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Apport de la CMF dans les leucémies aigües - Coggle Diagram
Apport de la CMF dans les leucémies aigües
Introduction
Leucémies aigües = expansions clonales hétérogènes de cells précurseurs hématopoïétiques/ cells souches qui vont rester bloquées au 1er stade de matura°. Tout ce qui vient après ce 1er stade n'est pas formé (par ex il n'y a pas de PNN) et on va avoir uniquement des cells souches.
Dans un 1er temps, l'analyse cytologique du myélogramme permet de donner une orienta° diagnostique :
Cells immatures (blastes) >20% -> leucémie aiguë.
Avec corps d'Auer -> orienta° vers une leucémie aiguë myéloïde.
Myélopéroxydase (enzyme spécifique des granula° primaires des cells de la lignée granulomonocytaire) : Positive -> orienta° vers une leucémie aiguë myéloïde. Négative -> orienta° vers une leucémie aiguë myéloïde peu différentiée (LAM0) ou une leucémie aigüe lymphoblastique (LAL).
Problème, avec seulement la cytologie du myélogramme lorsque l'on est face à une myélopéroxydase négative, on ne peut pas savoir si c'est une LAL ou LAM0 -> un des intérêts de la CMF...
Pour rappel, les leucémies aiguës sont définies par leur phénotype :
Leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) : expression de marqueur lymphoïdes B ou T.
Leucémie aiguë myéloïde (LAM) : expression de marqueurs myéloïdes ou monocytaires.
Leucémie aiguë indifférenciée (absence de marqueurs de lignée).
Leucémie aiguë de phénotype mixte (bi-phénotypique) : Co-expression B+M et Co-expression T+M.
Quels panels d'Ac utiliser ?
Panel d'Ac doit permettre de répondre aux objectifs.
Marqueurs d'immaturité, sans assignent de lignée : CD45, CD34, HLA-Dr, CD38 car notre but est de prouver le caractère blastique.
Marqueurs de lignée pour assigner et classifier la LA : LAL ou LAM ?
Marqueurs myéloïdes : CD13, CD33, CD117 :
Lignée granuleuse : MPO, CD15, CD64, CD65, CD11c.
Lignée monoculaire : Idem + CD36, CD14.
Lignée érythroblastique : CD36 puis CD235a (glycophorine A).
Lignée plaquettaire : CD36, CD41 (gpIIb), CD61 (gpIIIa), CD42 (gpIb).
Marqueurs lymphoïdes B : CD19, CD20, cCD79a, CD22, CD10 (cIgM, IgS).
Marqueurs lymphoïdes T : CD3, CD2, CD5, CD7, CD4, CD8 (CD1a, TCR).
Objectifs de la CMF dans les leucémies aiguës
Aider au diagnostic en complément de la cytologie ou quand l'examen cytologique est difficile :
Assigna° à une lignée (LAL, LAM).
Déterminer le niveau de différencia°/ matura° = imp pour la classifica°.
Déterminer des profils phénotypiques particuliers qui peuvent être associés à des anomalies cytogénétique récurrentes par ex :
L'expression du CD19 dans les LAM
avec une transloca° : t(8,21) (q22; q22)
.
La perte d'expression du CD34 et HLA-DR dans les muta° du gène NPM1.
Mais surtout cela nous permet de rechercher le phénotype aberrant propre aux cells leucémiques. C'est indispensable pour la détec° de la maladie résiduelle.
Ce diagnostic-là est diff des cells classiques immatures dans 90% des LAM et 85% des LAL.
Rechercher l'expression de marqueurs utilisés comme cible thérapeutique :
Ex du CD33 qui est une cible du Mylotarg (gentuzumab ozogamicin).
CD20 cible du Rituximab.
Réalisa° du suivi de la maladie résiduelle.
=> Pour résumer : CMF a des objectifs de diagnostic, de classifica°, de pronostic et enfin de survie.
Quantifica° des cells blastiques
CMF permet aussi de faire une quantifica° des cells blastiques même si on peut le faire en cytologie à l'aide d'un myélogramme.
Peu utile sauf si la cytologie est diff.
Peut être réalisée dans le cadre d'un suivre pour rechercher le phénotype de ces cells et donc rechercher la maladie résiduelle après avoir traité le patient.
