
Quand on s'engage dans des actions communes (ex. CUMA), on peut discuter, partir de vérités / constats partagés :check:
Permet de faire émerger des envies d'action, même si elles sont symboliques dans un premier temps (ex. installer des mâts d'hospitalité pour les cigognes sur les fermes) :check:
Attention à se concentrer sur des enjeux à sa portée (on ne peut pas embrasser toutes les causes. :check:
Besoin de lieux refuges
Mettre en avant les solutions concrètes : ex. jardins urbains partagés.
Cf. avis du CESE.
Luttes contre le backlash environnemental
Série de lois de simplification qui donnent à l'Etat une mainmise éliminant les consultations, les possibilités de faire des recours...
A lire : Comment Macron a détruit l'écologie
Dérégulation. Point de vue de l'entreprise privilégié
En parallèle, baisse des moyens pour les assos et DREAL, OFB...
Le CESE est un espace de dialogue entre toutes les composantes de la société civile, fait apparaître des accords et permet d'analyser les désaccords.
Intérêt des luttes
Au titre du Jardin, il s'agit de créer des alliances et de partir sur des actions concrètes. Ex. dédier une parcelle / créer une cantine pour alimenter les collectifs en lutte (cf.
les greniers des soulèvements de la terre
). :check:
A titre personnel, l'engagement militant dans une organisation environnementale est complémentaire à l'action du Jardin et fait sens.
Attention tout de même à ce qu'une personne ne porte pas à la fois une voix militante et la représentation du Jardin (peut nuire aux actions du JdC)
Créer des récits alternatifs. Ex.
Tera,
constitue une alternative crédible et structurée dont pourrait s'emparer les pouvoirs publics :check:
A lire aussi :
étude de l'institut de la caisse des dépots sur les communs et les luttes locales
:check:
« La terre fournit suffisamment pour satisfaire les besoins de tous, mais pas l'avidité de chacun » Gandhi. :star:
Observation du basculement entre agriculture de subsistance et agriculture industrielle (ex. en Inde)
La terre est abondante pour peu qu'on ne force pas ses équilibres.
Il faut partir des besoins (et non des désirs sans limites)
Nous sommes ici pour promouvoir une économie fondée sur l'éthique et la sobriété.
La vie (dont la fonction végétale) se joue à quelques degrés près
Constats partagés : violence des événements climatiques, explosion des ravageurs, adaptation nécessaire très coûteuse
SOLUTIONS D'ADAPTATION :check:
Chaleur
: voiles d’ombrage sur cultures ciblées, filets à insectes, blanchiment, systèmes d’irrigation efficace et automatisés, etc.
Sécheresse
: modifications dans les dates de plantation, planches permanentes, paillage, plantations d’arbres et de haies…
Excès d’eau
: buttes, engrais verts, paillage…
A lire d'ici mi avril : recueil Cocagne des pratiques d'adaptation au changement climatique. :check:
Résultats de l'expérimentation BLO
:check:
TRAJECTOIRE ÉCONOMIQUE
Nous sommes des terrestres (cf. Bruno Latour : :star:). Nous inventons le développement durable les pieds crottés.
Les Jardins de Cocagne sont bien souvent des intégrateurs
Lié à la multifonctionnalité des Jardins
Vers un dépassement collectif : en rejet du principe de concurrence et du culture de la performance
La coopération est nécessaire : pour innover, partager les risques, passer à l'échelle, penser la complexité.
Comment ? ne pas sous-estimer l'effort, associer les équipes, prévoir les espaces de dialogues, partager la valeur (gouvernance), dépasser le sectoriel pour penser systémique.
Réciprocité (plus qu'équité absolue) & réflexivité : rendre visible là où les entraides peuvent être structurantes et soutenantes
Recherche de personnes ressources, alliés au sein des institutions qui "coupent les circuits traditionnels" ou même dans le monde économique.
Attention, la coopération, ce n'est pas la coordination : il faut prendre en compte des enjeux de l’autre pour faire mieux
Nécessité de sortir du carcan évaluatif
Co-construire des indicateurs cohérents à la réalité territoriale :check:
Replacer le projet d'insertion dans le dialogue de gestion et repartir du contexte :check:
Entretenir le lien avec les institutions (visites, copil...), valoriser les récits :check:
Faire intervenir des tiers alliés (mairie...) pour marquer l'impact /légitimité du Jardin sur son territoire. :check:
Partir des objectifs communs > intérêt de la coopération :check:
ALIMENTATION
Notre société est pétrie de contradictions
:!: Croissance de l'aide alimentaire dans un royaume d'abondance
:!: Culture du fast food alors que nous célébrons "top chef"
La comensalité autour de la table peut représenter un lieu de délibération.
