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introduction aux théories du commerce international - Coggle Diagram
introduction aux théories du commerce international
introduction
définition :
L’internationalisation correspond à l’ouverture croissante des économies, à la multiplication des liens entre les économies, notamment commerciaux.
La mondialisation traduit le développement des interdépendances entre les pays, ainsi que la constitution d’entreprises à l’échelle mondiale (les firmes multinationales (FMN)).
La globalisation, quant à elle, désigne un état plus avancé des relations entre les nations. L’économie mondiale forme alors un système, un « village planétaire » (Charles-Albert Michalet). Pour Kenichi Ohmae (1990), la globalisation correspond au stade le plus avancé de la réflexion à l’échelle mondiale pour les FMN.
plusieurs dimensions de la mondialisation :
flux biens et services
flux d’investissement et de financement
organisations productives à l’échelle internationale
mobilité des facteurs de production (capital et travail)
diffusion du savoir et de la culture
gestion de l’environnement
phase de la mondialisation D.Cohen 2004 distingue plusieurs phases de la mondialisation :
conquistadores
fin du 19ième siècles
deuxième partie du 20ième siècle
: la mondialisation n’a pas été un phénomène continu. Maddison (2001) montre notamment que l’entre-deux-guerres est caractérisé par un recul assez marqué des échanges de biens et services.
régionalisation développer les échanges entre quelques pays. Siroen (2007) parle minilatéralisme à l’égard de ces accords qui ne concernent que quelques pays.
des accords préférentiels. Ils octroient à certains pays des facilités d’accès aux marchés intérieurs qui ne sont pas concédées aux autres.
régionalisation est une exception à la clause de la nation la plus favorisée (NPF). Cette dernière clause est telle que toute réduction d’une barrière douanière pour un Etat membre de l’OMC doit également bénéficier à tous les autres membres
Balassa (1961) classement des accords régionaux :
les associations et forums de coopération économique par exemple l'OCDE
les accords de préférence non réciproques par exemple accord européen d'importation de banane provenant de l'ACP (Afrique-Caraïbes et Pacifique)
la zone de libre-échange : ce type d’intégration repose sur la réciprocité de la baisse des barrières douanières.
l’union douanière : elle se caractérise par un tarif extérieur commun et un partage des recettes douanières par exemple Mercosure
le marché commun : il s’agit d’une union douanière qui étend l’accord de libéralisation aux facteurs de production. Exemple : mise en place du marché unique en Europe en 1993.
l’intégration des politiques économiques et monétaires : certaines politiques (budgétaire, monétaire) sont mises en commun. par exemple union européenne
Spécialisation et échanges de produits
Les théorie standards
Mercantiliste :
jeu à somme nul
" bullionisme ": ces deux nations ont bénéficié de l’afflux de métaux précieux provenant des gisements naturels du nouveau monde.
L’acte de Navigation (Navigation Act) de 1651,
défendu par Cromwell, avait pour objectif d’interdire à tout navire étranger transportant des marchandises d'accoster dans des ports britanniques
Colbertisme développer des industries manufacturières pour augmenter les exportations et augmenter la quantité d'or sur le territoire
Adam Smith théorie des avantages absolues, division du travail pour augmenter la productivité
modèle de Ricardo élémentaire :
rendement marginal du travail est constant
il n’y a pas de différences de dotations factorielles entre les pays car il n’y a qu’un
seul facteur de production : le travail.
La théorie des avantages comparatifs énonce que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle soit il dispose de l’avantage comparatif le plus grand, soit il dispose du désavantage comparatif le plus faible.
--> le commerce inter et la spécialisation permet d'augmenter la frontière des possibilités de production
--> les écarts de salaires entre les pays
doivent refléter les écarts de productivité Krugman, Obstfled et Melitz (2012) c'est vérifié dans la réalité
modèle HOS de Hecksher (1919), Ohlin (1933) et Samuelson (1948-1949)
dotations factorielles différentes
productivité marginale des facteurs de production décroissants
Théorème de Stolper-Samuelson (1941) : Lorsque le prix d’un bien augmente, cela accroît la rémunération du facteur qui est intensif dans la fabrication de ce bien, et diminue la rémunération de l'autre facteur. Pour la ce théorème indique qu'il y a une hausse des inégalités car augmentation des salaires pour les personnes les plus qualifiés
Théorème de Rybczynski (1955) : L’augmentation de la quantité disponible de l’un des facteurs de production entraîne, à prix constants, une hausse de la production du bien intensif dans ce facteur de production, et la diminution de la quantité produite de l’autre bien.
