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14 mai 1948: la naissance de l'État d'Israël: un tournant majeur…
14 mai 1948: la naissance de l'État d'Israël: un tournant majeur pour le Proche-Orient
Trois éléments justifient la création de l'État d'Israël
La continuité historique revendiquée par rapport à l’Israël biblique et l’espoir entretenu de génération en génération par les juifs de la diaspora d’un retour à la « Terre promise ».
L’État d’Israël présenté comme le refuge des juifs persécutés d’autant plus essentiel au lendemain de la Shoah
La déclaration d’indépendance prend enfin appui sur le droit naturel, qui est lui-même la source du droit international: droit des Juifs à se constituer en nation
Les raisons de l'échec du plan de partage de l'ONU
Refus du plan de partage par les Arabes de Palestine soutenus par les États arabes voisins, qui estiment que l'ONU les dépossèdent de leur territoire
L’imbrication territoriale entre les deux futures entités ne facilite pas sa mise en œuvre
récit israélien insiste sur les actions terroristes lancées par les Arabes,
Le récit palestinien évoque le massacre de Deir Yassin et « le souci de dissimuler toute trace indiquant la présence d’une vie palestinienne antérieure sur ces terres »
Deux récits historiques différents sur les débuts de la guerre
dans le récit israélien, « les Arabes […] soutenus par des volontaires venus d’autres pays arabes, se lancent dans des actions terroristes »,
guerre d'indépendance, juste pour les Israëliens
le récit palestinien évoque de son côté le début de la Nabka et insiste longuement sur « la destruction des 418 villages palestiniens ».
Le terroriste, celui à l’origine de la violence, est toujours « l’autre ». Dans aucun des deux récits, les torts ne paraissent pas partagés.
Le bilan de la guerre
Bilan territorial
Israël repousse très loin ses frontières et occupe 78 % de la Palestine en 1949 ;
le royaume de Jordanie annexe la Cisjordanie
la bande de Gaza est placée sous administration égyptienne.
Bilan humain
Des milliers d’entre eux sont conduits à l’exode depuis l’État d’Israël et depuis les territoires conquis à l’issue des combats.
650 000 réfugiés rejoignent la Jordanie, le Liban, la Syrie
Il s’agit non seulement de fuites volontaires mais aussi forcées avec la violence menée par l’armée israélienne dans certaines zones