Pré requis est que le phénotype des cells blastiques soit diff de celui des cells immatures normales. Vrai dans la plupart des temps -> à 90% pour les LAM et 85% pour les LAL. Par conséquent, dans 10% des LAM et 15% des LAL les phénotypes sont égaux et on ne pourra pas les différencier.
Phénotypes aberrants des LA
Très souvent diff de celui des cells immatures normales car ce phénotype est aberrant = les marqueurs sont là alors qu'ils ne devraient pas l'être.
Marqueurs infidèles de lignée :
CD7 (LT) : exprimé dans 20% des LAM mais 40% des LAM0, LAM1.
CD19 (LB) : exprimé dans 16% des LAM mais associé à la t(8,21) dans 90% des cas.
Marqueurs qui posent le diagnostic d'asynchornisme de matura°:
Co-expression de marqueurs impossibles en physiologie. Par ex la présence à la fois d'un marqueur myéloïde immature CD117+ et d'un marqueur myéloïde mature CD15 (cell ne peut pas être mature et immature en même temps).
La sur/sous expression de certains marqueurs.
La perte complète de marqueur qui devrait être là comme le CD34 sur les cells souches. S'il n'est pas là ce n'est pas normal.
Études de la maladie résiduelle
Doit être basée sur l'existence d'un phénotype aberrant ce qui est le cas pour 90% des LAM et 85% des LAL.
Nécessite d'acquérir un grand nombre d'événement (= 500 000) si on veut obtenir une sensibilité suffisante qui nous dis "le patient est en rémission", "il n'est pas en rémission".
Mais cela reste difficile car même si les cells de LA sont toutes des cells souches il existe des sous-clones. Ainsi il arrive que des sous clones (hétérogénéité plastique) ne soient pas détectés en CMF et qui puissent réapparaitre plus tard via une sélec° par les ttt. Cela peut entrainer des rechutes quand cette pop blastique sous-clonale est en nombre suffisant.
Ex de CNF -> montre que la CMF peut grâce à l'étude de la maladie résiduelle nous dire "tient ce patient va peut-être rechuter", "tient ce patient va bien".
Qualifica° des cells blastiques
Caractéristiques morphométriques des LA
Quand on fait une analyse avec la CMF, on se retrouve avec des graphiques = représenta° taille/structure -> permet de sélectionner les cells nucléées et d'éliminer les débris = cells mortes qui vont lier de façon non spécifique les Ac.
Caractéristiques phénotypiques des LA
Réaliser le graphique structure/ CD45 avec les cells sélectionné. Ce graphique est un marqueur pan leucocytaire qui permet de différencier les diffs lignées.
Présence de gros amas donc avec d'autres marqueurs possibilité de faire la diff entre des monocytes et des blastes par ex.
CMF = outil imp dans les LAL car c'est le seul outil qui permet de classer les LAL. Grâce à la CMF on peut savoir si une LAL B ou une LAL T est plutôt I, II, III ou IV. Rien d'autre ne peux le faire !
Classifica° EGIL.
Conclusion : CMF appliquée à l'étude des LA permet
De déterminer les profils phénotypiques particuliers associés à des anomalies génétiques récurrentes (même si on préfére en général l'étude génétique pour ça car beaucoup plus intéressante).
Mais surtout (+++) permet la mise en évidence de marqueurs aberrants ou LAIP (Leucémie Aberrant Immunophenotype) indispensables à l'étude de la maladie résiduelle.
De confirmer les sous-types difficiles à caractériser morphologiquement avec uniquement la cytologie :
LA monoblastique.
Érythro-leucémie pure (très difficile à voir en cytologie).
LA mégacaryoblastique.
Le diagnostic de sarcome myéloïde : difficulté diagnostique pour les anatomo-pathologistes .
La recherche d'expression de marqueurs utilisés comme cibles thérapeutiques (antiCD33 Mylotarg).
D'identifier les sous-types morphologiquement indéfinis cad savoir à quelle lignée appartient la LA.
Si c'est une : LAM peu différenciée/ LAL.
Une LA indiffférenciée.
Ou une LA de phénotype mixte.