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Atlas critique des notions géopolitiques contemporaines - Coggle Diagram
Atlas critique des notions géopolitiques contemporaines
→ États, (dé)reconnaissance et zones grises
→ État failli : définition (Convention de Montevideo 1933 comme horizon, échec pratique du contrôle territorial)
→ Critères : territoire reconnu mais contrôle effectif déficient ; institutions incapables d’assurer sécurité et services ; relations internationales maintenues
→ Argument : répond surtout au 4e critère (relations extérieures) et partiellement aux trois premiers (territoire, population, institutions)
→ Exemple : Somalie depuis 1991 — fragmentation (Somaliland sécessionniste ; Puntland autonome ; Sud partiellement tenu par les Shebabs) ; incapacité à sécuriser les eaux (piraterie, recul grâce à intervention internationale) ; contrôle effectif surtout autour de Mogadiscio
→ Argument : pas de liste consensuelle (gradient d’instabilité)
→ Exemple : Yémen, Somalie, Soudan du Sud : cas « indiscutables » dans la littérature
→ Zone grise : portions de territoire hors contrôle de l’État reconnu
→ Exemple : zones tenues par des milices (Shebabs en Somalie)
→ État de facto : « négatif » de l’État failli (contrôle territorial interne fort, faible/absence de reconnaissance externe)
→ Critères : institutions complètes ; contrôle du territoire et de la population ; faible légitimité internationale (un autre État revendique le territoire)
→ Argument : souvent adossé à un « protecteur »
→ Exemple : RT Chypre du Nord reconnue par la Turquie ; Abkhazie et Ossétie du Sud reconnues par la Russie (et quelques alliés) ; Houthis soutenus par l’Iran ; Somaliland soutenu par l’Éthiopie
→ Argument : peut fonctionner « comme » un État (structures, politiques publiques, symboles)
→ Exemple : Transnistrie — Constitution, président, parlement, police, justice, drapeau, hymne, timbres, monnaie, impôts, retraites, santé, programmes scolaires, universités
→ Nuances terminologiques
→ « État non reconnu » : aucune reconnaissance internationale stricte
→ Exemple : Somaliland (longtemps sans reconnaissance)
→ « État partiellement reconnu » : reconnaissance par quelques États
→ Exemple : RT Chypre du Nord (Turquie) ; Abkhazie/Ossétie du Sud (Russie + alliés) ; Taïwan (~quinzaine d’États, surtout Amérique latine/Afrique) ; Sahara occidental (membre UA, plusieurs dizaines d’États)
→ Cas limites (discutés) : Palestine et Kosovo (reconnus par > 50 % des États membres de l’ONU, pas toujours classés « de facto »)
→ Quasi-État : fortes prérogatives internes sans sécession formelle
→ Argument : puissants transferts de compétences (parfois « régaliennes » : fiscalité, monnaie, diplomatie, défense) dans des États fédéraux ou autonomes
→ Exemple : Québec — représentations diplomatiques propres en plus de celles du Canada
→ Exemple : Groenland — sortie de la CEE en 1985 (après l’avoir rejointe en 1973 via le Danemark), haut niveau d’autonomie
→ Ville durable (concept, usages, critiques)
→ Diffusion et politiques publiques
→ Argument : succès du concept depuis 1990-2000 ; soutien étatique (ex. « Ville de demain » depuis 2015)
→ Exemple : financements nationaux à l’innovation urbaine « durable »
→ Définition opératoire
→ Argument : articulation des « 3 piliers » (économique, social, environnement) + participation citoyenne ; « ne pas externaliser les coûts » dans l’espace/temps
→ Exemple : indicateurs urbains combinant viabilité économique, vivabilité sociale, respect environnemental
→ Échelles, contextes et « terrestrialisation »
→ Argument : l’échelle locale/quartier comme laboratoire ; inégale transférabilité (Phoenix vs Copenhague)
