Please enable JavaScript.
Coggle requires JavaScript to display documents.
Anti-épileptiques ou anticonvulsivants - Coggle Diagram
Anti-épileptiques
ou anticonvulsivants
Modalités du TTT
Monothérapie en 1ère intention
bi- voire tri-thérapie possible
avec diminution des doses de chacun, pour réduire les EI
Suivi thérapeutique pharmacologique (STP)
par dosage des concentrations sanguines
TTT prophylactique donc pas de mesure de l'efficacité possible
toxicité possible
variabilité pharmacocinétique
interactions médicamenteuses
zone thérapeutique individualisée
30% des épileptiques sont réfractaires au TTT
pseudorésistance
inobservance
inadéquation entre l'antiépileptique et la forme d'épilepsie (ex : phénytoïne pour absences)
dose insuffisante
interaction médicamenteuse
vraie pharmacorésistance (20%)
si nombreuses crises avant TTT, si syndromes épileptiques avec lésions cérébrales, si anomalie des circuits neuronaux
Indications
Autres indications
Douleurs neuropathiques
carbamazépine (névralgie du trijumeau)
phénoytoïne (névralgies faciales)
prégalabine, gabapentine (névralgies post-zostériennes)
lévétiracétam
Psychose maniaco-dépressive
carbamazépine, acide valproïque, lamotrigine
Anxiété
benzo
Objectifs et cibles
Prévenir les décharges anormales sans affecter la transmission
Inhibition des décharges excessives par :
augmentation de l'action du GABA (acide aminé inhibiteur)
inhibition des canaux sodiques (excitateurs)
inhibition des canaux calcium (excitateurs)
inhibition des récepteurs aux acides aminés excitateurs (glutamate)
Nouveaux antiépileptiques
2ème génération, depuis 1990
Modes d'action
Augmentation de l'action du GABA (acide aminé inhibiteur)
Inhibition de transporteurs spécifiques du GABA
ex : tiagabine, stiripentol
Inhibition de la recapture du GABA par les cellules gliales (principales voie de dégradation du GABA)
Augmentation de la synthèse du GABA et libération dans la synapse
ex : gabapentine, prégabaline
mais activité inhibitrice des canaux calciques supérieure à l'activité GABA
Action indirecte sur le récepteur GABA par
baisse du catabolisme du GABA par inhibition de la GABA-transaminase
=> augmentation de la concentration intra-cérébrale de GABA
ex : vigabatrin, stiripentol
Inhibition des canaux sodiques (excitateurs)
inhibition de la propagation du potentiel d'action par blocage des canaux sodiques voltage-dépendants
inhibition de l'hyperactivité sans blocage de l'activité basale
= mécanisme d'action commun des antiépileptiques les plus utilisés
ex : lamotrigine
inhibition des canaux calciques (excitateurs)
diminution de l'entrée de Ca2+
ex : gabapentine, prégabaline
Autres cibles
récepteurs aux acides aminés excitateurs (glutamate)
Inhibition des récepteurs NMDA
ex : felbamate
Inhibition des récepteur AMPA
ex : topiramate, perampanel
Pharmacologie
Faible affinité enzymatique
pas ou peu de fixation aux protéines plasmatiques
=> moindre variabilité et moindre risque d'interactions
EI
Tolérance variable, légèrement améliorée
Lévétiracétam
problème de tolérance cognitive (somnolence, asthénie, étourdissement) 10%
Tiagabine
idem + risque d'encéphalopathie toxique
Viagbatrin
anomalie du champ visuel chez 1/3 des patients
Lamotrigine
effet cutané grave type syndrome de Lyell
Tératogénicité
Lamotrigine, topiramate
Spécialités
lamotrigine (Lamictal)
vigabatrin (Sabril)
felbamate
gabapentine (Neurontin)
tiagabine (Gabitril)
lévétiracétam (Keppra)
topiramate (Epitomax)
prégabaline (Lyrica)
oxcarbazépine (Trileptal)
zonisamide (Zonégran)
eslicarbazépine
stiripentol (Diacomit)
lacosamide (Vimprat)
brivaracétam
pérampanel
Anciens antiépileptiques (avant 1990)
Modes d'actions
Augmentation de l'action du GABA (acide aminé inhibiteur)
Action directe sur le récepteur GABA
ex : phénobarbital, benzodiazépines antépileptiques (clobazam, clonazépam et diazépam)
Inhibition des canaux sodiques (excitateurs)
inhibition de la propagation du potentiel d'action par blocage des canaux sodiques voltage-dépendants
inhibition de l'hyperactivité sans blocage de l'activité basale
= mécanisme d'action commun des antiépileptiques les plus utilisés
ex : carbamazépine, phénytoïne
inhibition des canaux calciques (excitateurs)
diminution de l'entrée de Ca2+
ex : ethosuximide
Pharmacologie
Forte variabilité inter-individuelle pharmacocinétique
liée à une élimination par métabolisme intense et variable
Relation dose-concentration souvent non linéaire
Fort risque d'interaction médicamenteuse
Par un effet des antiépileptiques sur le métabolisme des autres médicaments
mécanisme d'induction enzymatique
=> perte d'efficacité des contraceptifs oraux, AVK, etc.
Par un effet des autres médicaments sur le métabolisme des antiépileptiques
mécanisme d'inhibition enzymatique par le jus de pamplemousse, certains macrolides, l'érythromycine, etc.
Par déplacement de leurs sites de fixation aux protéines plasmatiques, surtout albumine (90%)
=> interactions entre antiépileptiques et avec les salicylés et les AVK
Phénytoïne
nombreuses incomptabilités médicamenteuse
EI
conséquences majorées sur une utilisation au long cours
Très fréquents
troubles nerveux
somnolence, vertige, ataxie, céphalées
déficit cognitif (surtout enfants et sujets âgés)
Assez fréquents
allergies, rash cutané
troubles hématologiques
hépatoxicité (rare mais grave)
Tératogénicité de l'acide valproïque
2 à 4 fois plus de malformations, mineures ou majeures
idem phénytoïne, carbamazépine
Spécialités
phénobarbital (Alepsal, Gardénal, Aparoxal)
phénytoïne (Di-Hydan)
carbamazépine (Tégrétol)
acide valproïque, ou valproate de sodium (Dépakine, Dépakine chrono, Micropakine)
ethosuximide (Zarontin)
benzodiazépines :
diazépam (Valium)
clobazam (Urbanyl)
clonazépam (Rivotril)