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Image : Figuration et abstraction - Coggle Diagram
Image : Figuration et abstraction
Figuration : Comment l'image raconte ?
Par ALLEGORIE
Nicolas Poussin
–
Et in Arcadia ego
(vers 1637–1638)
(( attention deux versions existantes))
:red_flag:
Allégorie de la mort au cœur de la beauté : les bergers découvrent une tombe en Arcadie, pays idyllique.
:red_flag:
Le récit est méditatif, non linéaire : il se déploie dans la tension entre vie et mort, réel et idéal.
William Blake
–
The Ancient of Days
(1794) :check:
red_flag: Allégorie du Dieu créateur, du contrôle et de la raison, mais aussi critique spirituelle.
:red_flag:
Récit cosmique condensé dans un seul geste.
Oeuvre à portée METAPHORIQUE
René Magritte
–
La condition humaine
(1933)
:red_flag:La toile dans la toile : métaphore de la vision et du regard qui reconstruit le monde.
:red_flag: L’image « raconte » la tension entre réalité et représentation.
Giorgio de Chirico
–
L’énigme de l’heure (
1911)
:red_flag: Métaphore du temps suspendu, de l’attente.
:red_flag:Le récit est psychologique et intérieur : l’espace architectural devient état d’âme.
Jeff Wall
–
A Sudden Gust of Wind (
after Hokusai) (1993)
:red_flag: métaphore du passage du temps, du hasard et de la mémoire visuelle.
Oeuvre à porte SYMBOLIQUE
Jan van Eyck
–
Les Époux Arnolfini (1434)
: redFoisonnement de symboles codés (le chien = fidélité, la chandelle = présence divine, le miroir = regard et mémoire).
:red_flag: Le récit du mariage est crypté dans le langage symbolique.
Gustav Klimt
–
La Mort et la Vie
(1915)
:red_flag: Symbolisme de la finitude et de la continuité de la vie : la composition oppose mort et humanité dans un même champ visuel.
Christian Boltanski
–
Personnes
(2010)
:red_flag: allégorie de la mémoire collective et de la mort.
Figuration : Image qui dialogue avec l'ecrit ou l'oral.
Texte intégré à l'image
René Magritte
–
La trahison des images
(1929)
:red_flag: Ceci n’est pas une pipe » : tension entre lecture et vision, entre signe linguistique et signe visuel.
:red_flag:→ L’image raconte la distance entre les mots et les choses.
Joseph Kosuth
–
One and Three Chairs
(1965)
:red_flag:→ Trois versions d’un même objet : la chaise réelle, sa photo, et la définition du mot.
:red_flag: → L’œuvre met en scène la construction du sens entre image, mot et concept.
L’image comme prolongement du récit écrit
William Blake – Songs of Innocence and Experience (1794)
William Blake
–
Songs of Innocence and Experience
(1794)
:red_flag:→ L’artiste-poète grave et écrit ses textes : image et écriture fusionnent dans un même support narratif
.
L’image en dialogue avec l’oralité
Joseph Beuys
–
I Like America and America Likes Me
(1974)
:red_flag:→ L’image (photo, vidéo) documente une action : elle se construit à partir de la parole et du mythe que Beuys tisse autour.
Orlan
– Le baiser de l’artiste (1977)
:red_flag:→ L’image et le corps deviennent lieu du discours, entre provocation et réflexion sur la féminité et la marchandisation.
L’image comme question du langage
Cy Twombly
(années 1950–2000)
:red_flag:→ Écriture gestuelle, fragmentaire, poétique ; les mots deviennent matière picturale.
→ Dialogue intime entre graphie et peinture.
Jean-Michel Basquiat
:red_flag:→ Intègre mots, graffiti, slogans : énergie orale et écrite fusionnée dans la peinture.
:red_flag:→ L’image parle, crie, revendiqu
e.
Figuration et construction de l’image :
Espaces propres à l’image figurative
Le format comme composition narrative ou symbolique
Giotto
–
Fresques de la chapelle Scrovegni
(1304–1306)→ :red_flag: Chaque cadre rectangulaire délimite un épisode : le format organise la lecture du récit.
Leonardo da Vinci
–
La Cène (
1498)
:red_flag:→ Format panoramique, horizontal : le format spatialise la narration en un seul plan.
