Le principe de « flexibilité » a progressivement contaminé tout le monde du travail. Avec la « gestion flexible de l’emploi », les [contrats de travail] atypiques sont devenus de plus en plus fréquents ; le phénomène a atteint son point extrême avec la création du statut des [micro‑entrepreneurs], qui sont en définitive, très souvent, dépendants d’un donneur d’ordre débarrassé du droit du travail. On demande également aux [salariés] de se plier aux exigences de la flexibilité : ils sont invités à suivre les entreprises qui se déplacent ou à être capables de changer d’entreprise. Au niveau de l’organisation du travail, la logique du « flux tendu » fait en sorte que les travailleurs doivent se plier aux imprévus imposés par les [clients] à satisfaire ou aux injonctions de dernière minute de leurs [supérieurs hiérarchiques] Même les [horaires] sont de plus en plus atypiques – qu’il s’agisse de l’emploi du temps émietté des caissières, ou bien des cadres emportant chez eux leur ordinateur pour continuer de travailler le week-end.