→ Exemple : difficulté de comparer villes arides (Phoenix) et villes nordiques (Copenhague)
→ Argument : « terrestrialisation » (C. Emelianoff) = inscrire les activités dans un environnement planétaire perçu (local-global articulé)
→ Modèles et réalisations
→ Argument : écoquartiers comme vitrines
→ Exemple : Vauban (Fribourg-en-Brisgau) — bâtiments basse conso/solaire ; restriction de la voiture ; commerces de proximité ; participation citoyenne (depuis 1996, principes de Rio 1992)
→ Exemple : Bo01 (Malmö) — bassins végétalisés/rigoles pour perméabilité, gestion des tempêtes ; réutilisation partielle ; évacuation contrôlée au détroit
→ Argument : marketing territorial et rayonnement
→ Exemple : « Capitale verte européenne » (Commission européenne) ; usage du label pour stratégies de métropolisation/intégration mondiale (villes nordiques)
→ Limites conceptuelles et critiques
→ Argument : notion souvent restée « conceptuelle » ; faible transformation des pratiques d’urbanisme
→ Exemple : greenwashing urbain ; reconduction de pratiques contraires au développement durable
→ Argument : la « fractalité » contestée (O. Godard) — les enjeux globaux ne se déclinent pas mécaniquement au local
→ Argument : gestion des « problèmes visibles » pour servir la croissance (V. Béal)
→ Exemple : inégalités environnementales peu traitées ; « mixité » → gentrification ; stigmatisation des habitants HLM
→ Argument : évacuation du « politique » par une nature simplifiée/harmonisée (E. Swyngedouw)
→ Exemple : catastrophes (tsunamis, ouragans, surcotes) peu intégrées à la « nature à protéger »
→ Argument : impensé socio-économique (R. Felli) — « survie des modes de vie/production » substituée à la « survie de l’espèce » (glissement du rapport Brundtland)
→ Exemple : oxymores « croissance verte », « capitalisme vert » ; risque de statu quo
→ Milieu, environnement, nature : triptyque et débats
→ Du « milieu » aux « milieux »
→ Argument : étymologie (mi-lieu) puis inversion (ce qui entoure) ; diversité des milieux (relief, végétation, combinaisons biophysiques)
→ Argument : Comte (XIXe) — milieu = « circonstances extérieures requises par un organisme »
→ Argument : Uexküll (Umwelt) — pluralité des mondes, le sujet vivant organise son milieu (sélectivité)
→ Exemple : chaque vivant prélève « son » milieu singulier dans un même environnement
→ Environnement : notion anthropocentrée et hybride
→ Argument : « ce qui entoure » les sociétés ; donné/perçu/vécu/objet géré et politique
→ Argument : ressource/utilitarisme vs protection (politiques sectorielles : montagne, eau → vers trames vertes/bleues, SCoT)
→ Argument : externalités négatives, dégradations, inégalités environnementales (exposition différenciée aux risques)
→ Débat « environnement » vs « nature »
→ Argument : Michel Serres — critique du terme « environnement » (centrage humain)
→ Argument : Nature (langage courant) = non anthropique/sauvage ; pour les géographes = représentation sociale historisée des composantes biophysiques
→ Argument : Drouin — « naturel » = déploiement massif de processus écologiques ; nature = ce qui nous résiste/surprend/échappe
→ Argument : Constructivisme (Berque, Lussault) — nature médiatisée/culturalisée ; incorporations sélectives des processus physiques/biologiques par la société
→ Argument : Il demeure une « part inconstructible/sauvage » (Neyrat ; Maris) malgré l’anthropisation quasi-générale
→ Anthropocène : concept, datation, controverses
→ Définition
→ Argument : néologisme (anthropos + kainos) ; influence prépondérante des activités humaines sur la biosphère/système terrestre
→ Argument : débat sur la date (Révolution industrielle ? 1945 ?)
