« Le néomalthusianisme se fonde sur le postulat que la planète Terre est un système fini et que ses ressources naturelles sont limitées. Le système terrestre ne peut compter que sur ses dynamiques internes pour assurer sa survie. A l'image d'un navire isolé sur les océans ou d'une navette spatiale propulsée dans l'espace, la Terre est livrée à elle-même et aucun apport extérieur n'est possible, hormis l'irradiation solaire. Dès lors, pour que les dynamiques internes assurent la pérennité du système, elles doivent se fonder sur certains équilibres, dont celui entre la consommation et la régénération des ressources et celui entre l'émission et l'absorption des pollutions. Ces points d'équilibre définissent la « capacité porteuse » de la Terre (aussi appelée « capacité limite »), c'est-à-dire les pressions maximales que la planète peut supporter tout en assurant sa pérennité[6]. »