Caspar David Friedrich –*
Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages (*1818)
Format monumental ou fragmentaire : → Enjeu : le format n’est pas neutre — il détermine le type d’espace et de récit qu’une image propose.
Barnett Newman –
Vir Heroicus Sublimis (
1950–51)
:red_flag:→ Très grand format : le spectateur n’est plus face à l’image, mais dans l’image.
L’espace déterminé par les appareils de prise de vue : cadrage, optique, dispositif
Alfred Hitchcock
–
Fenêtre sur cour
(1954)
:red_flag:→ L’espace diégétique est déterminé par le champ visuel du protagoniste et de la caméra.
→ Enjeu : l’appareil photographique ou cinématographique crée un espace perceptif et temporel propre, différent du regard naturel.
Michael Snow
–
Wavelength (1967)
:red_flag:
→ Film en un seul zoom : l’espace est produit par le dispositif optique lui-même.
Nicéphore Niépc
e –
Point de vue du Gras
(1826) → Premier espace photographique : image construite par un appareil, cadrée par la chambre.
Dialogues de l’image avec le support, l’écrit, l’oral
Tradition de la fresque et du polyptyque : l’espace narratif dans l’architecture sacrée
Giotto
– Chapelle Scrovegni (Padoue, 1304–1306)
:red_flag:Ensemble de fresques racontant la vie de la Vierge et du Christ.
:red_flag:L’architecture sert de cadre narratif : chaque travée correspond à une séquence.
:red_flag:Le spectateur parcourt l’espace comme un livre d’images.
:red_flag:Enjeu : la narration figurée épouse la structure spatiale du lieu de culte.
Piero della Francesca
–
Légende de la Vraie Croi
x, San Francesco, Arezzo, 1452–1466.
:red_flag: Cycle de fresques inscrites dans une chapelle.
:red_flag:Narration en registres superposés, organisée par le rythme architectural.
:red_flag:Enjeu : l’espace bâti structure le temps du récit biblique.
De la Renaissance à la modernité – le mur comme scène narrative
Diego Rivera
–
Fresques du Palais National de Mexico,
1929–1935
:red_flag: Reprise du modèle mural monumental pour raconter l’histoire du peuple mexicain.
:red_flag: L’architecture publique devient support d’un récit collectif et idéologique.
:red_flag: Enjeu : le mur comme support d’une narration sociale et politique.
Henri Matisse
–
Chapelle du Rosaire,
Vence, 1947–1951 :red_flag:Dialogue total entre peinture, vitrail et architecture. :red_flag:L’espace architectural devient image. :red_flag: Enjeu : dépassement du tableau, œuvre-environnement spirituel.
XXe siècle – du mur peint à l’installation immersive
Marc Chagall
–
Plafond de l’Opéra Garnier,
1964 :red_flag: L’image figurative s’inscrit dans un espace symbolique dédié à la musique. :red_flag:Le récit visuel accompagne la fonction du lieu. :red_flag:Enjeu : la narration devient décor et atmosphère.
Époque contemporaine – installation et dispositif spatial
Bill Viola
–
Five Angels for the Millennium,
2001 :red_flag:idéos projetées dans un espace sombre.
→ La narration se vit comme expérience sensorielle et spirituelle. :red_flag: Enjeu : immersion, lenteur, transformation du temps en espace.
Krzysztof Wodiczko
–
Projections monumentales,
1988–2000 :red_flag: Visages et témoignages projetés sur des monuments.
→ L’architecture devient support et acteur du récit social. :red_flag:Enjeu : l’espace urbain devient lieu de mémoire et de parole.
Dispositifs multimédias et numériques – la narration figurée dans l’espace technologique
Nam June Paik
–
Electronic Superhighway
, 1995 :red_flag:nstallation de néons et moniteurs formant la carte des États-Unis.
→ L’architecture du mur devient réseau narratif lumineux. :red_flag: Enjeu : le récit fragmenté et collectif de la société médiatique.
TeamLab
–
Borderless,
Tokyo, 2018
red_flag: Projections interactives, mouvement des images sur murs et sol.
:red_flag:→ Le spectateur entre littéralement dans l’image figurative.
:red_flag:Enjeu : la fresque devient flux dynamique et environnement total.
Refik Anadol
–
Machine Hallucinations
, :red_flag Données visuelles transformées en projections monumentales.