→ Controverses
→ Argument : Commission internationale de stratigraphie (2024) — refus d’entériner une nouvelle époque géologique
→ Argument : critiques climatosceptiques et débats terminologiques/politiques
→ Enjeux géopolitiques
→ Argument : requalification des menaces (sécurité humaine, migrations, ressources) ; multilatéralisme climatique
→ Sécurité maritime : concept, menaces, régulations
→ Déclencheurs récents (vulnérabilités des flux mondialisés)
→ Argument : crises/accidents rappellent la dépendance
→ Exemple : Ever Given (Suez, 2021) — paralysie du trafic
→ Exemple : Canal de Panama (sécheresse 2023) — réduction de trafic
→ Exemple : Mer Noire — menaces sur flux céréaliers (guerre en Ukraine 2022–2023)
→ Exemple : Mer Rouge — attaques houthies depuis 2023
→ Genèse du concept
→ Argument : absent chez Mahan (1892) ; Wilson (1918) parle liberté de navigation mais pas « sécurité maritime »
→ Argument : émergence tardive (2e moitié XXe) ; usage par Klare (1975) et Bradshaw (1978) ; montée en puissance à partir des années 1990
→ Exemple : hypermondialisation et essor du commerce maritime ; entrée en vigueur de l’UNCLOS (1994)
→ Exemple : « guerre contre la drogue » (flux illicites interaméricains)
→ Exemple : piraterie (Malacca fin 1990s/2000s ; Corne de l’Afrique ; golfe de Guinée) ; terrorisme (USS Cole/Aden 2000)
→ Sûreté vs sécurité : flottement d’usage
→ Argument : sûreté = arrivée au port sans interférences ; sécurité = état atteint par la lutte contre criminels de la mer ; usage courant interchangeable
→ États-Unis et changement climatique : vulnérabilités, gouvernance, échelles
→ Acceptation sociale et contexte récent
→ Argument : 16 % des Américains ne croient pas au changement climatique (Yale, 2023) ≈ 49 M de personnes
→ Argument : 2023 = année la plus chaude jamais enregistrée (concordant GIEC)
→ Argument : NCA (2018) — d’ici 2100 : +4,4°C si émissions actuelles ; ≈ +1,4°C si réductions immédiates/rapides
→ Risques et impacts majeurs
→ Ouragans/intempéries : fréquence/intensité accrues
→ Exemple : Sandy (2012) — catégorie 1→3 ; surcote + marées ; inondations NY/NJ ; tournant pour la résilience urbaine
→ Exemple : Big U (Manhattan) — digues/parcs périmétriques
→ Exemple : Harvey (2017) — > 1500 mm précipitations ; Houston ; coût ≈ 125 Md $
→ Exemple : Maria (2017) — Porto Rico ; cat. 4 ; réseau électrique hors service ; ≈ 2 975 décès directs/indirects ; ≈ 200 000 migrants vers continent ; cas d’injustice environnementale (condition coloniale, exploitation socio-environnementale)
→ Feux et sécheresses
→ Exemple : Californie (climat méditerranéen) — surface brûlée ×5 (1971–2021) ; « méga-feux » dépassant capacités de secours ; lourds coûts humains/environnementaux/économiques
→ Exemple : Sud-Ouest — stress hydrique métropolitain (LA, Phoenix, Las Vegas, Tucson) + agriculture irriguée (Imperial Valley)
→ Exemple : sobriété urbaine — LA : 875 L/j/hab (1990) → 265 aujourd’hui ; Las Vegas : 1324 → 839 L/j/hab
→ Exemple : pratiques — fin des pelouses, jardins secs, récupération eaux de pluie, réutilisation « eaux grises »
→ Iles de chaleur urbaines
→ Argument : « dôme d’air chaud » sur les villes → vulnérabilité accrue aux canicules
→ Montée en puissance de l’échelon municipal
→ Argument : villes = 75 % des émissions de CO₂ ; fortes vulnérabilités et inégalités → leadership local
→ Exemple : réseau C40 — ≈ 100 métropoles ; ≈ 600 M d’habitants ; ≈ 25 % du PIB mondial ; ≈ 70 % des émissions (données réseau)
→ Exemple : Portland — Climate Action Plan (1993) ; Tilikum Crossing (2015) pont sans voitures ; programme « Grey to Green » (arbres, toits/murs verts, jardins de pluie, perméabilisation, restauration de la Willamette) ; « ville éponge » ; urgence climatique (2022) + justice environnementale (centres frais canicule)
