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Une conversation absurde (La Cantatrice Chauve, 1950), Ionesco
QUOI?
La mort de Bobby Watson, sa vie familiale
La conversation est absurde, en les changements de sujet comme dans les contenus.
Le spectateur en résulte désorienté, avec un effect élégiaque et grotesque à la fois (l17-19). Il se crée une sorte de matriochka (poupée russe), où les Bobby Watson ne finissent plus.
La vie y est décrite comme sinistre et grotesque, une masquerade de non-sens et un jeu ridicule.
Les personnages deviennent marionettes anonymes, il n'y pas de psychologisme. Ils remplissent simplement l'air des sons dépourvus de toute signification.
Les Smiths, couple d'époux anglais moyenne, bourgeois et conformistes, sont victimes de leur existence monotone. Ils sont devenus étrangers l'un à l'autre et ils parlent sans rien dire.
À la fin de l'extrait, M. Smith prononce une phrase lapidaire, qui relève de son énervement (l66-67)
Cette première pièce serait née de l'idée de mettre ensemble les phrases les plus banales possibles, telles comme on les trouve dans les manuels de conversation pour les étrangers.
Les dialogues sont anodins, incohérents. L'on parle de horror vacui pour indiquer la peur du silence des protagonistes, qui bavardent juste pour remplir leur temps et pas rester en silence.
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COMMENT?
Le texte est riche en clichés et lieux communs, pour souligner la banalité de la scène
Les noms sont stéréotypés: Smith, Watson, Bobby et leur répétition le long du texte et dans les personnages
Citations aux lignes: 12, 30-31, 35, 57
Répétition de il faudra, tous les
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Le style parfois élève (l64) contraste avec le contenu médiocre, ce qui relève de la sitcom
Des éléments kitsch, de mouvais goût, sont quand même présents (l32-33)
Le texte est une gradation, climax, qui se fait toujours plus absurde
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Conversation absurde entre les Smiths: Mme raccommode des chaussettes, M. lit son journal
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