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Économie de l’environnement et développement durable - Coggle Diagram
Économie de l’environnement et développement durable
introduction
2013 les émissions mondiales de CO2 par habitant se stabilisent, voire diminuent légèrement MAIS les émissions totales
de CO2 n’ont cessé de croître entre 1990 et 2019.
rapport Meadows publié en 1972 croissance ne pouvait perdurer en l’état car, à terme, elle sera
nécessairement contrainte par l’environnement. La « croissance zéro » doit être un objectif
L’environnement = capital naturel
ressources renouvelables (les stocks de poissons, les forêts...)
non-renouvelables (le pétrole, le gaz, le charbon...)
l'environnement c'est l’ensemble
des éléments constitutifs du milieu où vit l’homme.
rapport rapport Stiglitz, Sen et Fitoussi (2009)
compléter les informations fournies par le PIB en insistant davantage sur la perspective des ménages ; prendre en compte le patrimoine en sus de la consommation et des revenus; prendre en considération la répartition de la richesse et des revenus ; et élargir l’intégration des activités non-marchandes.
les instituts de statistiques devraient mieux évaluer la qualité de vie des personnes. La qualité de vie dépend des conditions vie objectives (capabilité Amartya Sen)
nécessaire de dissocier la soutenabilité économique et la soutenabilité environnementale.
1er évaluation monétaire --> substituabilité entre capital physique et immatériel
2ième évaluation monétaire difficile
déclaration de Stockholm en 1972, premier principe : l'homme à le droit de vivre dans un environnement de qualité
développement durable (ou soutenable) : est celui qui répond
aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs (rapport Brundtland)
écocentrique, est ancrée sur l’environnement
anthropocentrique du développement durable. L’environnement n’y est considéré que dans la mesure
sur la capacité des différentes générations de répondre à leurs besoins.
développement durable
Un pilier environnemental qui vise à trouver un juste équilibre entre la satisfaction des besoins
humains et la qualité de l’environnement naturel ;
Un pilier économique avec une croissance de long terme équilibrée (sans déséquilibres
structurels), inclusive (qui profite au plus grand nombre au sein des pays et entre les pays)
pilier social puisque le développement doit s’appuyer sur une plus grande justice sociale
en luttant contre la pauvreté et les inégalités.
L'approche économique de l'environnement
Les caractéristiques de l'environnement
l'environnement comme facteur de production
physiocrates
ordre naturel : propriété individuelle, liberté égale pour tous, l’autorité du monarque qui doit chercher à assurer le plus grand bien-être
la richesse ne provient que de la nature Ce produit net est défini comme la différence entre, d’une part, la récolte finale, et, d’autre part, la semence initiale et le travail fourni sur la terre
1758, François Quesnay décrit la circulation monétaire (en « zigzag ») --> Les dépenses des uns sont les revenus des autres.
Thomas Robert Malthus,
la croissance démographique est contrainte par les capacités de production alimentaires à cause du « principe de population il prend l'image du grand banquet de la nature
Malthus aujourd'hui :
politiques antinatalistes, par exemple l'enfant unique en Chine
néomalthusianisme considère que la limitation des naissances est nécessaire pour tenir compte des ressources naturelles limitées de notre planète. (Paul Erlich
de « politiques malthusiennes » caractérise aussi certaines politiques de l’emploi lorsque celles-ci considèrent le besoin en travail des entreprises comme donné
malthus et le réel
invalidant ainsi la loi
d’airain des salaires
Alfred Sauvy (1944) indique qu’il existe un « optimum de population ». trop faible croissance démographique conduit à un vieillissement de la population au détriment de la croissance un taux de natalité trop élevé enferme certains pays dans des trappes à pauvreté.
Ricardo : théorie de la rente différentielle ; les terres sont de moins en moins efficace donc les prix augmente ce qui permet aux propriétaire de capter une rente sur les terres les plus fertiles
prix de l'électricité en France comme la vision ricardiste car quand peu de demande prix faible puis si augmente alors augmentation du prix
D’Autume et Schubert (2010) --> aménité dans le sens où il est directement valorisé dans la fonction d’utilité des consommateurs.
Piluso (2021)
valeur d’usage
valeur de non-usage qui désigne la valeur d’existence
valeur de legs
valeur écologique
bien environnementaux
bien public : biodiversité
bien privé : terres agricoles
bien de club : plage privé
bien commun : ressources halieutiques
La gestion des biens publics et des biens collectifs
« passager clandestin » (Buchanan 1965)
L’équilibre de Nash de ce jeu consiste alors à ne pas mettre en place de politiques climatiques
« dilemme de la westphalie » par Nordhaus
(2015) --> dilemme de garantir la souveraineté et dans le même temps obliger à protéger les biens publics mondiales environnementaux
solution --> club climatique (gain supérieur aux coûts; pénaliser les pays qui ne participent pas au club climatique; entré stable)
Hardin (1968) --> tragédie des biens communs exemple avec le paturage
Jared Diamond explique que l’effondrement de ce peuple serait du à une mauvaise gestion de ses ressources --> île de Pâques
solution :
théorème de Coase (1960) énonce que l’attribution de droits de propriété sur les ressources permet de leur donner un prix et autorise la réalisation d’échanges mutuellement avantageux.