→ Contentieux climatique
→ Exemple : municipalités de Porto Rico (depuis 11/2022) contre majors fossiles (Exxon Mobil, etc.) — dommages liés à Maria (2017)
→ Transition énergétique américaine, IRA et « addition » énergétique
→ État des lieux
→ Argument : 2e émetteur mondial (tonnes) ; très haut par habitant ; modèle American way of life (automobile, étalement)
→ Argument : « addition énergétique » (Fressoz 2022/2024) — les nouvelles sources s’ajoutent plus qu’elles ne substituent
→ Argument : électricité US (2021) ≈ 60 % fossiles (surtout gaz/charbon) → ≈ 25 % des émissions nationales
→ Argument : pétrole — 1er producteur mondial (schistes) ; ≈ 20 % de la conso mondiale
→ Argument : renouvelables — ≈ 9 % de la conso (vs ≈ 19,3 % en France) malgré fort potentiel (éolien Grandes Plaines ; solaire Sud)
→ IRA (2022) et dynamiques
→ Argument : retour dans l’Accord de Paris ; IRA = impulsion majeure (climat/industrie)
→ Objectifs : souveraineté industrielle (relocalisation panneaux solaires, etc.) ; indépendance énergétique ; accélération post-Ukraine (GNL vers l’Europe)
→ Précédents : Obama (2011) — cible 80 % d’énergie « verte » en 2035 (emplois verts non atteints)
→ Modernisation écologique (Le Tourneau et al., 2024)
→ Argument : concilier protection environnementale et économie de marché ; focus techno (efficacité, substitution partielle) plutôt que sobriété/rupture des modes de vie
→ Exemple : Texas — État pétrolier et pourtant acteur majeur du renouvelable (poids éolien et solaire significatif)
→ Coûts environnementaux des schistes (bassin permien)
→ Argument : fracturation horizontale intensive
→ Exemple : ≈ 30 opérations/km de forage ; ≈ 300 m³ d’eau/opération ; ≈ 30 t de sable/opération ; ≈ 0,5 % additifs → ≈ 9 000 m³ d’eau et 900 t de sable par km de conduite (moyennes)
→ Argument : milieu semi-aride + conflits d’usages (agriculture) ; rivalités inter-États (eaux du Pecos : Texas vs Nouveau-Mexique)
→ Argument : risques : pollutions nappes/aquifères ; fuites (méthane, benzène, H₂S) ; rejets d’eaux usées ; bruit/poussières ; pathologies environnementales
→ Argument : régime fiscal « tax friendly » (ex. pas d’impôt sur le revenu) soutenu par la rente
→ « Urgence » dans les atolls ? Vulnérabilités et trajectoires d’adaptation
→ Montée des notions (médiatisation)
→ Argument : « crise climatique » (≈ 2006) puis « urgence climatique » (≈ 2019) → injonction à agir
→ Asymétries politiques
→ Argument : SIDS indépendants (leaders de la cause) vs territoires dépendants non représentés à l’ONU
→ Exemple : Polynésie française — priorités locales (chômage, pollution, foncier) > climat (entretiens)
→ Contraintes physiques
→ Argument : les îles ne flottent pas (sommets orographiques) ; avant submersion : intrusion saline, ruine des cultures/ressources en eau
→ Exemple : Carteret (PNG) — premières évacuations en 2009 ; prédictions d’engloutissement rapide citées dans les médias
→ Adaptation côtière
→ Argument : palette de stratégies (protection, relocalisation, solutions fondées sur la nature) selon exposition et moyens
→ Argument : construire des trajectoires d’adaptation pour éviter l’« urgence » (anticipation, planification, justice)
→ Le charbon : trajectoires mondiales et géopolitique
→ Tendances globales
→ Argument : consommation mondiale ×2 en 40 ans ; stabilisation au maximum historique sur la dernière décennie malgré engagements climatiques
→ Argument : Chine = ≈ 50 % de la conso mondiale ; relance des centrales charbon (2024) parallèlement au renouvelable
→ Désengagements et engagements
