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Economie monétaire internationale - Coggle Diagram
Economie monétaire internationale
Les grands équilibres
Commerce international et finance internationale
La mondialisation désigne le processus d’accroissement des échanges commerciaux (biens et services) et financiers (capitaux).
Les gains liés à l’ouverture commerciale :
Déconnexion entre la production et la consommation
L’ouverture commerciale permet aux pays de se spécialiser
Un accroissement du nombre de variétés et de qualités pour les consommateurs.
L’ouverture financière :
Permet de déconnecter dans le temps consommation et revenus
L’ouverture financière permet de bénéficier de taux d’intérêt plus intéressants
L’ouverture financière permet de diversifier son portefeuille et d’en réduire le risque.
L’ouverture financière assure une meilleure allocation des ressources
ouverture financière à partir des années 80
Les paradoxes de la mondialisation financière
Paradoxe de French et Poterba (1991) : home bias puzzle car problème informationnel
Paradoxe de Lucas (1990) : l’épargne internationale devrait être allouée là où le rendement est la plus élevé, notamment dans les pays pauvres. explication de pourquoi les capitaux ne viennent pas :
corruption, manque d’infrastructure et de qualification...
Systèmes financiers insuffisamment développés au sud
Absence de protection sociale au sud
Les BC du sud créent de la monnaie pour maintenir une monnaie sous-évaluée.
Paradoxe de la zone euro (Benassy-Quéré 2014) : intégration fi dans la zone euro mais capitaux se sont dirigés vers des secteurs à faible productivité (comme le bâtiment) donc impossible de rembourser la dette extérieur car impossible d'exporter
Obstfled (2009) : les limites des gains issus de l’ouverture financière :
L’ouverture financière n’est pas toujours un vecteur de croissance
Les flux de capitaux reposent sur des promesses de remboursement, ce qui est vecteur d’instabilité.
L’ouverture financière ne suffit pas à attirer les investisseurs étrangers.
Les pays émergents exportateurs de capitaux connaissent aussi des taux de croissance élevés.
L’ouverture financière peut être la conséquence et non la cause d’une croissance importante.
Les principaux équilibres macroéconomiques
BP = compte de transaction + compte de capital + compte financier + Erreur et omission nette
compte des transactions courantes retrace la somme des échanges internationaux de biens et de service
compte de capital retrace les achats ou ventes d’actifs non financiers, comme les brevets ou les droits d’auteur
compte financier représente la somme des flux financiers entre un pays et le reste du monde
erreurs et omissions représentent à la fois des erreurs ou arrondis dans la collecte des données ainsi que certains décalages de paiement dans le temps.
importe plus qu'exporte plus (déficit balance courante) alors en besoin de financement car il faut payer les fournisseurs
Les déséquilibres extérieurs
les flux de capitaux permettent de financer les déséquilibres de la balance courante. Ils favorisent ainsi les échanges, ce qui est Pareto améliorant.
économie endettée a besoin des capitaux extérieurs pour faire face à ses dépenses.
si perte de confiance dans la monnaie nationale alors BC peut intervenir en offrant des devises en contrepartie de monnaie nationale.stratégie, adoptée par les pays asiatique avant la crise de 1997-98
Le marché des changes
Description
Marché des changes : lieu de réalisation des opérations de change. Supposons pour le moment que les monnaies sont parfaitement convertibles.
marché très volatile car :
spéculation
d’arbitrage : opération avec risque très faible qui consiste à acheter une monnaie sur une place pour la revendre sur une autre au même moment,
produits dérivés de change
exemple : swaps de change,
Le système monétaire international (SMI)
1880-1914 : système étalon-or (Gold-Standard). Taux de conversion de chaque monnaie en dollar défini. Donc parité fixe entre les monnaies.
PGM : fin du GS, puis mise en place du GES en 1922 (conférence de Gênes) Abandon dès 1931 par la GB du GES, suivi des EU en 1933...