:red_flag::→ L’espace architectural se mue en organisme narratif digital.
:red_flag:: Enjeu : la narration figurée devient data visuelle, spatialisée et en mouvement.
L’espace contenu par l’image elle-même : champs, cadres, hors-champs
L’espace structuré par le cadrage et la composition
Diego Velázquez
–
Les Ménines
(1656)
:red_flag:→ L’espace de l’image se réfléchit lui-même (miroir, regard du spectateur).
:red_flag:→ L’image contient son propre hors-champ (le roi et la reine).
L’espace multiple et ambigu
Giorgio de Chirico
–
La mélancolie d’un après-midi
(1913)
:red_flag: → Espace perspectif faussé, fiction de l’espace.
Dialogues entre narration figurée, temps, mouvement et lieux
Temps et mouvement suggérés dans l’image fixe – de la séquence à la condensation narrative
Giotto
–
Chapelle Scrovegni, Padoue
, 1304–1306 :red_flag:Les fresques racontent la vie de la Vierge et du Christ.
→ Le temps est suggéré par la succession d’épisodes sur les mur
:red_flag:→ Enjeu : narration séquentielle et spatiale.
Claude Monet
–
Les Nymphéas
(1897–1927) :red_flag:→ Peinture immersive et continue.
→ Temps de la lumière, des saisons, du regard.
:red_flag: → Enjeu : le mouvement du spectateur prolonge la durée picturale.
. Le mouvement réel représenté ou décomposé – du geste à la séquence
Eadweard Muybridge
–
The Horse in Motion,
1878 :red_flag:Décomposition du mouvement animal par la photographie séquentielle.
→ Enjeu : la narration figurative devient temporelle et analytique.
Étienne-Jules Marey
– Études chronophotographiques, 1880–1890 :red_flag:Temps et mouvement inscrits dans une seule image.
→ Enjeu : la figuration devient empreinte du temps réel.
Marcel Duchamp
–
Nu descendant un escalier n°2
, 1912 :red_flag: Superposition de formes pour figurer la décomposition du geste.
→ Enjeu : le mouvement devient langage plastique.
Futuristes italiens –
Balla, Boccioni
(1912–1914) :red_flag: Recherche d’un espace-temps dynamique dans la peinture et la sculpture.
→ Enjeu : la figuration absorbe la vitesse et la modernité.
Francis Bacon
–
Figures en mouvement
(1978) :red_flag: Corps déformés, mouvement interne à la matière picturale.
→ Enjeu : temps psychique, tension du geste.
Temps et mouvement de la présentation – film, vidéo, image animée
Dziga Vertov
–
L’Homme à la caméra
, 1929 :red_flag: Montage comme principe narratif et rythmique.
→ Enjeu : la figuration devient expérience du temps réel urbain.
Chris Marker –*
La Jetée,* 1962
:red_flag:Film composé d’images fixes et d’une seule image animée.
→ Enjeu : le récit du temps et de la mémoire à partir de la fixité
.
Douglas Gordon
–
24 Hour Psycho,
1993 :red_flag:Film de Hitchcock ralenti sur 24 heures.
→ Enjeu : dilatation du temps, expérience perceptive de la durée.
Christian Marclay
–
The Clock
, 2010 :red_flag:Montage de 24 heures d’extraits de films correspondant à chaque minute réelle.
→ Enjeu : correspondance entre temps du film, temps réel et temps du spectateur.
Temps et mouvement de la réception – le spectateur en déplacement
Claude Monet –
Les Nymphéas,
Orangerie, 1927 :red_flag: L’espace circulaire engage le déplacement du spectateur.
→ Enjeu : la narration picturale se vit dans le mouvement du regard.
Dan Graham
–
Present Continuous Past(s),
1974 :red_flag:Installation miroir et vidéo à décalage temporel.
→ Le spectateur voit son image différée dans le temps.
:red_flag: Enjeu : le lieu et la perception deviennent récit.
James Turrell
–
Skyspaces
(années 1980–2020)
Espaces lumineux où le ciel est cadré comme image vivante.
→ Enjeu : expérience de la lumière et du temps réel.
Annette Messager
–
Les Messagers,
2000 :red_flag:Installation à parcourir : fragments, images suspendues, sons.