→ Argument : RU annonce sortie du charbon du bouquet électrique (30/09/2024)
→ Argument : G7 — objectif 2035 sans charbon « net » (tolérance avec captage CO₂) ; difficultés plus grandes pour pétrole/gaz
→ Chaînes de valeur et flux
→ Argument : Chine = géant producteur mais importateur net selon besoins
→ Argument : Exportateurs majeurs — Indonésie, Australie, Russie ≈ 70 % des exportations mondiales
→ Argument : Destinations — Asie-Pacifique ≈ 82 % des importations ; gros importateurs : Chine, Inde, Japon
→ Impact climatique étendu
→ Argument : méthane (CH₄) libéré lors de l’extraction charbon → forte intensité GES au-delà du seul CO₂
→ Épisode extrême : inondations dévastatrices à Valence (28–29 oct. 2024)
→ Aléa météorologique
→ Argument : pluies > 600 L/m² en quelques heures ; épisode méditerranéen + « goutte froide » ; Méditerranée très chaude → intensité aggravée (lien CC)
→ Bilan et sévérité
→ Argument : > 210 morts (l’une des pires catastrophes d’inondation en Espagne au XXIe siècle)
→ Vulnérabilité anthropique
→ Argument : urbanisation/périurbanisation des plaines alluviales ; forte densité d’enjeux (habitat, infrastructures, zones d’activités)
→ Exemple : ≈ 1/3 des habitations touchées construites en zone inondable depuis les années 2000 (cartes inondables pourtant disponibles depuis 2003)
→ Argument : artificialisation → imperméabilisation → ruissellement accru → aggravation des crues
→ Argument : atteinte aux systèmes agraires (huerta valencienne)
→ Nouvelles routes de la soie (Belt & Road) en Asie centrale : axes, outils, limites
→ Architecture des corridors
→ Argument : 3 routes terrestres (vers Europe via Russie/AC ; vers MO via AC ; vers Inde en contournant l’Himalaya) + 2 maritimes (vers Europe ; vers Pacifique Sud) + 6 « corridors » (Nouveau pont terrestre eurasien ; Chine–Indochine ; Chine–AC–AO ; Chine–Pakistan ; Bangladesh–Chine–Inde–Birmanie ; etc.)
→ Dispositifs institutionnels et sectoriels
→ Argument : OCS (2001) — coopération sécuritaire/économique/énergétique ; place hégémonique chinoise visée
→ Logiques d’investissement par pays
→ Exemple : Kazakhstan — géographie clé (mer Caspienne, porte Europe) ; ressources stratégiques (pétrole, gaz, uranium) ; ≈ 43 % de la production mondiale d’uranium (2022), ≈ moitié exportée vers Chine
→ Exemple : Kirghizistan/Tadjikistan — montants moindres, infrastructures transport/énergie (vulnérabilités)
→ Exemple : Ouzbékistan/Turkménistan — partenariats énergétiques (sécurisation d’accès)
→ Ancrage sociétal et résistances
→ Argument : Instituts Confucius, enseignement du chinois ; emplois liés aux entreprises chinoises
→ Argument : résistances/popularité fluctuante ; instabilité régionale ; rôle russe dominant en crises majeures (héritage post-soviétique, proximité géopolitique)
→ Argument : contraintes topographiques (Altaï, Tian Shan, déserts) → difficultés d’interconnexion
→ Exemple : ligne CKU (Chine–Kirghizistan–Ouzbékistan) toujours non finalisée (≈ 25 ans de tractations)
→ Argument : migrations de travail « push/pull » ; contestations
→ Exemple : manifestations antichinoises (Kazakhstan, Kirghizistan en 2019)
→ La « rangée portuaire » chinoise et ses arrière-pays : puissance logistique et smart ports
→ Puissance portuaire littorale
→ Argument : 1ère rangée portuaire du monde ; 15/20 premiers ports mondiaux (dont 8/20 premiers en conteneurs)
→ Argument : arrière-pays étroit — ≈ 95 % des échanges dans les 350 premiers km
→ Montée en gamme technologique et génie civil
→ Argument : CCCC — leader mondial de conception/construction portuaire ; 219 bureaux (cible Asie/Afrique)
→ Exemple : Hambantota (Sri Lanka), Damman (Arabie saoudite), Dubaï (Wharf Global)