Cuisines nourricières
:check:
Nous fabriquons des territoires de ressources et de protection
Territoires à VivreS
:check:
Places à VivreS
:check:
Comment changer d'échelle ?
cf. TerrAsol
cf. terrasol-solidarites.org
:check:
Caisses communes alimentaires, SSA > horizon politique.
Démonstrateurs territoriaux
Reconnaissance rendue possible car on a coopéré avec les collectivités, la société civile, le monde économique et les chercheurs.
Doit influer les politiques publiques
Plan d'actions avec une vision systémique.
Utilisation de monnaies locales / systèmes d'échanges locaux
:question: Faut-il vraiment changer d'échelle ?
Attention à la bonne échelle pour la gouvernance.
Il faut donner de la valeur au présent. Ce que l'on fait change vraiment la vie des gens
Au delà de l'horizon politique du changement d'échelle, nous on est dans le concret (complémentaire) > on apprend ensemble, on délibère, on fait ensemble et ça aura des effet sur ma vie et sur tout un tas de choses.
Alliance entre producteurs et consommateurs
Participation active des habitants
La coopération ce n'est pas facile.
Enjeu à faire travailler ensemble des personnes qui ont des intérêts, des approches différentes. Possible quand on est le concret.
Place des collectivités et des assos.
Terres d'accueil - Ex.
Notre Dame de L'Osier
: village rural avec, en son cœur, un Jardin de Cocagne qui l'a fait revivre
:check:
Réapparition des commerces, création de logements...
Après une opposition violente au moment du montage du projet, mobilisation de la population pour intégrer les réfugiés > interconnaissance, richesse, découverte d'histoires de vie poignantes.
Attention à inviter toutes les populations et opinions au sein d’événements festifs
Contrat rural avec l'Etat :check:
Travail a une valeur sociale importante : insertion des réfugiés par le travail > augmente l'acceptabilité.
"La conquête du pain" Kropotkine :star: "On ne peut pas faire de révolution, ni même démocratie si on a faim"
Importance de la cantine populaire qui structurait les grands rassemblements.
MISSION SOCIALE
La nature est notre havre, le point de passage de la relation retrouvée
Remise en vie des gens abimés
"Au Jardin, je me désherbe, sans produits chimiques" "Ici on voit les gens éclore, les consciences et les esprits s'élargissent, fleurissent"...
cf. Nouvelle de Fabrice Capizzano
:star:
Effet thérapeutique du Jardin (
cf. binettes contre anxiolytiques
)
Travailler avec la nature comme levier de reconstruction
L'IAE arpente les transitions
Le travail , c'est ce par quoi la société se construit et se remanie
Travailler, c'est se mettre en quête d'une solution > ça transforme, ça nous décale, ça nous affecte dans notre corps.
Habiletés profanes (ex. l'éleveur devient sensible à ses animaux) : acquiert des savoirs dans la confrontation au réél.
"Le monde du travail doit honorer la vie" Christophe Dejours :star:
Trouver des modes d'organisation alternatifs où le travail redevient le lieu de construction du vivre ensemble et non le lieu de la destruction de la santé, notamment de la santé mentale.
Coopération : notre travail engage toujours les autres
Reconnaissance : si important pour notre santé mentale
Ne pas sacrifier certains critères au profit d'autres
Mise en œuvre d'activités délibératives
Le travail ne doit pas se penser à l'opposé de la nature
Utopies réelles
des Jardins de Cocagne, incarnation de la nouvelle résistance.
Fonder l'insertion sur le travailler et non l'emploi
Mettre à distance la logique gestionnaire.
Réflexion sur les mots employés (ne pas parler de N+1, de ressources humaines...)
Pour que des changements sociétaux rendus nécessaires par la crise écologique soient menés, ils doivent traiter des questions de précarité économique et sociale.
"C'est parce qu'on accueille des gens cabossés par le système que nous sommes obligés de penser le travail en même temps que la transition." JdC de la Voie Romaine :star:
Il faut prendre en charge la santé mentale dans et par le travail – condition sine qua non pour reprendre place dans un emploi de manière pérenne et stable mais aussi pour reconstruire les lieux sociaux de solidarité nécessaires à tous.
