En cas de prédécès d’un codébiteur principal, solidaire, s’il y a pluralité d’héritiers qui acceptent la succession : obligation conjointe => Ce régime, favorable aux héritiers (chacun n’est tenu que de sa part de la dette totale), comporte des inconvénients pour le créancier (fractionnement des poursuites). Supposons un créancier et deux codébiteurs solidaires. Un des codébiteurs meurt et laisse trois héritiers qui acceptent la succession. À leur niveau, s’applique normalement le principe de droit commun : la division de la dette en parts viriles. Le créancier a donc, en face de lui, d’une part, une personne tenue de payer la totalité de la dette (le codébiteur solidaire encore en vie) et, d’autre part, trois personnes tenues ensemble de payer la totalité, mais chacune n’étant tenue que d’1/3 de la dette. On peut éviter ce fractionnement en prévoyant, dans le contrat initial, une clause d’indivisibilité de la dette, en sorte que chacun des héritiers sera tenu de la totalité de la dette. Le créancier aura ainsi quatre codébiteurs solidaires.