→ Enjeu : le déplacement du spectateur construit la narration.
Temps de l’éphémère – œuvres temporaires, disparition, mémoire
Christo et Jeanne-Claude
–
Le Pont-Neuf empaqueté (1985), The Gates (2005)
:red_flag:Œuvres monumentales mais éphémères, inscrites dans l’espace urbain.
→ Enjeu : la durée limitée devient sens de l’œuvre.
Andy Goldsworthy
–
Sculptures de glace, feuilles ou pierres
(1980–2000) :red_flag: L’œuvre disparaît, mais sa trace photographique demeure.
→ Enjeu : temps naturel et processus de transformation.L’œuvre disparaît, mais sa trace photographique demeure.
Passages à la non-figuration : Systèmes plastiques non figuratifs : couleur, outil, trace, rythme, signe
Les origines du passage à la non-figuration – vers une autonomie de la couleur et du signe
Vassily Kandinsky
–
Improvisations, Compositions,
1910–1914 :red_flag: L’une des premières peintures abstraites.
→ La couleur devient vecteur d’émotion et de spiritualité.
:red_flag: Le titre musical exprime la recherche d’un rythme pictural.
→ Enjeu : libérer la couleur de la figuration, affirmer la peinture comme langage intérieur.
Frantisek Kupka – Amorpha, fugue à deux couleurs, 1912. :red_flag: Construction visuelle sur des principes musicaux.
→ L’abstraction naît de la correspondance entre rythme visuel et rythme sonore.
Piet Mondrian
–
Composition en rouge, jaune, bleu
, 1929 :red_flag: Lignes, plans et couleurs primaires : réduction au signe plastique pur.
→ Le tableau est un système de relations dynamiques.
→ Enjeu : équilibre, tension, ordre universel.
La couleur comme matière et espace – sensualité et rythme pictural
Henri Matisse
–
L’Atelier rouge
, 1911 :red_flag: La couleur envahit tout le champ, supprime la perspective.
→ Enjeu : la couleur crée l’espace, elle n’est plus simple apparence.
Mark Rothko
–
Seagram Murals
, 1958 :red_flag:Champs de couleur superposés, pulsants.
→ La couleur devient expérience temporelle et spirituelle.
:red_flag: → Enjeu : peinture comme présence méditative.
Joan Mitchell
–
Hudson River Day Line
, 1955 :red_flag:Rythmes gestuels, masses colorées.
→ La couleur devient battement et mémoire visuelle.
L’outil, la trace, le geste – peinture comme acte
Jackson Pollock
–
Drippings,
1947–1950 :red_flag: Peinture posée au sol, coulée, éclaboussée.
→ L’outil (le bâton, la main) laisse la trace directe du mouvement. → Enjeu : disparition du motif, l’acte devient image.
Georges Mathieu –
Abstraction lyrique, années 1950 :red_flag: Vitesse du geste, calligraphie spontanée.
→ Le tableau enregistre une énergie instantanée.
Hans Hartung
–
Traces et griffures,
années 1950–1960 :red_flag:Geste rapide, outil varié (pinceau, compresseur).
→ Le signe devient empreinte du corps.
Pierre Soulages
–
Outrenoirs,
1979–2020 :red_flag:Peinture en relief, outil comme sculpture de la lumière.
→ Le noir capte et renvoie la lumière : trace du geste et espace de réflexion.
Cy Twombly
–
Leda and the Swan,
1962 :red_flag:Écriture picturale gestuelle, gribouillis, mots illisibles.
→ L’outil trace la pensée : entre signe, mot et forme.
Rythme, structure, modulation – de la musique à l’abstraction
Paul Klee
–
Fugue en rouge, 1921 ; Polyphonie,
1932 :red_flag:Correspondances entre musique et peinture.
→ La ligne et la couleur deviennent des signes rythmés. :red_flag:→ Enjeu : la peinture comme langage musical et poétique.
Bridget Riley
– Mouvement en 1960–70 OP ART :red_flag:Peinture optique fondée sur la répétition et la vibration visuelle.
→ Le rythme optique provoque un mouvement perceptif.
:red_flag:Enjeu : l’œil devient instrument du rythme.
Victor Vasarely
– Abstraction optique, années 1950–1970 :red_flag:Illusion du mouvement et de la profondeur par structure géométrique.