--> croissance biaisée des possibilités de production.
exemple du mal hollandais découverte de gisements naturels dans la mer du nord. Cela entraina une augmentation de l’excédent extérieur, et donc une appréciation de la monnaie. impact négatif sur les exportations industrielles
Grandmont et McFadden (1972) commerce inter est potentiellement pareto améliorant -->possible de définir un système de transfert tel que tous les agents pourraient obtenir au moins la même satisfaction qu’en autarcie.
résultat d'HOS :
les prix relatifs des facteurs de production seront identiques entre les pays.
Samuelson (1971) montrera que si les facteurs de production ne sont pas parfaitement mobiles entre les secteurs alors l’égalité internationale des prix relatifs des facteurs ne sera pas vérifiée.
l’ouverture de l’économie détériore la rémunération du facteur de production rare, et améliore la rémunération du facteur de production abondant.
le paradoxe de Leontief (1953) paradoxe du fait que les Etats Unis exportait beaucoup de biens qui utilisaient le facteur travail alors qu'il avait un avantage dans le facteur capital.
Résolution c'était du travail qualifié
Paradoxe de Romer (1995) brain drain
terme de l'échange
amélioration du terme de l'échange
Johnson (1955) croissance biaisée à l'exportation cas d'un petit pays
Bhagwati (1958) La croissance est alors appauvrissante. L'effet prix l'emporte sur l'effet volume
dépend de la taille du pays et de l'élasticité-revenu du reste du monde
Singer (1950) et Prebisch (1959) expliquent que les problèmes de développement des pays pauvres
proviennent de leur spécialisation dans les produits primaires.
Lewis (1955) estime que les problèmes de développement proviennent du dualisme de l’économie :
secteur industriel fort gain de productivité
secteur agricole faible gain de productivité et offre de travail fortement élastique
--> au début les gains de productivité conduisent à une baisse de la rémunération et une DTE puis après il y a un basculement le "point de Lewis"
Les approches contemporaines de la spécialisation
L’approche néo-technologique
Posner (1961) les pays en avance exportent des biens intensifs en nouvelles technologies et les autres, en produits banalisés.
Pour Krugman (1979), les pays du nord doivent continuellement innover, afin de conserver leur monopole technologique et leur revenu élevé.
Vernon (1966) : Les produits en début de cycle sont exportés par les pays en avance technologique.
En revanche, les produits en fin de cycle sont exportés par les pays abondants en travail peu qualifié
Aghion et al (2018) étudient l’impact d’une plus grande ouverture de l’économie :
Un « effet taille de marché » donc plus de rente donc incite à innover
Un « effet concurrentiel » concurrence internationale
pour les entreprise les plus efficace c'est l'effet taille qui l'emporte
Echanges internationaux et rendements externes croissants
A. Marshall différencie deux types d'économie d'échelles :
économies d’échelle internes : plus on produit moins cela nous coûtent on a coût moyen décroissant --> monopole naturel
économies d’échelle externes. : plus il y a d'entreprises sur le marché moins cela coûtent à l'entreprise
la taille du marché intérieur
les spécialisations dues aux économies d’échelle externes sont stables
Les accidents historiques (first mover advantage)
Les spécialisations ne sont pas optimales
Graham (1923) le commerce international peut
conduire à une diminution de bien-être pour un pays.
Les explications au commerce intra-branche
Grubel et Lloyd (1975) :
spécialisation intra-branche horizontale. (produit différencié)
de spécialisation intra-branche verticale. (lié à la DIPP)
commerce intra branche horizontale
les modèles de différenciation des produits --> les échanges ont lieu car les consommateurs ont des goûts différencié des produits. :
modèles néo-chamberliniens de concurrence monopolistique Dixit et Stiglitz (1977) ; Krugaman montre que le commerce inter permet d'augmenter le nbr de variété et donc le bien être des consommateurs
Les modèles néo-hotelliniens : Lancaster (1979) commerce inter permet de plus de variété et donc de s'approcher de la variété idéale pour le conso
concurrence imparfaite duopole :
duopole simple Brander 1981 : un monopole sur chaque pays commerce inter entraine un duopole de Cournot donc amélioration du bien être
Brander et Krugman (1983) : coût lié à l’exportation des biens donc pratique de dumping réciproque
Commerce, emploi et inégalités
L’impact du commerce extérieur sur les emplois et les inégalités
on mesure à partir de deux outils :
la balance en emploi : on mesure le contenu en emplois de chaque euro d’exportation et de chaque euro d’importations. Bonnaz et al (1994) une balance négative et Cortes et Jean (1997) balance positive
l'équilibre général calculable on modélise l’économie dans son ensemble, puis on étudie l’effet sur les prix et les quantités échangés sur les marchés. Cortes et Jean (1997) et Jean (1999) effet modeste sur les emplois peu qualifié
Les théories classiques de l’échange pour les expliquer les inégalités :
(théorème de Stolper-Samuelson). pour les pays développés hausse des inégalités salariales
limite on devrait observer une diminution des inégalités dans les pays en développement
progrès technique biaisé --> Acemoglu 2002
limite : Wood (1994) défende l’idée de l’existence d’un progrès technique défensif. En effet, la concurrence de pays à bas salaire peut encourager l’investissement dans des technologies économisant le travail.
