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La République dans la tourmente (1793- 1799), Napoléon Bonaparte, de la…
La République dans la tourmente (1793-
1799)
Pourquoi la République échoue-t-elle à restaurer la stabilité ?
1) Étendre la République : le choix des girondins de poursuivre la guerre
La guerre civile.
En 1793, la Convention condamne l'enrôlement massif de 300 000 hommes, poussant l'Ouest, comme la Vendée, à s'unir pour la défense de la monarchie et de l'Église.
La chute des girondins.
La misère et les menaces extérieures exacerbent la colère des sans-culottes, et les girondins acceptent la création du Tribunal révolutionnaire et le blocage des prix des denrées de première nécessité, contre le pouvoir parisien.
La Convention girondine.
Depuis septembre 1792, les Girondins dominent la Convention, transformant la guerre défensive en entreprise de conquête pour diffuser les idéaux révolutionnaires, l'Angleterre refusant les annexions françaises.
2)
Défendre la République : la logique de terreur des
montagnards
Terreur et violence politique.
Robespierre a dominé le Comité de santé publique, qui assure la direction du pays et a mise en place la Terreur, en appliquant des mesures exceptionnelles et d'une équilibre économique.
La fin des montagnards.
En 1793, la situation intérieure s'améliore et une répression sévère conduit à la fin de la Révolution française et à l'insurrection vénitienne. Après la victoire de Fleurus, les menaces d'invasion s'affaiblissent et Robespierre renforce son pouvoir au sein du comité de santé publique.
La Convention montagnarde.
Les Monténégrins adoptent la Constitution de l'an I de 1793, établissant une république démocratique et une nouvelle déclaration des droits, mais son instabilité rend son application impossible.
La République confisquée par la bourgeoisie
Les échecs de la République des propriétaires.
Le suffrage censitaire à une minorité aisée de 30 000 propriétaires amécontente les sans-culottes, provoque des insurrections populaires en avril et mai 1795, et entraîne la création de Républiques sœurs contraintes à l'effort de guerre.
Une République de plus en plus fragile.
Les élections sont annulées en 1797 et 1798, et Emmanuel-Joseph Sieyès cherche un homme fort pour imposer une réforme de la Constitution, qui organise un coup d'État en 1799 pour stabiliser la République.
La Convention thermidorienne.
Après la Terreur, les républicains français, dont Boissy d'Anglas et les thermidoriens, rétablissent la stabilité en abolissant la loi du suspect, en rétablissant la liberté économique et en établissant une nouvelle Constitution en 1795 pour traiter des questions religieuses.
Napoléon Bonaparte, de la République à
l'Empire (1799-1815)
Comment les idéaux de 1789 se maintiennent-ils dans un régime autoritaire ?
1) Le césarisme impérial
« L'Empereur des Français sacré et intronisé ».
Après le plébiscite, le massacre de Napoléon Ier en 1804 à la cathédrale Notre-Dame de Paris démontre le pouvoir unificateur de l'Empereur, en formant une nouvelle cour impériale.
La restauration d'un pouvoir monarchique.
La Constitution du VIIIe siècle établit le Consulat, concentrant le pouvoir entre les mains de Bonaparte. Le pouvoir législatif est réparti entre quatre assemblées et le consulat est adopté en 1802.
2)Une société réorganisée et encadrée : les « masses de granit »
La mise en place d'une administration centralisée.
Les préfets représentent l'État dans les départements, interviennent dans tous les domaines de la puissance publique, transmettent des enquêtes, statistiques et veille sur l'opinion. Le régime centralise l'enseignement pour l'éducation des nouveaux cadres, réorganise les finances et stabilise la valeur du franc germinal.
La limitation des libertés.
La liberté de la presse est réprimée vers 1800, la police de Joseph Fouché réprimant l'opposition. Le livret obligatoire devient un outil de contrôle, malgré la stabilité politique et économique.
La consolidation des acquis de la Révolution.
Bonaparte promulgua le Code civil en 1804, rétablissant l'organisation sociale et les droits de propriété, malgré le rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises, et rétablissant la paix religieuse.
De l'hégémonie française à sa contestation
Le rejet de l'occupation française.
En 1808, la révolte du peuple madrilène contre le projet de Napoléon d'imposer Joseph au trône marque le début d'un mouvement de guérilla qui dure jusqu'en 1814.
La fin du système napoléonien.
Après le retrait russe de 1812, la défaite de Leipzig en 1813 conduit à l'invasion française. Napoléon abdique en 1814 et est exilé sur l'Elbe. Louis XVIII est proclamé roi de France. Le retour de Napoléon en Angleterre, en Prusse et en Autriche entraîne des guerres qui font des millions de morts en France.
L'Empire napoléonien.
La France a acquis une domination quasi totale sur l'Europe continentale grâce à des victoires militaires contre les États européens unis. Entre 1802 et 1815, deux millions d'hommes ont rejoint la Grande Armée, la première armée européenne. La conscription est obligatoire pour les Français de 20 à 25 ans. L'Empire, s'étendant aux confréries, comptait 130 départements et 45 millions d'habitants. L'influence française a été encore renforcée par l'adoption des codes napoléoniens.