→ Enjeu : rythme visuel, perception, architecture optique.
Le signe, entre écriture et image
Joan Miró – Peinture (1933), Constellations (1940) :red_flag:Signe poétique flottant dans l’espace pictural.
→ Enjeu : le signe comme langage universel, entre figuration et abstraction.
Wols
– Peintures tachistes, 1945–1950 :red_flag:Signe erratique, trace nerveuse.
→ Enjeu : abstraction lyrique comme écriture de soi.
Henri Michaux
– Encres et dessins, années 1950 :red_flag:Calligraphies imaginaires : la ligne devient parole visuelle.
→ Enjeu : le signe plastique remplace le mot.
Simon Hantaï
– Pliage, 1960–1980 :red_flag:Peinture par empreinte, non figurative mais rythmée par le geste.
→ Le signe est produit par le processus même.
Zao Wou-Ki
– Abstraction calligraphique, 1950–2000 :red_flag: Dialogue entre culture chinoise et occidentale.
→ La trace devient souffle, temps et espace.
L’espace du rythme – de la surface au dispositif
Lucio Fontana
–
Concetto Spaziale
, 1958–1968 :red_flag:Toiles percées ou lacérées : l’espace réel entre dans l’œuvre.
→ Enjeu : l’outil ouvre la surface, le geste devient volume.
Yves Klein
–
Anthropométries
, 1960 :red_flag:Traces de corps sur fond bleu IKB.
→ Enjeu : rythme corporel, chorégraphie picturale.
Echos contemporains – la trace et le signe aujourd’hui
Gerhard Richter
– Abstractions, années 1980–2020 :red_flag:Coups de raclette, couches colorées superposées.
→ Enjeu : rythme et hasard dans le geste mécanique.
Fabienne Verdier
– Calligraphies contemporaines :red_flag:Fusion de l’abstraction occidentale et de la gestualité orientale.
→ L’outil monumental laisse des traces rythmiques.
Julie Mehretu
– Cartographies abstraites, années 2000 :red_flag: Superpositions de lignes et de signes.
→ Enjeu : rythme urbain, temporalité et complexité du monde.
Sean Scully
– bandes colorées modulées :red_flag:Vous avez dit :
Aujourd'hui, comte tenus des attentes des epreuves de l'agregation interne Arts plastiques, penses tu que je puisse citer des refrences archeologqiues (site de Petra) ou les portraits du fayoum et dans quel partie du programme ?
Processus fondés sur les constituants de l’œuvre ou des langages plastiques
Autonomie de la forme plastique – combinaisons géométriques, gestuelles, organiques, synthétiques
l’œuvre comme système autonome
Piet Mondrian
–
Composition en rouge, jaune, bleu
, 1929 :red_flag: Structure orthogonale, couleurs primaires, équilibre dynamique.
→ L’œuvre repose sur un langage plastique autonome (forme, ligne, couleur).
→ Enjeu : vers un art universel, détaché du monde visible.
Kasimir Malevitch
– Carré noir sur fond blanc
, 1915 :red_flag:Forme géométrique pure, “zéro de la forme”.
→ Enjeu : rupture avec la figuration, affirmation du suprématisme.
Theo van Doesburg
– Contre-composition, 1929 :red_flag:Variations sur lignes diagonales et couleurs pures.
→ Enjeu : langage plastique autoréférentiel, équilibre dynamique.
François Morellet
–
Trames et systèmes aléatoires
, années 1960 :red_flag:Processus basé sur des règles mathématiques ou aléatoires.
→ Enjeu : l’artiste conçoit des systèmes logiques où la forme naît d’un protocole.
Sol LeWitt
–
Wall Drawings,
1968–2000 :red_flag:Dessins muraux exécutés selon des instructions textuelles.
→ Enjeu : autonomie du concept, système géométrique et rationnel.
Frank Stella
–
Protractors,
1967–1971 Formes géométriques complexes, arcs colorés.
→ Enjeu : composition sérielle et autoréférentielle.
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Processus géométriques : structure, ordre, répétition, système
Josef Albers
–
Hommage au carré
, 1950–1975 :red_flag:Superpositions de carrés colorés.
→ Enjeu : perception et interaction optique de la couleur.
Processus gestuels : énergie, trace, écriture, rythme
Jackson Pollock
–
Drippings,
1947–1950 :red_flag: Peinture par projection, geste total.