1944 : conférence Bretton Woods et création du FMI dont le rôle est de surveiller l’équilibre des paiements mondiaux, et aider les pays qui éprouvent des difficultés GES mais avec une
seule devise clef : le dollar américain : 35$ / once d’or.
Paradoxe de Triffin (1960) : besoin de dollars pour alimenter le développement des échanges internationaux. Mais si trop de $ émis, alors perte de confiance
15 août 1971 : Nixon suspend unilatéralement le convertibilité-or du $. 1976 : les accords de la Jamaïque entérinent le flottement généralisé des monnaies.
1972 : serpent monétaire européen. Marges de fluctuations étroites. Parité de plus ou moins 2,25% autour d’une parité cible en Europe.
1979 : système monétaire européen (SME) organisé autour de l’ECU (European currency unit, monnaie panier utilisée comme référence).
90’s : libéralisation des mouvements de capitaux en Europe dans le cadre de la (réalisation du marché unique.
Septembre 1992 : attaques spéculatives sur les monnaies européennes → sortie du mécanisme de la lire italienne et de la livre sterling, et élargissement des marges de fluctuation
Création d’une union monétaire : mise en place de l’euro en 1999.
Aujourd'hui le dollar est une monnaie "véhiculaire" --> tout le monde utilise du dollar
le marché du dollar est très liquide
La remise en cause de la suprématie du $ :
Le $ comme réserve de valeur : si demande d’actifs en $ augmente, le solde courant ne s’améliorera pas, et forte hausse de l’endettement extérieur des EU avec possible crise
la Fed est prêteur en dernier ressort du SMI, mais cela peut dégrader l'équilibre interne
EU peuvent être tentés de mener des politiques de dévaluation, et contribuer ainsi à l’émergence d’une guerre de monnaie
Le développement de la monnaie chinoise : le renminbi (mais limite car la liberté des capitaux est restreint
Taux de change et régimes de change
Taux de change au certain : le 11/09/2014, un euro était échangé contre 1,29$
Taux de change à l’incertain : le 11/09/2014, un dollar s’échangeait contre 0,77 euro
Le taux de change réel entre deux pays i et j est défini comme le rapport entre le prix d’un même panier de biens et services dans les deux pays, exprimés dans la même monnaie.
Qij : taux de change réel bilatéral entre les pays i et j.
Eij : taux de change nominal bilatéral entre les pays i et j.
Pi : prix du panier de bien dans le pays i.
Une hausse du taux de change réel traduit :
Une hausse du pouvoir d’achat international de la monnaie nationale (celle du pays i) appréciation de la monnaie.
Une baisse de la compétitivité-prix de la production nationale (du pays i).
Une baisse de la compétitivité-coût de la production nationale.
régime de change fixe ou flottant : le taux de change nominal est fixé librement entre l'offre et la demande
Régime de change fixe : les autorités interviennent sur le marché des changes afin de maintenir le taux de change nominal par rapport à une monnaie étrangère à un niveau constant
régimes de change fixe durs sont caractérisés par une contrainte institutionnelle. exemple la dollarisation en équateur
régime de change fixe conventionnel : le taux de change fixe ne repose que sur l’intervention de la banque centrale (politique d’intervention et taux d’intérêt)
Les théories monétaires du taux de change
La parité des taux d’intérêt
La parité couverte des taux d’intérêt
agent se soit couvert contre le risque de change en souscrivant un contrat à terme.
--> Plus précisément, l’évolution du taux de change reflète exactement les écarts de taux d’intérêt.
La parité non couverte des taux d’intérêt
Le comportement des investisseurs dépend donc des taux de change anticipés et des taux d’intérêt des BC.
