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Psychologie cognitive et systémique - Coggle Diagram
Psychologie cognitive et systémique
Définition
Psychologie cognitive
approche de l'esprit humain centrée sur le traitement de l'information et l'étude des états mentaux
Sciences cognitives
approche interdisciplinaires rassemblant psychologie, philosophie, linguistique, anthropologie, intelligence artificielle et neurosciences
Différente mais comparée à
Perspective behavioriste
seuls les comportements observables sont à étudier
Perspective psychanalytique
intérêt pour les processus inconscients et les émotions
Histoire et grandes figures
Hermann Ebbinghaus (XIXème)
étude expérimentale des mécanismes d'apprentissage chez l'Homme
=> la courbe de l'oubli
William James (XIXème)
fondateur de la psychologie aux USA
=> nature active de la pensée humaine, et pragmatisme
La révolution behavioriste
Ivan Pavlov
prix Nobel 1904 physiologie et médecine
=> apprentissage et réflexe conditionnel
John B. Watson
introduit une science du comportement en 1924, le behaviorisme
Tout comportement est le fruit d'un apprentissage
Toute puissance de l'éducation
Refus de l'étude des processus mentaux ,trop subjectifs
Refus d'une division entre l'animal et l'Homme (à contrepied de la philosophie)
Base des thérapies comportementales : le comportement qui pose problème a été appris dans une situation négative antérieure
La Gestalt
psychologie de la forme
étudie les lois réglant la perception visuelle des formes
"bonnes formes apprises"
loi de prégnance
interprétation = décision
insight : réorganisation de la situation, processus de compréhension globale
l'expérience visuelle joue un rôle crucial dans le développement de l'enfant, en particulier dans l'acquisition de la marche
Psychologie cognitive contemporaine
émergence dans les années 50
N. Chomsky (linguiste)
structure du langage trop complexe pour être analysée par les théories behavioristes
existence d'une capacité pour le langage avant la naissance, chez l'Homme
Jean Piaget
théorie du développement psychologique de l'enfant
logique de l'enfant
G. Miller et J. Brunner
accent sur la façon dont le sujet traite l'information
reconstituer les stratégies de pensée, voire les visions du monde des personnes en train de pensée
Alan Turing
modèle informatique, bases de l'intelligence artificielle
pensée humaine = suite d'opérations logiques effectuées sur des symboles abstraits
programmes d'actions sous-jacents
Penser = manipuler des représentations (symboles, images, concepts sur lesquels on effectue un ensemble d'opérations logiques)
Processus en 3 temps :
filtrage des données
mise en forme
traitement
Paul Broca, en s'appuyant sur la phrénologie de Franz J. Gall (étude de la forme du crâne)
découverte de l'Aire de Broca
aire d'expression du langage par les muscles des lèvres, de la langue, du larynx etc.
aphasie de Broca si lésion
base de la découverte de la différence interhémisphérique chez l'Homme
Wernicke
découverte de l'Aire de Wernicke
qui convertie les sons en mots, aire de compréhension du langage parlé
jargonophasie si lésion
base de la découverte de la différence interhémisphérique chez l'Homme
Neurosciences
Donald Hebb
loi de Hebb sur la plasticité des neurones (plasticité cérébrale)
renforcement des connexions synaptiques entre les neurones fréquemment sollicités
Roger Sperry
prix Nobel de médecine 1951
décrit le rôle de chaque hémisphère cérébral
Syndrome de déconnexion du corps calleux
met en lumière le transfert de l'information entre les hémisphères
application en chirurgie de l'épilepsie
Hémisphère gauche analytique
Hémisphère droit empirique, intuitif
David Hubel et Torsten Wiesel
prix Nobel de médecine 1981
fondement de la neurophysiologie visuelle
Eric Kandel
prix Nobel de physiologie médecine 2000
fondateur des neurosciences modernes
étude de l'aplysie
apprentissage non pas en modifiant les neurones mais en renforçant ou en créant des synapses
La pensée est un fonctionnement cérébral
objectif de mettre en évidence des mécanismes neurophysiologiques sous-jacents aux fonctions cognitives
structures neurales et réseaux
La mémoire
Emmanuel Kant
"Le monde tel qu'on le perçoit n'est pas un exact reflet de la réalité mais une reconstruction mentale."
Mémoire sensorielle
Conservation des informations pendant quelques instants, stockage sériel < 30 secondes lié à la perception
Sensations
L'organisme capte et interprète les signaux du milieu externe. Ils sont convoyés par les organes des sens et interprétés en 1er lieu par le système proprioceptif
Enregistrement des informations provenant des expériences et d'événements (biais de la perception)
conservation et restitution
Elle permet d'interagir avec notre environnement.
indispensable à la réflexion et à la projection
base de notre identité
Elle n'est pas une forme particulière de la cognition mais est au coeur de la cognition, dont elle modèle le fonctionnement. Elle ne s'oppose pas à l'intelligence.