→ Enjeu : autonomie du geste et de la trace, l’acte est l’œuvre.
Georges Mathieu
–
Abstraction lyrique
, années 1950 :red_flag:Peinture rapide, gestuelle, quasi calligraphique.
→ Enjeu : expression directe du corps, spontanéité de la forme.
Hans Hartung
–
Trames et griffures,
années 1950 :red_flag:Geste dirigé, répété, codé.
→ Enjeu : entre énergie et système.
Pierre Soulages
–
Outrenoirs,
à partir de 1979 :red_flag:Surface noire, outil comme sculpture de la lumière.
→ Enjeu : matière, trace et réflexion lumineuse.
Cy Twombly
–
Ferragosto (1961), Leda and the Swan (
1962) :red_flag:Geste calligraphique, écriture picturale.
→ Enjeu : la ligne comme mémoire du mouvement.
Processus organiques : matière, croissance, morphogenèse
Jean Arp
–
Reliefs et sculptures biomorphiques
, 1930–1950
:red_flag: Formes organiques aléatoires.
→ Enjeu : générer la forme par hasard contrôlé et par analogie naturelle.
Joan Miró
–
Peinture, 1933 ; Constellations,
1940 :red_flag:Formes flottantes, signes organiques.
→ Enjeu : l’abstraction comme langage du vivant.
Jean Dubuffet
–
Texturologies,
1957–1959 :red_flag:Matière, texture, surface quasi géologique.
→ Enjeu : l’œuvre comme organisme vivant.
Antoni Tàpies
–
Empreintes et reliefs,
années 1950–1980
:red_flag: Matière dense, sable, plâtre, écriture.
→ Enjeu : matière et signe, gestualité du temps.
Yayoi Kusama
–
Infinity Nets
, 1958–présent :red_flag:Répétition obsessionnelle, motifs organiques.
→ Enjeu : entre structure et pulsation.
Anselm Kiefer
–
Peintures monumentales,
années 1980–2020 :red_flag:Matières lourdes, paille, plomb, cendre.
→ Enjeu : stratification du temps et du corps du monde.
Processus synthétiques : hybridations, protocoles, combinaisons
Vassily Kandinsky –
Compositions
, 1910–1930 :red_flag:Combinaison d’éléments géométriques et organiques.
→ Enjeu : équilibre entre structure et expression.
Paul Klee
–
Polyphonies, Fugue en rouge
, 1921–1932 :red_flag:Combinaison entre rythme musical, geste et géométrie.
→ Enjeu : synthèse des langages plastiques.
Robert Ryman
–
Peintures blanches,
années 1960–1990 :red_flag:Réflexion sur surface, matière, support, geste, lumière.
→ Enjeu : autonomie du médium, peinture sur la peinture.
Ellsworth Kelly
–
Shapes and Colors
, années 1950–1980 :red_flag:Formes simples, aplats colorés, espace entre les éléments.
→ Enjeu : tension entre géométrie et perception sensible.
Sean Scully
–
Bandes modulées,
1980–2020 :red_flag:Structure géométrique combinée à un geste pictural visible.
→ Enjeu : fusion du rythme et de la matière.
Julie Mehretu
–
Cartographies abstraites,
années 2000 :red_flag: Superposition de signes, lignes, structures architecturales.
→ Enjeu : synthèse entre géométrie, gestualité et narration contemporaine.
Processus conceptuels et systémiques (approche “langage de l’art”)
Donald Judd
–
Stacks et progressions
, 1965–1975 :red_flag: Modules industriels identiques, organisés par intervalles.
→ Enjeu : logique sérielle et autonomie de la forme.
Dan Flavin
–
Installations lumineuses,
1963–1990 :red_flag:Néons standardisés, agencements géométriques.
→ Enjeu : espace, couleur, lumière comme matière plastique.
Sol LeWitt
–
Structures modulaires
, 1968–1980 :red_flag:Formes géométriques répétées selon des règles.
→ Enjeu : l’idée gouverne la forme.
Vera Molnár
–
Générations algorithmiques
, 1970–2020 :red_flag: Art assisté par ordinateur, variation géométrique et aléatoire.
→ Enjeu : système plastique fondé sur le code et le hasard.
Les peres de l'abstraction