Le modèle monétaire du taux de change
Si les prix sont parfaitement flexibles --> tout supplément de monnaie se traduit par une hausse équivalente des prix et dépréciation équivalente du taux de change nominal
Si les prix sont rigides à court terme et flexibles à long terme
Dornbusch (1976) montre alors que ce supplément de monnaie engendre un surajustement du taux de change nominal.
le surajustement vient que le surplus de monnaie vient faire diminuer le taux d'i national donc sorti de capitaux
Meese et Rogoff (1983), quant à eux, estiment le modèle monétaire de détermination du taux de change. Ils montrent que ce modèle est moins efficace qu’un simple modèle basé sur une marche aléatoire
le modèle monétaire apporte des éléments d’analyse intéressants car :
Le taux de change nominal dépend de la création monétaire
Le taux de change dépend des annonces de politique monétaire
Il met en évidence le lien entre taux d’intérêt et taux de change
Taux de change et déséquilibres
Impact des déséquilibres externes sur le taux de change --> en utilisant un modèle de choix de portefeuille le taux de change nominal dépend :
Du taux de change anticipé
De l’écart de taux d’intérêt entre le taux d’intérêt national et le taux d’intérêt étranger.
De la position extérieure nette (balance courant excédentaire donc la monnaie va s'apprécier)
Du taux de change aux déséquilibres externes
condition Marshall-Lerner --> effet volume l'emporte sur l'effet prix
limite :
entreprise augmenter leur taux de marge. On parle de tarification au marché » (Krugman 1987).
l’inflation importée.
capacités d’offre
si de base la balance courant déficitaire l'effet prix est vraiment trop fort on parle d'« effet de base ».
accroit la charge de la dette si libellé en monnaie étrangère
peut entrainer une guerre de dévaluation
Taux de change et déséquilibres internes --> modèle AS-AD dépréciation du taux de change AD se déplace vers la droite mais seulement un effet transitoire
Le taux de change d’équilibre de long terme
(approche normative du taux de change)
La convergence des prix à long terme
David Hume, le taux de change réel de long terme est constant et il assure l’équilibre du solde commercial. à long terme, l’évolution du taux de change nominal reflète les écarts d’inflation entre les pays. --> approche monétariste
même idée pour la théorie de la parité des pouvoirs d’achat relative.
loi du prix unique (Gustave Cassel 1916) qui prend la forme suivante :
1964 l’effet Balassa-Samuelson : le taux de change réel s’apprécie lors du processus de rattrapage économique.
Chaque éco possède deux secteur bien échangeable (ouvert à la concu inter) et secteur abrité (non ouvert à la concu inter par exemple service). Les prix des biens non- échangeables sont plus faibles dans les PED, ce qui accroît le pouvoir d’achat dans ce pays. → Lorsque les PED se développent, ils rattrapent les écarts de productivité dans le secteur exposé. Cela augmente les salaires. le prix des biens non-échangeables augmente car ce secteur ne bénéficie pas de gains de productivité. hausse du NGP et donc à une appréciation réelle de la monnaie.
L’équilibre de la balance des paiements à moyen et long terme
Williamson (1983)
L’équilibre interne et externe est atteint au point d’intersection entre les deux courbes. Cela définit le TCEF.
Régimes et politiques de change
La gestion de la politique de change
au niveau internationale le FMI vérifie que les pays ne manipule pas le taux de change
au niveau national c'est officiellement les gouvernements nationaux qui ont la prérogative sur le taux de change cependant c'est la BCE qui a les outils pour modifier le taux de change
Jean-Claude Trichet « Monsieur euro, c’est moi » (conférence de presse du 8 juin 2006).
les instruments de la politique de change
Le taux d’intérêt : une baisse du taux d’intérêt provoque une dépréciation de la monnaie TCEPA. Ainsi, une économie en plein essor voit sa monnaie s’apprécier.
La communication : toute annonce de politique monétaire en faveur d’un taux de change plus fort, va conduire à une appréciation immédiate du taux de change.
