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Psychologie du développement - suite 1 - - Coggle Diagram
Psychologie du développement
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suite 1
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Le poids de l’environnement
A quoi renvoie le mot “environnement" ?
condition socio économique
condition matérielle/physique
condition sociale (ex : les parents, la famille, les amis)
=> Dans quelle mesure un enseignant pourrait avoir une incidence sur notre dvpt.
Le poids de l’environnement : illustration - effet pygmalion
Étude : Rosenthal & Jacobson, 1968.
CONSTAT : les élèves des quartiers défavorisés réussissent moins bien dans le domaine scolaire.
Explication privilégiée par les enseignants : ils vivent dans un environnement familial moins avantagé/stimulant.
Hypothèses alternatives / complémentaires ?
Questionnement des chercheurs : les enseignants, en général issus de classe moyenne, portent-ils un regard “biaisé” sur la réussite de ces enfants ?
Est-ce que le fait que ces enfants viennent de milieux plus défavorisés viendrait activer chez les enseignants, à leur insu, l'idée que ces élèves réussissent moins bien ?
Est-ce que cela pourrait changer leur comportement vis-à-vis de ces élèves ?
Est-ce que cela influencerait en cascade les performances des élèves ?
Avant cette étude, Rosenthal avait fait une précédente étude :
Rats distribués aléatoirement dans 2 groupes et confiés à des étudiants de psychologie ; objectif : leur apprendre à traverser un labyrinthe.
Les rats
Rats étiquetés “brillant” : (on a dit aux élèves que leurs rats était brillant)
Rats étiquetés “mous” (on a dit aux élèves que leurs rats étaient mous)
Résultats : rats “brillants” ont des meilleures performances pour progresser dans le labyrinthe
Pourquoi ?
Questionnaire pour évaluer la perception des étudiants de leurs rats : groupe “rats brillants” : perçu comme plus sympathique, plaisant, agréable.
Conséquence de l’étiquetage
: les étudiants qui se sont occupés des rats brillants l’on fait avec plus d'enthousiasme, en ont pris plus grand soin que l'autre groupe, avec les rats mous.
Conclusion
: les infos reçues en amont concernant le niveau des rats ont modifié leurs attentes -> leurs comportements envers les rats -> les performances des rats.
Phénomène que l’on appelle la
“prophétie auto-réalisatrice”.
Les chercheurs se sont posé la question : est ce que ce phénomène pourrait exister aussi en contexte scolaire, avec des enfants ?
Nouvelle étude sur des étudiants :
Question éthique : test uniquement des attentes favorable
Expérimentation dans un quartier défavorisé de San Francisco
Début d’année : après une phase d'évaluation des élèves, chaque enseignant apprend que 5 élèves de sa classe auraient un excellent potentiel académique (en réalité, les noms des enfants ont été tirés au sort).
Mesures régulières (QI) : au cours de l’année, l’évolution du niveau des élèves de la classe) groupe expérimental : groupe étiqueté avec un excellent potentiel : groupe contrôle : sans étiquetage).
Résultats : voir diapo 46
Conclusion
: la simple info quant au “potentiel” des élèves a eu des conséquences sur leurs résultats. Comment l’expliquer ?
Enseignants décrivent ces élèves comme ayant plus de chance de réussite, comme étant plus heureux, plus curieux, plus intéressants, plus autonomes intellectuellement
Croyances (“attentes”) de l'enseignant -> attitude/comportement de l'enseignant -> conséquences que la performance de l’élève (“prophétie auto-réalisatrice”).
=> c’est là que l’on a appelé “L’effet Pygmalion”
-> influence des croyances, des comportements de l'environnement social sur le développement (de l’intelligence) de l’enfant.