Donner la possibilité aux salariés en parcours de prendre une place dans la délibération afin de reconstruire les conditions subjectives et intersubjectives de l’engagement dans les dynamiques démocratiques.
Restaurer la capacité de ces derniers à se sentir engagés, responsables à l’égard de l’autre
Développer des habiletés de soin.
Coopération horizontale
: importance du collectif des salariés en parcours.
Coopération verticale
: les permanents doivent penser des dispositifs de concorde : ne pas nier les difficultés, déployer le souci de l'autre, valoriser les effets indéniables du vivre ensemble.
Légitimité accordée aux savoirs techniques et pratiques des salariés en parcours
Le travail auprès de la nature réclame de la coopération
les salariés en parcours sont mis au travail sur eux-mêmes, jusqu’à devoir construire et développer des habiletés de soin (envers la nature, envers les autres collègues et bénéficiaires, envers eux-mêmes).
Pour les Jardins de Cocagne : la transition écologique n’est ni le prétexte, ni un « supplément » à l’activité d’insertion mais bien son fondement.
Exige de tenir ensemble les enjeux écologiques et les enjeux de santé mentale au travail.
La crise écologique percute le champ des solidarités
Qui mieux que les travailleurs sociaux pour lutter contre les inégalités y compris écologiques ?
Cf.
chaire de la FAS sur la Transition Ecologique et l'évolution du Travail Social
Le travail « géosocial », (Bruno Latour :star:) = un travail soucieux de prendre soin des personnes dans leurs multiples attachements à des milieux de vie concrets, faits d’humains et de non-humains.
ART, CULTURE & PEDAGOGIE :
Cultiver la terre ce n’est pas juste un business mais un moyen d’honorer la relation sacrée entre la terre et la vie. C’est de la poésie en action.
Les actions culturelles proposées au sein des Jardins sont évidemment traversées par la spécificité du lieu qui les accueille, étroitement lié au vivant.
L'éducation populaire est notre outil
Comment on définit l'éducation versus la transformation ?
Capacité d'agir
La création de jardins potagers est également une activité riche pour se reconnecter au vivant par le FAIRE.
Les Jardins de Cocagne sont des espaces extérieurs écologiques idéaux pour accueillir des activités pédagogiques au contact de la nature.
Quid de l'intégration des Jardins à des réseaux d'éducation à la nature ?
Alliances autour de projets notamment avec les CPIE :check:
Rôle de la culture et des des artistes pour restructurer ou destructurer l'espace public tel qu'il a été pensé
Les actions culturelles, et ce qu'elles provoquent en termes d'émotions et de travail sur les sens, influencent notre perception et notre interaction avec le monde naturel.
Il n’y a pas une seule culture légitime, la culture signifie le droit de participer à la vie culturelle du territoire et le droit de vivre ses propres cultures. >> Émancipation
Impacte le modèle du Jardin
L'organisation d'événements permet de dynamiser la base bénévole.
Idem, permet de penser autrement le rôle des salariés en parcours
Ancrage territorial et visibilité
Mobilisation du réseau d'adhérents
Inscription du Jardin dans le tissu culturel ou éducatif local.
Les projets artistiques sont des espaces de révélation pour les salariés en parcours.
:red_flag:
POPULISME
:warning: Conditions sociales dégradées jusqu'à l'insupportable
Normalement, le travail, même s'il abime, donne droit à des compensations (conditions de vie décentes, air sain, eau potable, alimentation nourricière, accès aux soins...)
:warning: Absence de vision / de trajectoire / de projet
:warning: Déconnexion des élites / Corruption d'en haut
Propos de plus en plus outranciers chez les jeunes, notamment en lycées agricoles et en Maisons Familiales Rurales
:red_flag:
PRÉDATION CONSUMERISTE
:warning: Nature objetisée
:warning: Produits ultra-transformés
:red_flag:
PRÉDATION EXTRACTIVISTE
:warning: L'avidité crée l'injustice, la pauvreté et la destruction du vivant
:warning: Institutionnalisation d'une science "experte" agronome qui méprise les paysans qui sont complexés et "guidés" dans leur travail
:warning: La demande (contractualisation avec des entrepreneurs) modifie les pratiques agricoles
:warning: Conflits d'usage
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DESENGAMENT DE LA PUISSANCE PUBLIQUE
:warning: Déferlante gestionnaire / New Public Management
:warning: L’État voit parfois l'IAE comme un fournisseur de main d’œuvre.