L'expérience, relatée dans The Conversation, consistait à présenter à des sujets éveillés des paires de sons et d'images, par exemple un aboiement et une photo de chien. Dans un deuxième temps, le sujet était endormi et l'équipe de recherche diffusait le son précédemment entendu – dans l'exemple précédant un aboiement – avec la traduction japonaise du mot correspondant, ici « inu », c'est-à-dire chien. Une fois réveillés, les sujets se voyaient proposer deux images (une cloche et un chien) et devaient associer le mot japonais qui leur avait été diffusé durant leur sommeil à la bonne image. D'après les chercheurs, les sujets ont identifié l'image correspondant au mot japonais dans des proportions estimées « au-delà de la chance ». De quoi réveiller le fantasme d'un apprentissage sans effort durant le sommeil ? Hélas non, car la même expérience réalisée sur une séquence complexe de sons s'est révélée totalement infructueuse. Surtout, le même apprentissage réalisé durant l'éveil des sujets avec dix fois moins de répétitions s'est montré cinq fois plus rapide et solide.