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En politique internationale, qu'est-ce qui génère les plus grands…
En politique internationale, qu'est-ce qui génère les plus grands risques: un état qui a peur ou un etat en colère?
Peur
Dilemme de sécurité: les dangers d'un manque des armements, par ex. dans la guerre nucleaire
Risque: guerre par malentendu, par escalade involontaire, pas par volonté de conquête
C'est comme une spirale: pour se rassurer, un état augmente ses armements - > l'autre a peur - > réarme - > course aux armements. Exemple: guerre froide :star:
Selon Thucydide, Un État qui a peur voit l’autre comme une menace potentielle. Même sans attaque réelle, il peut agir préventivement pour se protéger, ce qui augmente les risques de conflit. :star:
Peur comme l'un des trois causes de la guerre ('fear, honor, interest').
La peur favorise un régime sécuritaire centré sur la protection et la survie. Les États privilégient alors la force, la dissuasion et la méfiance plutôt que la coopération.
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Selon Hassner, la peur alimente la méfiance entre les États et affaiblit les institutions internationales, ce qui rend le système mondial plus instable. :star:
On peut dire que peur se traduit en stratégies durables (doctrines, alliances, etc).
La peur peut rendre un état paranoïaque, enfermé dans une logique de menace.
Un état qui a peur surinterprète les intentions de l'autre (tout devient menace). Peut déclencher des guerres préventives: on frappe 'avant qu'il ne soit trop tard'. Le peur justifie des politiques très agressives tout en restant présentées comme “purement défensives” en utilisant la propagande
Exemple: doctrine Bush. (Guerre préemptive après le 11 septembre, peur d'un prochain 9/11 + armes de destruction massive = invasion de l'Irak.:star:
Guerre préventive : un État qui a peur d’être attaqué plus tard peut choisir d’attaquer avant (logique “il faut frapper tant qu’on est encore fort”)
Colère
Sloterdijk: banque des colères. Les humiliations et frustrations sont accumulées - > un leader donne une forme politique à cette énergie.
Exemple: la guerre en Ukraine (Russie était en colère et a devenu obsédé par l'honneur et la vengeance) - > c'est dangereuse pour Ukraine comme un pays faible économiquement et militairement :star:
Un état (Russie, dans ce cas) peut devenir obsédé par l'honneur et la vengeance. Peut privilégier l'option militaire même si ellle est irationnelle économiquement (Russie en Ukraine: économie fragile, mais guerre pour le statut et le prestige)
Jean Delumeau : La peur est une technologie de contrôle. Une population contrôlée contrairement à une population en colère ne formente pas de révolutions.
La colère collective est facilement transformée en haine de l'ennemi. Déshumanisation peut conduire aux crimes de masse
Exemple: le nazisme. :star: L'énnemi se présente comme l'avant-garde, l'élite éclairée (role du parti: donner une direction à la masse en colère)
Aujourd'hui: ingénierie émotionnelle: populismes, médias partisans, réseaux sociaux - > jouent sur indignation, rage, humiliation. L'objectif est créer une polarisation effective.
Exemple: le génocide au Rwanda. (La radio a joué un rôle majeur dans la radicalisation progressive, la déshumanisation des Tutsis, la montée de la haine :star: Il est probablement plus facile de répandre la colère parce qu'on est plus receptif à la.
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Les deux
Ce ne sont pas la peur ou la colère qui sont les plus dangereuses, mais leur combinaison. Quand un état à la fois a peur et se sent enragé, c'est une très grand risque.
La peur pousse à voir des menaces partout, mais la colère rend ces peurs explosives. Une combinaison des guerres préventives et déshumanisation de population. Exemple: États-Unis en Irak. :star: Peur a élargit la définition de menace au maximum, et colère a poussé a choisir l'option la plus violente et spectaculaire
Résultat: une guerre déclenchée sur des hypothèses exagérées, avec: des coûts humains énormes, la déstabilisation régionale et une perte de crédibilite internationale des états-unis.