Fratzscher (2005) montre que les interventions orales sont aussi fréquentes que les interventions écrites,
Les interventions de change : une intervention de change est l’achat ou la vente, par la BC, d’actifs financiers libellés en monnaies étrangères
--> possible actions de stérilisation
L’effet de portefeuille : lorsqu’une BC achète des actifs nationaux et offre des actifs étrangers, elle souhaite augmenter le prix relatif des actifs nationaux,
Le canal monétaire
L’effet de signal : lorsqu’une BC intervient sur le marché des changes, elle envoie un signal qui modifie les anticipations de change,
l'intervention fonctionne si elle est cohérente et que la taux de change est loin de sa valeur d'équilibre
si parfaite mobilité des capitaux :
régime de change flexible : plq monétaire efficace et budgétaire innéficace
régime de change fixe : plq monétaire innéfficace et budgétaire efficace
triangle d'incompatibilité de Mundell (année 60)
La décision de la mise en place ou non d’une union monétaire résulte d’un arbitrage entre les gains microéconomiques et les coûts macroéconomiques
Gains microéconomiques : une union monétaire permet de réduire l’incertitude du taux de change et les coûts de transactions
Coût macroéconomique : les pays concernés renoncent au taux de change comme outil
de stabilisation.
choc asymétrique ne pose un problème que si :
variables nominales ne s’ajustent pas aux déséquilibres entre les régions. --> il faut qu'il y est le mécanisme de dévaluation interne
En présence de rigidités nominales, l’ajustement doit se faire par les quantités.
L’existence d’un budget fédéral avec mécanisme de transfert au profit des régions affectées par des chocs récessifs.
L’intégration monétaire permet aux ménages de diversifier leur portefeuille. --> même si crise il y a tout de même des revenus des autres régions
Une zone monétaire optimal permet de mieux exploiter nos avantages comparatifs, donc se spécialiser ce qui augmente les probabilités de chocs asymétriques ce qui est plus difficile à contrer en ZMO
crise de change
Crise de change : attaque spéculative sur la valeur externe d’une monnaie. Elle se traduit soit par une forte dépréciation de cette monnaie, soit par une chute brutale des réserves de change,éventuellement associée à une hausse brutale du taux d’intérêt.
causes des crises de change :
arrêt des financements (sudden stop)
les banques asiatiques avaient un actif en monnaie nationale et un passif libellé en monnaie étrangère (currency mismatch).
Pour éviter que sa monnaie ne se déprécie, la banque centrale augmente son taux d’intérêt, ce qui accentue le ralentissement de l’économie.
exemple de l'Egypte :
contexte éco : Dévaluation de la livre égyptienne, Inflation record, Dette extérieure croissante
Eléments déclencheurs : Guerre en Ukraine, Réserves de change limitées
perspective plq : Accord avec le FMI ( 2022), Hausse des taux d'intérêt : En mars 2024, la Banque centrale d'Égypte a relevé son taux directeur de six points, atteignant un record de 27,25 %, Réformes structurelles : Le gouvernement s'engage à réduire les subventions publiques et à privatiser certaines entreprises d'État pour attirer les investissements étrangers
Les différents modèles d’explication des crises de change
Première génération des modèles de crise de change (Flood et Garber 1984, Krugman 1979)
exemple crise mexicaine, sa croissance de sa masse monétaire augmentait plus vite que le dollar donc panique
Deuxième génération des modèles de crise de change (Obstfled 1994) : Les pays membres ont alors choisi de caler leur politique monétaire sur celle de l’Allemagne dont la monnaie était la plus forte la réunification de l’Allemagne a provoqué des tensions inflationnistes dans ce pays. Cela a conduit la Bundesbank à mener une politique monétaire restrictive en augmentant son taux directeur. Les autres pays ont donc du adopter le même comportement or le marché a commencé à douter et a mené des attaques spéculatives à l'encontre des pays
Troisième génération des modèles de crise de change : cette troisième génération de modèle s’applique notamment à la crise asiatique de 1997-1998. (Krugman 1999), il existe un mécanisme auto- entretenu entre la crise bancaire et la crise de change
contagion des crises de change :
Le commerce international
Le système financier international : rapatriement des capitaux des investisseurs situés dans les pays en crise pour compenser les pertes nationales.
L’aversion pour le risque : la crise a tendance à accroître l’aversion au risque