L'obligation doit être exécutée. L’obligation produit ses effets rétroactivement, en principe du moins : la rétroactivité, qui est de principe, ne constitue cependant pas l’essence de la condition suspensive, de manière telle qu’elle subit nombre d’aménagements. Ainsi, les actes d’administration normaux accomplis par le débiteur conditionnel restent-ils opposables au créancier (par exemple, un bail qui n’excéderait pas neuf ans). Le débiteur conditionnel conserve les fruits acquis pendente condicione. La théorie des risques subit également des aménagements à la rétroactivité (les risques restent à charge du vendeur). Pour le surplus, la rétroactivité existe bel et bien.