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La structuration de l'espace social - Coggle Diagram
La structuration de l'espace social
Les facteurs de structuration et de hierarchisation
La position dans le cycle de vie
(l'age influence les conditions de vie : l'accès aux ressources, au prestige,.. (les jeunes ont des situations beaucoup plus précaires que les vieux)
Le genre des individus
(la socialisation différenciée entraîne des inégalités entre les femmes et les hommes, beaucoup de stéréotypes, différences dans les représentations au travail, au domicile,...)
Le niveau de diplome/le revenu/la PCS
(plus un diplome est élevé plus la PCS est élevée plus les revenus et le patrimoine sont élevés)
La composition des ménages
(avec un même revenu, les conditions de vie seront différentes selon le nombre d'individus)
Le lieu de résidence
(certains territoires sont mieux desservis que d'autres, plus d'accès à la culture, aux soins, à l'éducation,...)
L'espace social n'est pas figé.
La salarisation (= augmentation de la part des emplois salariés dans l'ensemble des emplois)
-> avec la baisse de l'artisanat et le développement de l'industrie et de la grande distribution
-> le statut le plus protégé
-> mais un retour à l'indep depuis 2010s
La tertiarisation (= augmentation de la part des emplois tertiaires dans l'ens des emplois)
création d'emplois dans la santé, dans l'action sociale, le commerce,...
baisse des emplois indu et agricoles
s'explique par des différentiels de gains de productivité
3/4 des emplois
La qualification (= augmentation de la part des emplois qualifiés dans l'ens des emplois)
Le PT supprime les emplois peu/pas qualifiés mais augmente la demande des emplois très qualifiés
La mondialisation délocalise les emplois moins qualifiés (en Asie par exemple)
La féminisation (= augmentation de la part des femmes dans l'emploi)
Depuis les années 60s, beaucoup de mouvements sociaux et davantage de droits
Emancipation des femmes, indépendance, besoin d'autonomie, changement de valeurs,...
Karl Marx
Pour lui, la place dans la société dépend de la place des individus dans le processus de production :
Possède les moyens de production (= bourgeois)
Possède que la force de travail (= prolétaires)
Les capitalistes exploitent la
plus-value
générée par les ouvriers (ouvriers gagnent moins que ce qu'ils rapportent)
Au fil des luttes sociales nait une
conscience de classe,
et la classe ouvrière passe d'une
classe en soi
à une
classe pour soi
Pour Marx, les classes sociales réunissent des personnes :
Occupant une même position dans le processus de production
Partageant une conscience de classe, des liens sociaux, une capacité de mobilisation
La dimension économique est essentielle ici
Classe sociale pour Marx :
Même place dans le processus de production + mode de vie semblable = classe en soi
Conscience de classe + lutte des classes = classe pour soi
Max Weber
Pour lui, la classe sociale est déterminée par 3 dimensions
:
Critère économique
(1 classe est un ensemble d'individus qui partagent une même situation de classe, capable de se procurer les mêmes biens)
Critère Social
(groupes de statut = prestige, liés à une distinction symbolique (style de vie, naissance,..)
Critère politique
(accès au pouvoir politique et capacité à l'influencer)
Les 3 ordres sont liés mais distincts, on peut être haut dans le critère économique mais faible dans le critère politique
Cette structure est multidimensionnelle et ne débouche pas sur une polarisation
Pour Marx, les revenus ne sont pas une classe sociale mais la source de ce revenu décide de la classe sociale
Pour Weber, le critère économique classe les individus selon leur niveau de richesse
Pour Marx, seul le critère économique explique les stratifications sociales
Pour Weber, la stratification sociale dépend de 3 dimensions.
Notion de classe sociale obsolète car les frontières de classe se sont affaiblies
Il y a une baisse de certaines inégalités qui fait reculer la classe en soi :
Les inégalités socio-économiques diminuent, les pratiques de consommation, les modes de vie se ressemblent de plus en plus > homogénéisation.
Henri Mendras parle de "moyennisation" = la baisse des inégalités (baisse des distances interclasses).
Plusieurs causes :
Pendant les 30 glorieuses > forte croissance, augmentation des revenus, rapprochement des conditions de vie et atténuation des disparités socio-économiques, instauration d'un salaire minimum, protection sociale... > augmente le niveau de vie des ouvriers qui s'embourgeoisent
L'ecole se démocratise
Plus forte mobilité sociale
emplois de plus en plus qualifiés
Modes de vie se rapprochent
Un processus d'individualisation qui fait reculer la classe pour soi :
Baisse du sentiment d'appartenance à la classe ouvrière, augmentation d'appartenance à la classe moyenne (baisse du PCF et des syndicats)
Mutation économique > disparition des grands bastions industriels (ouvriers)
Nouveau mode d'organisation du travail qui développe l'individualisation (les ouvriers sont en concurrence à cause de la précarité, du chomage, et les horaires sont de plus en plus atypiques, les employés de plus en plus autonomes ce qui déstructure les collectifs de travail)
Moins de question sociale précaire/bourgeois, plus de question sociale français/immigré
Les distances intraclasses augmentent > existe des inégalités entre des individus appartenant à la même PCS
Situations hétérogènes entre le monde précaire et le monde stabilisé > conditions de travail très différentes entre un employé de bureau et un employé d'aide à la personne
Notion de classe sociale encore efficace dans certains cas
Pertinence de la classe en soi avec des inégalités toujours présentes :
Inégalités entre groupes sociaux n'ont pas disparues et sont de plus en plus renforcées
Ecart entre le plus riche et le plus pauvre augmente
Reussites solaires et inégalités culturelles sont encore très fortes
Il continue d'exister des classes en soi, c'est-à-dire des groupes qui partagent des conditions de vie très similaires et inégales par rapport à d'autres groupes
Pertinence de la classe pour soi avec l'exemple des gilets jaunes et de la haute bourgeoisie :
La bourgeoisie continue d'avoir des conditions de vie qui la distinguent du reste de la population et elle utilise des stratégies d'entre-soi (rallyes, maisons fermes, écoles privées,..)
Les gilets jaunes se sont mobilisés à grande échelle pour une lutte de classe
D'autres approches ?
D'autres approches sont cependant nécessaires car l'analyse en terme de Cs ne parvient pas à expliquer la société d'aujourdhui.
Ainsi, il faut articuler tous les facteurs de structration de l'espace social entre eux > genre, age, lieu de résidence,..
Il faut donc croiser les effets de l'appartenance sociale avec le reste des facteurs !!