Echange et chômage : modèle HOS montre que qu'il y aurait une baisse des salaires pour les travailleur peu qualifié or salaire rigide donc chômage
Délocalisations, désindustrialisation et emploi
L’impact des délocalisations sur l’emploi :
Jennequin et al. (2017) délocalisations offensives (accéder à de nouveaux marchés) et délocalisations défensives (exploiter les différences de coût du travail).
Boulhol (2004) estime à environ 250 000 le nombre d’emplois industriels perdus en France entre 1970 à 2002 du fait des échanges avec les pays du Sud, soit environ 15 % de la diminution des emplois industriels
Grossman et Rossi-Hansberg tâche répétitives (peuvent facilement être délocalisé) tâche personnelles (difficulté à délocaliser)
modèle de Grossman et Rossi-Hansberg (2006) :
un effet prix : délocalisation --> concurrence --> baisse des prix --> baisse des salaires pour les peu qualifié
un effet emploi : délocalisation --> baisse de demande travail --> baisse des salaires
un effet productivité : délocalisation --> diminution coût unitaire --> baisse des prix --> hausse de la demande --> hausse des salaires
On peut délocaliser une partie des services grâce au NTIC Blinder 2006
Les politiques protectionnistes
protectionnisme peut être défini comme toute intervention de l’Etat visant entraver le libre jeu de la concurrence pour les échanges réalisés entre le pays considéré et le reste du monde.
Formes et ampleur du protectionnisme
forme du protectionnisme :
droits de douane
subventions à la production et à l’exportation
quotas d’importation
restrictions volontaires aux exportations. exemple Japon et Etat Unis 1981
le protectionnisme par le taux de change
dumping fiscal, social et environnemental.
normes techniques et sanitaires.
mesure du protectionnisme :
difficulté de l'évaluation du protectionnisme car grande hétérogénéité des tarifs douaniers
obstacle non tarifaire ce qui est difficile à évaluer
Trade Restrictiveness Index (TRI). Cet indicateur proposé par
Anderson, Bannister et Neary (1995, 1999), se propose de calculer un droit de douane uniforme qui permet d’obtenir le même niveau d’utilité collective que l’ensemble des protections existantes.
Analyse théorique de l’impact du protectionnisme en CPP
A perdu par les producteur nationaux
A + B gagné par les consommateurs
Perte sèche C + D
si l’économie nationale est de taille suffisamment grande, alors le pays peut gagner suite à l’instauration d’un droit de douane.
--> droit de douane optimal
instauration de quota
Les déterminants du protectionnisme
Les arguments traditionnels en faveur de la protection
Les motifs internationaux : améliorer la balance commerciale, représailles, l’indépendance, la défense nationale.
Les motifs nationaux : l’industrie dans l’enfance (réussir à évaluer les gains de l'efficacité de la protection et quand arrêter la protection), l’industrie sénescente (N. Kaldor), revenu (surtout vrai pour les PED)
Brandar 1986 --> dilemme du prisonnier
un nombre infini de fois : alors les joueurs peuvent appliquer la stratégie du « donnant-donnant » (Axelrod 1984)
ceci, Krugman utilise l’exemple de Boeing et de Airbus.
La nouvelle économie géographique : les choix de localisation
Intégrer l’espace dans la théorie économique
facteurs explicatifs :
choix de première nature : certains territoires conviennent mieux pour certains secteurs
ce premier avantage ne suffit pas à tout expliquer
coûts entre les zones « 4T » de Spulber (2007) :
cout de transaction
cout du temps
cout tarifaire
cout de transport
externalité d'agglomération deux grandes famille selon. Scitovsky (1954) :
Les externalités non-pécuniaires : bénéfices de la socialisation et échange de savoir-faire entre les agents.
externalités pécuniaires : elles regroupent les effets exercés par les agents sur les prix et la taille du marché local. Ce sont donc des externalités qui transitent par le marché.