Mécanismes de la mémoire = complexes
facteurs cognitifs, affectifs, sociaux et idéologiques
Mémoire à court terme (forme passive)
mémoire de travail (forme active)
stockage temporaire de l'info entrante, avec une capacité limitée
7 éléments pendant 15-20 secondes
Alain Baddeley
Mémoire de travail : système à capacité limitée qui assure simultanément le maintien temporaire et la manipulation des représentations cognitives nécessaires à la réalisation de tâches complexes
compréhension du langage, raisonnement, résolution de problèmes
Système non unitaire, composé de 3 sous-ensembles
Centre exécutif
a pour fonction le contrôle de l'attention
permet d'élaborer des stratégies, de planifier les différentes étapes d'une action et d'inhiber les réponses non pertinentes
Registre visuo-spatial
maintien temporaire des info visuelles et spatiales, intervenant dans la manipulation des images mentales
Boucle articulatoire
maintien temporaire en mémoire
ex : numéro de téléphone avant composition
Mémoire à long terme
Mémoire déclarative, implicite, consciente
Episodique
concerne des événements particuliers de notre vie (autobiographiques)
situés dans un contexte spatio-temporel précis
elle participe à la formation du moi
construction dans l'enfance, entre 3 et 5 ans
étroitement liée à la mémoire sémantique
la plupart des souvenirs épisodiques se transforment en connaissances générales
Sémantique
Connaissance des faits, décorrélés des circonstances exactes dans lesquels ils ont été mémorisés
connaissance du monde et de soi
base de l'utilisation du langage
se construit et se réorganise tout au long de la vie, par l'apprentissage et la mémorisation, de concepts généraux (sens des mots, savoirs sur les objets) et de concepts individuels (savoirs sur les lieux, les personnes)
Mémoire non déclarative, non implicite, non consciente
Procédurale
Acquisition des savoir-faire perceptivo-moteurs ou cognitifs sans nécessaire références aux expériences antérieures
Les opérations s'expriment sous forme d'action
Mémoire des automatismes (marcher, conduire, musique, mathématiques, etc.)
Processus effectués de façon implicite, donc insconciente
Apprentissage associatif
Mémoire = systèmes interconnectés impliquant des réseaux neuronaux distincts
mémoire procédurale (cervelet et noyau gris)
mémoire sémantique (vaste région du néocortex)
mémoire épisodique (cortex préfrontal, hippocampe, thalamus)
mémoire de travail/court terme (néocortex, cortex préfrontal)
mémoire de représentation/amorçage
= capacité à mémoriser une image ou un visage dès la 1ère fois ; reconnaissance plus rapide d'une info si elle a déjà été vue
néocortex
Troubles de la mémoire
troubles mnésiques
Cohen et L. Squire
étude de l'amnésie en 1980
à partir du cas du patient H. M. (Henry Gustav Molaison)
Mémoire déclarative
apprentissage à un niveau conscient
Mémoire non déclarative
performance modifiée en fonction de l'expérience
apprentissage à un niveau inconscient
capacité d'apprendre des tâches qui ne nécessitent pas un rappel conscient
ex : le patient H.M. n'a pas souvenir d'avoir appris des tâches, et pourtant il sait en réaliser le processus
différent de l'inconscient freudien
les neurosciences s'intéressent à la conscience mais en tentant d'identifier les mécanismes cérébraux impliqués dans les actes, les paroles et les émotions
En psychiatrie, l'oubli est nécessaire à la santé mentale
En neurosciences, le cerveau n'est pas programmé pour tout retenir
Altération de la capacité à :
mémoriser un fait nouveau
retrouver un souvenir
les 2
Amnésie antérograde
difficulté à former de nouveaux souvenirs
perte de repères spatio-temporels
perte de mémoire prospective, difficultés à se projeter
ex : Alzheimer, patients cérébro-lésés
la mémoire ancienne est conservée
Amnésie rétrograde
difficulté à mobiliser les souvenirs antérieurs à la maladie
Amnésie lacunaire
perte de mémoire liée à un épisode (perte de connaissance, crise d'épilepsie, etc.)
les autres souvenirs restent intacts
Origine des troubles :
Psychologiques (stress, anxiété, dépression, fatigue importante, etc.)
Comportementale (manque de sommeil, syndrome d'apnée du sommeil, etc.)
Médicamenteuse (anxiolytiques, somnifères, etc.)
Cérébrale (Parkinson, épilepsie encéphalite, tumeur, sclérose en plaques, maladie dégénérative, etc.)
