3 la culture de sécurité
Les mesures de prévention peuvent être de différents types, notamment
par l'intégration des 3 piliers de la sécurité
Ces 3 piliers sont issus de l’évolution historique des approches de la sécurité,
chaque dimension s’ajoutant aux précédentes au bénéfice de la culture de sécurité.
Les facteurs organisationnels et humains (à partir des années 2000)
organisationnelles (comme la mise en place de procédures de travail sécuritaires)
et individuelles (par exemple, la formation des travailleurs à la sécurité).
La fiabilité technique (années 1960-1980)
Les systèmes de management de la sécurité (années 1980-2000)
Un plus grand formalisme s’installe dans les industries à risque avec la mise en place des systèmes de management de la sécurité : politiques d’entreprise, règles et procédures, pilotage par indicateurs, reportings, techniques d’analyses de risque et d’analyse d’évènement, etc.
La sécurité est alors portée par les experts. Une deuxième vague de réduction de l’accidentologie est constatée, mais elle aussi atteint un palier.
Pourquoi ? Essentiellement en raison d’une démarche descendante portée par des experts, trop éloignée des réalités de terrain et avec une faible implication des différents acteurs de l’organisation.
Le système de management de la sécurité produit parfois des effets pervers. Par exemple, le sous-reporting de certains incidents permet de faire baisser artificiellement le taux de fréquence. Dans certaines industries, on en arrive au syndrome de la prairie verte : des tableaux d’indicateurs domestiqués qui montrent que tout va bien
bonnes pratiques
Redonner du sens au système de management pour qu’il soit plus près des réalités de terrain
techniques (par exemple, l'utilisation d'équipement de protection),
La prévention: les industries focalisent en priorité sur la fiabilité technique pour baisser leur accidentologie. Elles investissent sur l’intégrité des installations industrielles, l’amélioration des procédés, le matériel, la maintenance, etc.
Les performances de sécurité s’améliorent : on constate une réduction du nombre d’accidents, jusqu’à atteindre un palier où les résultats de sécurité peinent à s’améliorer davantage.
deux accidents majeurs (Seveso en 1976 et Three Mile Island en 1979) donnent lieu à un renforcement des exigences règlementaires, notamment via la directive Seveso 1 en 1982.
bonnes pratiques
S’assurer du niveau de la sécurité technique et le maintenir
Ils sont considérés comme un des 3 piliers de la culture de sécurité
Introduire, Intégrer véritablement les facteurs organisationnels et humains (FOH) dans sa politique de sécurité, à la gestion de la sécurité depuis la conception jusqu’à l’exploitation
c'est identifier les conditions qui permettent de favoriser des comportements sûrs à tous les niveaux de l’organisation.
c’est agir sur 4 niveaux :
qui s’intéressent aux conditions réelles de l’activité humaine au travers de 4 dimensions
est une approche (bonnes pratiques) qui constitue un puissant levier de progression dans les organisations
culture de sécurité
Une attention permanente aux 3 piliers
se traduit en terme de performance en sécurité
Plusieurs points de vigilance sont à préciser afin d’agir efficacement dans les entreprises. Il est nécessaire de :
maîtriser ces 3 piliers de manière permanente, ce qui nécessite des efforts sur le long terme.
mener conjointement des actions cohérentes sur les 3 piliers, sans tomber dans le piège de les traiter en silo ;
techniques règles et hommes sont indissociables
assurer un équilibre d’actions : un pilier ne peut être un palliatif à une action insuffisante dans les deux autres ;
La dimension humaine est une très forte composante de la fiabilité des systèmes de sécurité.
en effet, ans tous les secteurs d’activités, la sécurité est assurée au jour le jour par les agents qui travaillent sur le terrain, dans des installations à risques ou sur des chantiers.
Mais attention ! Invoquer trop rapidement l’erreur humaine en cas d’accident est bien souvent un raccourci qui ne favorise pas la prévention. .
l'individu ;
l'organisation et le management
les collectifs de travail ;
y compris pour toutes les entreprises qui ont fortement investi dans leur fiabilité technique et dans leur système de management, et qui souhaitent continuer à progresser en sécurité.
