Droit de se retirer :
Si l’arrêté du 15 mars 2001, n’accorde pas le droit de retrait aux sapeurs-pompiers en toutes circonstances, il précise toutefois que lorsque les agents ne peuvent se prévaloir du droit de retrait, ils exercent leurs missions dans le cadre des dispositions des règlements et instructions qui ont pour objet d’assurer leur protection et leur sécurité (Article 3). Cette précision est importante car elle reconnaît aux sapeurs-pompiers, le cas échéant, le droit de se retirer face à une situation qui menace gravement et immédiatement leur sécurité. Un risque d’effondrement, une menace d’éboulement ou toute autre situation susceptible de porter atteinte à la vie des sauveteurs légitiment leur retrait, nonobstant les manœuvres en cours d’exécution et la suite des opérations. Le retrait est également permis lorsque les secours font l’objet de menaces ou d’agressions, notamment dans le contexte de la violence urbaine qui frappe désormais les services d’incendie