→ Argument : aménagements : brise-lames/épis ; quais spécialisés en eau profonde ; terre-pleins ; murs de quai résistants aux efforts
→ Argument : matériels de manutention — ZPMC (filiale CCCC) ≈ 70 % du marché mondial ; équipe ≈ 300 quais dans ≈ 106 pays
→ Smart ports et automatisation
→ Argument : 5G, navigation/positionnement, conduite autonome, big data, IA ; alimentation en renouvelables
→ Exemple : Yangshan, Qingdao, Tianjin — terminaux « intelligents »
→ Résultats : +20 % productivité ; –60/–70 % coûts de personnel ; –20 % conso d’énergie ; amélioration sûreté/dédouanement (≈ 1,5 jour → ≈ 5 min)
→ Argument : réponse au vieillissement/baisse de population active
→ Connexions intérieures et dry ports
→ Argument : limites physiques/humaines pour l’hinterland (relief compartimenté ; faibles densités périphériques)
→ Exemple : ports secs (Xi’an, Chongqing) — nœuds terrestres pour étendre la portée vers l’Eurasie
→ Argument : depuis 1990s, réorientation des politiques d’aménagement pour élargir l’arrière-pays
→ Arctique : fronts, frontières, routes, gouvernance
→ Imaginaires de « frontier »
→ Argument : « dernière/nouvelle frontière » souvent invoquée ; à distinguer de « boundary » (limite entre États) ; Arctique ≠ fronts agricoles (peu d’intérêt agro)
→ Gouvernance et acteurs
→ Argument : Conseil de l’Arctique — forum intergouvernemental (coopération/coordination) ; 8 États arctiques membres (Danemark pour Groenland/Féroé) ; 6 associations autochtones comme « participants permanents » ; observateurs multiples ; pas de pouvoir de contrainte
→ Russie, puissance arctique
→ Argument : centralité de la région dans l’économie/stratégie russe (ressources, ports, intégration territoriale incomplète, héritage soviétique de « front pionnier »)
→ Exemple : Mourmansk (port libre de glaces) ; Norilsk (camp minier du Goulag → grand centre industriel)
→ Routes maritimes : potentialités et réalités
→ Argument : Nord-Ouest (Canada) — très dangereuse ; Nord-Est (le long de la Russie) — seule option actuellement envisageable
→ Exemple : Shanghai–Rotterdam — distance réduite ≈ 40 % via NE par rapport à Panama
→ Exemple : « Route de la soie arctique » (appétit chinois) ; CNPC ≈ 29,9 % de Yamal LNG (sécurisation GNL)
→ Argument : coûts/risques prohibitifs ; manque de hubs/hinterland → peu d’intérêt actuel des grandes compagnies
→ Argument : pression sociétale/environnementale ; « greenwashing » vs réalités économiques
→ Exemple : Total (2012) — « pétrole au Groenland = désastre » (enjeu d’image)
→ Exemple : Shell (2015) — renonce à forer mer des Tchouktches (résultats décevants, prix du Brent divisés par 2 en 1 an)
→ Exemple : banques (BoA, Morgan Stanley, Goldman Sachs…) — communication de retrait de financements arctiques (zones définies à géométrie variable)
→ Exemple : USA — Biden suspend les concessions dans l’ANWR (après ouvertures sous Trump) ; défend des permis dans la NPRA (ConocoPhillips)
→ Frontières et ressources
→ Argument : quotas/ressources halieutiques — tensions/coordinations (ex. morue, arbitrages post-Brexit côté norvégien)
→ Argument : Seconde Guerre mondiale comme pivot de militarisation/stratégie circumpolaire ; fixation tardive de certaines dyades
→ (Synthèse) La délicate articulation des échelles
→ Argument : du quartier à la planète — problèmes non « fractals » ; traductions différentes selon lieux/acteurs
→ Argument : tension entre impératifs globaux (climat, mers, flux) et contextes locaux (gouvernances, inégalités, milieux)
→ Argument : importance des « trajectoires » (villes, atolls, systèmes énergétiques) et des arbitrages socio-politiques (justice, sécurité, puissance)