Les externalités peuvent aussi être classées selon un critère sectoriel :
externalités sectorielles, dites externalités marshaliennes – Marshall (1890), exemple Silicone Valley
externalités inter-sectorielles, dites externalités jacobsiennes - Jacobs (1969) : externalités liées à la diversification de l’offre de travail et à la diversité de l’offre de biens
Thünen (1826), la rente de la terre et l’utilisation de la terre dépendent : de la fertilité des sols, des caractéristiques géographiques et géologiques...
Alonso (1964) et Mills (1967) --> économie urbaine analyse la ville avec un centre urbain
La nature de la compétition dans l’espace
Starett (1957) théorème d’impossibilité spatiale : signifie que le modèle concurrentiel ne permet pas de rendre compte simultanément des choix de localisation (la mobilité des facteurs), et des échanges entre les espaces. Le concurrentiel ne permet donc pas de comprendre les phénomènes d’agglomération. Ce résultat provient du double rôle attendu des prix dans ce modèle. assurer l’équilibre sur l’ensemble des marchés, mais ils doivent aussi fournir des incitations sur les choix de localisation
Hotelling (1929), que le modèle de différenciation spatiale :
choix en deux temps (1) elles déterminent leur localisation ; (2) elles déterminent leur prix. Ce jeu séquentiel peut être résolu par induction à rebours
coût de transport linéaire alors les firmes se positionnent au milieu
coût de transport quadratique alors se positionne aux extrémités
Salop montre que si les coûts de transport sont élevés, il y a moins de concurrence en prix et il y aura plus d’entreprises présentes sur le marché car chacune peut avoir une marge importante
La nouvelle économie géographique
deux effets contraires
Myrdal (1957) : dans les systèmes sociaux, il n’existe aucune tendance à la stabilisation automatique. Les mécanismes sont plutôt cumulatifs --> augmentation des disparités régionales
théorie néoclassique qui énonce que lorsque le marché est concurrentiel et en présence de rendements constants, on doit observer une convergence entre les régions.
Le modèle « centre-périphérie » développé par Krugman (1991) s’appuie sur le modèle de concurrence monopolistique de Dixit et Stiglitz (1977) :
2 secteurs : S1 utilise facteur mobile et vend sur un marché concurrentiel S2 concurrence monopolistique
si coût de transport faible alors polarisation
paradoxalement le désenclavement des régions (baisse du coût de transport) conduit à une polarisation de l’activité.
limite du modèle : Neary (2001) explique qu'il ne prend pas en compte les effets de congestions (par exemple hausse du foncier)
Baldwin et Martin (2004) vont étendre le modèle de la NEG dans un cadre avec croissance endogène. Le secteur de l’innovation peut alors être géographiquement concentré.
Décision publique et nouvelle économie géographique
questionnement sur les politiques d’intégration économique, les politiques d’attractivité, et les politiques de croissance.
Intégration et cohésion spatiale en Europe :
intégration et bien être : si diminution des barrière douanières alors effet d'agglomération va gagner (hausse des inégalités inter-régions)
Intégration et cohésion spatiale en Europe : convergence entre les pays de l’UE s’est clairement faite au détriment de la cohésion intra-nationale. Monfort et Nicolini (2000), les entreprises locales vont chercher à
s’agglomérer pour bénéficier d’économies d’échelle, et exporter à un prix plus faible.
politique budgétaire de l'union européenne pour diminuer les inégalités territoriales.
Choix de localisation des entreprises et politiques d’attractivité :
Les principaux facteurs d’attractivité annoncé par les FMN sont la qualité des infrastructures de transport de communication, les coûts salariaux et la fiscalité, le niveau de développement technologique et la stabilité juridique
Devereux et Griffith (1998) étude économétrique les externalités d’agglomération et la taille de marché qui conditionnent les stratégies de localisation sur le marché européen
Un pôle de compétitivité s’inscrit dans un écosystème composé :
(1) de centres de formation, (2) de centres de recherche et (3) d’entreprises innovantes. --> par exemple Lyonbiopole pour les biotechnologies
une logique bottom-up (l'Etat encadre le Pôle) ; logique top-down (l'Etat stimule le Pôle)
attention à des effets d'aubaine
Agglomération et croissance :
modèle de Lucas (1988) importance de la concentration du capital humain
de Romer (1990), les externalités liées à l’innovation dépendent des échanges entre les chercheurs et les entreprises --> plus élevé dans les centres
il existe un arbitrage entre la dynamique de croissance et la politique de cohésion régionale. La NEG met donc à mal l’un des piliers du traité de Rome (1957) à savoir concilier trois
objectifs : croissance - cohésion – intégration.