D'une manière générale nul ne peut succomber à ses passions, qu'elle prenne la forme de l'énervement, de l'exaspération, de la colère, de la haine, de la fureur, de la vengeance exetera. Il serait inadmissible de se laisser porter par ses passions et de soutenir ensuite qu'elles ont constitué dans son chef une force irrésistible à laquelle on a pu résister. La volonté de dominer les passions, la peine ayant précisément pour but de fortifier, par la crainte de la sanction, la volonté contre l'entraînement des sentiments. L'homme doit se dominer
Il s'en déduit que la seule constatation que l'auteur a, dans une certaine mesure, agit par réaction instinctive n'oblige pas le juge à admettre qu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a plus résisté.
La crainte révérencielle en verre en ascendant ou un supérieur hiérarchique ne suffit pas davantage à caractériser la force irrésistible
La Cour de cassation a dit pour droit que le lien de subordination envers un supérieur ou un employeur n'est pas une circonstance qui priverait nécessairement le subalterne de ses capacités volitives, de son libre arbitre