Please enable JavaScript.
Coggle requires JavaScript to display documents.
MES FORÊTS, " Le feu ", Hélène Dorion
Milo, Pour en finir avec…
MES FORÊTS, " Le feu ", Hélène Dorion
Milo
Hélène Dorion consacre dans ce premier mouvement l'arrivée du feu, perçue par l'oreille de façon redoutée de part sa violence dévastratrice. ( première strophe )
Pour commencer le titre du poème, " Le feu " est en italique, à premier abord ce n'est que par simple composition mais ici la construction du poème est inspiré de Saint-John Perce qui choisissait l'italique pour représenter le mouvement et la vitesse
Ensuite, la construction du poème montre que le premier vers vient se lire directement après le titre et que le second se lit par enjembement grâce à une proposition subordonnée relative.
Encore, les premiers signes avant-coureurs de l'arrivée imminante du feu fait craindre. En effet le verbe " entendre " au présent montre que le bruit du feu y est maintenant, permettant un premier pas vers le déploiement de l'imaginaire dans ce poème.
Enfin, nous voyons que cet imaginaire permet la comparaison de cet élément premier au monde à des animaux, comme le souligne le verbe " dévorer " montrant la violence de ce feu.
La poétesse développe dans ce second mouvement l'embrasement de la forêt qu'elle observe comme une cérémonie grandiose ( deuxième stophe )
Pour commencer, nous sommes placés au milieu de ce feu, "au coeur d'un champs" comme il nous est indiqué dans cette seconde strophe afin de vivre et ressentir ce feu
Ensuite, se suit une métaphore permettant de transformer les arbres avec " de longues allumettes " permettant de montrer l'impuissance de la forêt face à ce feu mais aussi l'anaphore " soudain " confirme la vitesse de l'embrasement
Encore, le terme la flèche peut s'interpréter de deux manières, déjà par l'arme montrant la violence et la vulnérabilité de la forêt, mais aussi cette flèche peut représenter métphoriquement la tour de la cathédrale qui est à une hauteur inoïe mais quand même touchée par les flammes
Enfin, le terme " cortège " évoque à lui une procession solennelle, une cérémonie rendant une image mystique fantastique de la forêt
L'auteur finit cet extrait par un dernier mouvement où elle fait le lien entre ce feu de forêt et une réflexion sur la vie interieure ( troisième strophe )
Pour commencer, Hélène Dorion utilise une distique pour évoquer que ce n'est pas qu'un feu qu'elle annonce, mais plutôt une réflexion humaine sur la vie et la mort
En effet, un constat est fait, le feu est synonyme d'espoir et de développement pour un individus comme le soulignes les relevés " éclaircie " et grandir ".
Ensuite l'utilisation du présent de verité général à travers cette troisième strophe permet de montrer que son idée est une vérité généralisée
Pour finir, la poétesse nous invite à nous demander si le poème n'aurait-il pas alors paradoxalement une vertu salutaire ou encore si le poème n'est-il pas lui-même associé à un feu de brindilles dans le poème liminaire. C'est donc un avis ambivalent qui se fait entre destruction et régénérescence
Introduction
-
Hélène Dorion, est une écrivaine québécoise. Figure majeure de la littérature québécoise et francophone, elle est reconnue pour sa compostition « Mes forêts »
Le recueil Mes forêts est fascinant car Hélène Dorion y interroge notre modernité, celle des algorithmes, des réseaux sociaux, de « facebookinstagramtwitter », du « made in china ».
Hélène Dorion nous rappelle notre besoin de beauté, de poésie et d'unité dans ce monde contemporain qui favorise l'éclatement et l'éparpillement.
Le poème à étudier est situé dans la dernière partie de la première section «l’écorce incertaine». Dans cette section, tous les poèmes portent un titre. Ils sont courts, discrets comme des éclats de lumière et célèbrent les petites choses de la forêt. Le Feu forme un dyptique avec le poème suivant «Les vent». Ce poème où les éléments jouent un rôle essentiel est composé de trois strophes qui suivent le mouvement du feu et de l’introspection.
De cette manière nous verrons à l'aide d'un premier apperçu du feu, puis l'embrasement de la forêt, la façon dont l'autrice fait le lien entre le feu et une réflexion interieure.
Pour en finir avec cet extrait, La forêt, ce spectacle du feu est une invitation vers la sagesse et compréhension du lien entre la mort avec cet incendie ravageur, une force vive de la nature et la vie source de renouveau.
-