Elle permet d'agir sur l'accidentologie
les situations de travail ;
Il s’agit plutôt de se demander quelles ont été les conditions organisationnelles qui ont mené à l’accident
c'est réfléchir à des dimension telles que l'organisation du travail ou bien la place à donner à la sécurité.
L’objectif final ? Favoriser le développement de comportements et améliorer la performance sécurité de l’ensemble de l’organisation.
L’individu, un acteur majeur de l’amélioration de la sécurité
Les entreprises ou les sites industriels ne fonctionnent pas tout seuls ! Les forces vives de l’organisation sont les femmes et les hommes qui y travaillent. Ils sont au cœur de l’activité, en première ligne en matière de sécurité.
on peut les accompagner en misant sur :
la formation et le développement des compétences ;
la mise en place de pratiques de fiabilité : check-lists, minute d’arrêt sécurité par exemple ;
des visites managériales ou des observation terrain ;
mais attention à ne pas tomber dans le piège d’une sécurité uniquement centrée sur l’individu !
En cas d’accident, l’erreur humaine a « bon dos , l’erreur humaine de l’opérateur de première ligne est le coupable idéal
Une telle approche reviendrait à agir en surface,
Les situations de travail jouent un rôle primordial sur les comportements
Les conditions dans lesquelles évoluent les individus sont déterminantes : elles influent sur les comportements.
Faites l’exercice : en voiture, conduisez-vous de la même manière sur une route départementale pleine de nids-de-poule et sur une route bien entretenue ? Si vous avez de nombreux passagers à bord en pleine conversation, ou si vous êtes seul(e) ?
En sécurité, il est donc nécessaire de s’intéresser aux situations de travail :
l’état des installations et du matériel ;
la documentation interne disponible ;
les conditions de réalisation de l’activité : bruit, odeurs, etc. ;
le moment auquel se déroule l’activité : jour, nuit ;
les informations dont les opérateurs disposent ;
la conception et l’ergonomie des postes de travail ;
le collectif de travail et les relations au sein du collectif ;
etc.
L’individu fait lui-même partie de la situation de travail
Son état de fatigue, son rythme biologique, son lien avec ses collègues, son état psychologique lié à certains moments de la vie (maladie, deuils, etc.) sont des éléments à prendre en compte dans l’analyse du travail et le déroulement de l’activité.
Les collectifs de travail : un apport essentiel à la sécurité
Dans une organisation, on ne travaille pas seul(e), on fait partie d’une équipe, d’un collectif de travail. L’apport des collectifs à la sécurité est essentiel :
les valeurs de sécurité du groupe contribuent très efficacement à uniformiser les valeurs de sécurité de chacun des membres du groupe ;
l’entraide, l’esprit d’équipe et la vigilance partagée permettent de détecter et de récupérer des situations dégradées ou des erreurs, d’alimenter le retour d’expérience ;
etc.
Un fonctionnement en silo, des tensions entre collectifs de travail, une mauvaise communication, un faible esprit d’équipe… peuvent mettre à mal la sécurité.
L’organisation & le management : pour une action pérenne qui touche au fondamentaux de l’organisation
Les collectifs, une dimension fondamentale de la culture de sécurité ».
Les managers sont des acteurs clés
Rien n’influence plus le comportement des salariés que le propre comportement des managers.
Par leur exemplarité, leurs arbitrages, leurs renoncements, leurs discours, ils vont impulser un engagement sécurité auprès de leurs équipes. C’est tout l’enjeu d’un leadership en sécurité fort dans les organisations.
Être crédible et exemplaire
Être exemplaire en sécurité, c’est appliquer à vous-même les comportements que vous demandez à votre équipe. C’est faire vivre votre engagement par les mots mais surtout par les actes, avec constance et consistance.
Les 7 principes du leadership en sécurité
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En effet , dans les accidents technologiques majeurs, les causes organisationnelles pèsent bien plus que les causes individuelles.
en se focalisant sur le comportement, elles ne prennent pas en compte le caractère multicausal de l'accident
les mesures mises en œuvre seront le plus souvent inefficaces pour assurer une prévention durable
l'évaluation ne sera pas complète
Pour travailler en profondeur (et de façon plus globale !), il faut intégrer les autres dimensions des facteurs organisationnels