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Comment interrompre volontairement une grossesse en 1964? (L'Événement…
Comment interrompre volontairement une grossesse en 1964? (L'Événement, 2000) Ernaux
L'auteure est étudiante a Rouen, apprend sa grossesse hors-mariage et cherche à avorter cherchant aide dans un copain de cours, Jean T. À l'époque, c'était une pratique clandestine et dangereuse (on risquait la mort), car il n'y avait pas de sage-femmes.
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QUOI?
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- La narratrice s'affida à Jean T. pq il est la seule personne qui peut l'aider: il fait partie d'une association semi-clandestine, luttant pour la liberté de la contraception (l6).
Elle pense qu'il pourra la comprendre (fausse évaluation) et qu'il pourrait lui être un secours (1ère personne à avouer, l9-10)
À la fin de l'extrait, il semble vraiment donner un aide pq il donne l'adresse d'un médecin et parle d'un couple dont la femme a avorté (l36-37)
- Jean T. réagit instantanément en semblant oublier ses idées révolutionnaires: il prend l'attitude des garçons à l'égard des filles qui ont des relations sexuelles hors-mariage (l7-9) → curiosité et jouissance (l7), il la condamne et son ouverture d'esprit disparait.
Il la considère une fille qui veut coucher avec n'importe qui, et chez lui, quand sa femme sort, il cherche à faire l'amour avec elle (l18), faisant sembler comme s'il s'agissait d'une épreuve de force morale (l21)
Une jeune femme enceinte hors-mariage était considèrée une femme facile et dénouée moralement: le jugement est très négatif (l8).
La narratrice est tellement habituée à ce type de jugement qu'elle considère le comportement de Jean T. comme simplement déplaisant (l30) mais négligeable, ne pense pas qu'il l'aie traité avec mépris particulier, vu que c'est celui de toute la société.
Met en relief la conception honteuse de l'avortement dans les années 60, la nécessité du clandestin
COMMENT?
La narratrice est seule dans les épreuves qu'elle doit dépasser: on ne fait pas mention ni du père de l'enfant ni de ses propres parents. De plus que, trouver un médecin pour l'intervention semble extrêmement difficile.
Le camarade auquel elle demande de l'aide la traite avec une extreme grossièreté, dont il ne s'excuse pas, mais, au contraire, se justifie avec l'excuse de la force morale (l21) tandis qu'il est le premier immoral en tant que père de famille.
À la fin du texte, il fait même de l'humeur sur l'avortement, proposant de poser une sonde avec les copains (l36)
Avec une énorme indifférence face au peur de la narratrice, il dit que la femme qu'a avorté a failli en crever (l37)
- La confusion de la narratrice transparait quand elle se projette dans l'avenir (l15-16) et semble douter de ce qu'elle doit faire.
Elle se sent même qu'elle n'est plus comme les autres: elle sort de l'espace et des lieux habituels (l33-34). Il y a du désordre dans sa vie (l25) sans qu'elle puisse par elle-même y remettre de l'ordre.
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