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Léonard de Vinci — L’Homme de Vitruve - Coggle Diagram
Léonard de Vinci — L’Homme de Vitruve
Description du corps
Homme nu, debout, vu de face.
Deux positions superposées :
Bras horizontaux et jambes serrées → corps inscrit dans un carré.
Bras levés obliquement et jambes écartées → corps inscrit dans un cercle.
Corps adulte, proportionné, musculature discrète mais précise : torse structuré, articulations lisibles, visage sérieux tourné frontalement.
Autour et sur le corps, Léonard trace des lignes et inscrit des notes explicatives sur les rapports de proportion (tête/corps, main/corps, etc.).
Corps comme mesure et proportion
Léonard illustre les proportions décrites par Vitruve :
La tête ≈ 1/8 de la hauteur.
Le pied ≈ 1/6.
L’avant-bras ≈ 1/4.
La hauteur totale = 4 coudées, etc.
Le nombril est pris comme centre du cercle, l’envergure des bras égale la hauteur du corps : le corps devient un système de rapports mathématiques.
Le corps n’est plus seulement un sujet à représenter, mais un instrument de mesure de l’harmonie.
Corps et géométrie (cercle / carré)
Le carré (bras horizontaux, pieds joints) inscrit l’homme dans un espace rationnel, stable, orthogonal.
Le cercle (bras levés, jambes écartées) l’inscrit dans une figure parfaite, sans début ni fin, souvent associée au cosmos, au divin.
Le même corps, par changement de posture, devient le pont entre ces deux figures :
Corps = médiation entre monde humain (carré) et monde cosmique (cercle).
À retenir :
Corps = centre et médiateur entre géométrie terrestre et géométrie céleste.
Corps, science et humanisme
Léonard étudie le corps par dissections et croquis anatomiques : l’Homme de Vitruve synthétise cet intérêt scientifique.
Le corps humain est considéré comme un « petit monde », microcosme qui reflète l’ordre du macrocosme.
L’œuvre incarne l’idéologie humaniste de la Renaissance :
Le corps humain, bien proportionné, devient modèle pour l’architecture (Vitruve compare déjà corps et temple).