Toxique (intoxication au CO, usage de drogues, etc.)
Traumatique (séquelles de traumatismes crâniens, etc.)
Nutritionnelle (carence en vitamines, alcoolisme, etc.)
Vasculaire (AVC, AIT, diabète, etc.)
L'apprentissage
Behaviorisme
réponse à un stimulus
Conception :
il y a apprentissage lorsqu'un organisme placé plusieurs fois dans la même situation modifie sa conduite de façon systématique et quasiment durable
Cognitivisme
flux de connaissance
Constructivisme
modèles mentaux/représentations mentales
Expérimentalisme
apprentissage par l'expérience
Social et contextuel
apprentissage à travers et avec les autres
Conception : pas de séquence automatisée d'associations établies
mais réponse globale qui se réfère à une représentation mentale avec un but à atteindre
L'habituation donne un indice de mémoire
diminution graduelle de l'intensité, durée ou fréquence d'une réponse à la suite de présentation répétées d'un stimulus.
Chez l'Homme, conditionnée par la motivation (limite psychologique)
Apprentissage par construction graduelle des connaissances
mise en relation des connaissances antérieures et des nouvelles info
nécessite une organisation des connaissances
Métacognition
contrôle que le sujet a sur lui-même et sur ses stratégies cognitives
Contraintes structurelles
liées aux composantes du système cognitif et à leurs relations réciproques
=> architecture cognitive
Contraintes fonctionnelles
capacité de traitement qualitatif et quantitatif des informations par le système cognitif humain
possibilité de contourner ces limites (mémoire de travail / mémoire à long terme)
Piaget : la connaissance suppose l'action
Stanislas Dehaene
le cerveau alphabétisé
transformation du cerveau par l'apprentissage de la lecture
Education thérapeutique
Essentielle dans la gestion des maladies chroniques, en hausse
Processus de prise en charge continue du patient, de son entourage et des associations
nécessite une adhésion mutuelle entre le patient et l'équipe de soins
Sensibilisation
Information
Apprentissage
Accompagnement psychosocial
Apports de connaissances
et/ou apprentissages gestuels
moyens pédagogiques : choix du lieu et du moment
Centré sur :
habitudes de vie du patient
conséquences de la maladie pour le patient (physiques et cognitives)
existence ou non d'une marge de liberté dans les choix de vie
Théories de la communication
Modèle linéaire de transmission de l'information par Shannon 1952
1) la source d'information énonce un message
2) l'émetteur décode le message et le transforme en signal
3) le signal est acheminé par un canal
4) le signal est décodé par le récepteur, qui reconstitue le message à partir du signal
5) le récepteur transmet le message au destinataire
Ecole de Palo Alto
Gregory Bateson : naissance de l'approche systémique de la communication
importance accordée aux différents systèmes dont elle fait partie (familial, professionnel, social, etc.)
=> système dynamique caractérisé par la circularité des échanges
Langage individuel / familial / social
Langage familial
ordonne la pensée, modèle son idéologie, contribue à son imaginaire
mode d'interaction particulier, propre à chaque famille
6 langages dominants (continuité et superposition possible de ces langages)
Langage de la méfiance
Langage du secret
Langage du sacrifice
Langage du corps
Langage du paradoxe
Langage de l'agir
Watzlawick
Les 5 axiomes de la communication
3) La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires
ex : conflit conjugal où le comportement de l'un induit le comportement de l'autre, en cercle vicieux
4) Les êtres humains usent simultanément de deux modes de communication :
digital et analogique
La communication analogique
Elle définit la relation
ensemble hétérogène de propriétés :
aspect extérieur des participants
comportements de la relation spatiale
mouvements du corps
expressions faciales
regards, contacts visuels
intonations vocales
mais manque de souplesse et de précision
La communication digitale
Elle définit le contenu de la relation
nature symbolique
elle lève l'ambiguïté de la communication analogique
parler sur la relation = méta-communiquer, utiliser le langage
2) Toute communication présente 2 aspects :
le contenu et la relation
le second englobe le premier donc est une métacognition
tout message transmet une information mais induit aussi un comportement
5) Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon s'il se fonde sur l'égalité ou la différence
Relation symétrique
relation d'égalité qui minimise la différence
Relation complémentaire
maximise la différence
1) On ne peut pas ne pas communiquer
Le cerveau limbique
gestion des émotions
Antonio et Hannah Damasio
"Prendre des décisions sociales adaptées implique des signaux émotionnels ou d'autres indicateurs de l'état de l'organisme. Ces signaux sont des marqueurs somatiques."
Le cortex préfrontal ne génère pas les émotions mais les contrôle
Emotions générées plus profondément par le système limbique
L'amygdale (lobe temporal) reçoit des influences de toutes les aires sensorielles