La poursuite d'études après le bac a été encouragée par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école de 2005. L'objectif était d'atteindre 50% d’une classe d'âge soit diplômé du sup à l'horizon de 2015. Pourtant les chances d’accès à l’enseignement supérieur dépendent du type de bac obtenu. A la rentrée 2020, les bacheliers généraux, techno et pro représentent respectivement 64.8%, 18.9% et 10.7% des entrants en première année du sup. ⇒ disparité en fonction du type de bac obtenu.
Si de plus en plus de jeunes accèdent à l'enseignement sup, le parcours reste fortement différencié d'un point de vue scolaire. A la rentrée 2021, la part des bacheliers généraux est particulièrement élevée en santé 93%, en prépa 92% et dans les formations d'ingénieurs universitaire ils sont 96.4%. Les bacheliers technologiques se retrouvent davantage dans les filières courtes, 33.6% en DUT et 37.3% en STS.
D’autres inégalités, en plus de sociale, scolaire… des inégalités tiennent à la forme des parcours dans le supérieur (avec ou sans redoublement, interruption et/ou réorientation). En 2008, seuls 35% des étudiants inscrits en première année de licence ont obtenu leur diplôme 3 ans plus tard. Ceux qui réussissent sont ceux qui cumulent une origine sociale favorisée et aussi certaines ressources scolaires notamment un bac G obtenu avec mention et obtenu sans retard scolaire. Inversement, les jeunes défavorisées font l’inverse. Les filles sont plus nombreuses à obtenir leur licence en 3 ans que les garçons.
Nous sommes entrés dans une “société des diplômes” càd être diplômé est devenu une norme, mais en même temps cela induit qu’il y a des exclus du titre scolaire.