solution étatique
Ostrom (2002) --> organisations informelles (la taille ne doit pas être trop important)
Impact sur l'environnement Ehrlich et Ehrlich (1981) I = P × A × T
qté émission de CO2 CO2 =P × PIB / P × Energie / PIB × CO2 / Energie --> L’équation de Kaya (1990)
découplage absolu si la pression sur l’environnement est stable, voire diminue, tandis que la population ou la richesse continuent à augmenter.
découplage relatif lorsque la pression sur l’environnement augmente moins vite que sa force motrice
optimisme nuancé car
un effet de rebond (Jevons 1865)
coût environnemental des innovations est mal connu
L’évaluation économique des biens environnementaux
Le consentement à payer et le consentement à recevoir du consommateur
variation compensatrice comprendre le schéma
Les méthodes de valorisation directe : l’évaluation contingente
méthode de l’évaluation contingente consiste à interroger directement des personnes en leur demandant quelle somme ils sont susceptibles de donner pour bénéficier d’une amélioration de leur environnement
limite :
biais stratégique : conformément au problème du passager clandestin
biais hypothétique : l’absence de marché pour un bien environnemental empêche de proposer une valeur financière qui ait un réel sens
biais informationnel : le résultat des enquêtes dépend de l’information initialement transmise
biais d’ancrage
Un biais cognitif
Les méthodes de valorisation indirecte :
Les fonctions de dommage : calculer le coût ou le bénéfice de l'externalité
La méthode des dépenses de protection (méthode des dépenses défensives)
La méthode des coûts de transport par Hotelling en 1947
La méthode des prix hédonistes (Ridker et Henning 1974)
mesurer la valeur statistique d’une vie humaine
Les méthodes du capital humain --> bénéfice capital humain
La méthode des préférences révélées différences de salaires dont bénéficient les professions plus risquées
La méthode de l’évaluation directe
analyse des coûts avantages : comparer les gains et les coûts d'un projet après avoir tout mis en unité monétaire (souvent actualiser les gains) critère Hicks-Kaldor car ( compensation que sont potentiellement prêts à offrir les gagnants aux perdants est suffisamment élevée pour que ces derniers ne perdent pas à la mise en place du projet )
La notion de principe de précaution suppose donc qu’il doit y avoir une incertitude et une forme d’irréversibilité.
--> la valeur de quasi-option (Arrow et Fisher 197469, Henry 1974). à la valeur que nous accordons à l’information qui ne nous parviendra que plus tard concernant une décision aux effets incertains et irréversibles
--> valeur d’option correspond alors à la valeur que l’on accorde à cette évolution potentielle des préférences
indicateurs environnementaux non monétaire :
Les comptes satellites
L’empreinte écologique
Le World Wide Fund for Nature (WWF) calcule également un indice d’intégrité de la biodiversité
Le jour du dépassement (1er aout 2024)
indicateurs environnementaux monétaires :
PIB vert vise à corriger la mesure de la création de richesses de l’évolution des variables environnementales.
épargne nette ajustée, revient à retirer de l’épargne nationale les dommages causés à l’environnement
l’IDHP correspond à l’IDH corrigé des pressions que l’activité humaine exerce sur son environnement.
L’analyse microéconomique des politiques environnementales
Equilibre et optimum en présence d’externalités environnementales négatives :
externalités lorsqu’elles affectent la situation d’autres agents sans que cela donne lieu à une compensation.
abeilles et apiculteur (externalité positive décrite par Meade 1952).
coût marginal privé différent de celui social --> création de perte sèche
L’intervention de l’État pour corriger les externalités négatives
réglementation et normes :
normes de procédé
produits
des normes de qualité
normes d’émission de polluants
--> difficulté c'est de trouver la bonne normes car elles doivent obliger à arriver à l'optimum sociale
mise en oeuvre des taxes :
--> faire internaliser l’externalité
Le double dividende des taxes environnementales :
dividende « environnemental », et dividende de nature « économique »
effet de recyclage du revenu (Goulder 2013) --> revenu diminue la distorsion dans l'économie
3ième dividende Bovenberg and Goulder (2001) augmentation de l'emploi car baisse distorsion pour des usines
attention car :
l’effet d’interaction des taxes --> une taxe augmente la distorsion des autres taxes
si demande est inélastique alors aucun effet
(green paradox, Sinn 2012) : taxe carbone augmente le forage
bénéficier d’une demande élevée car la taxe carbone n’est pas encore significative
effet d'annonce
Possibilité de subventionner à la baisse
comparaison des différents outils :
profit total de l’entreprise est plus élevé lorsqu’un système de subvention est mis en place (la pire situation pour l'e est la taxe pigouvienne)
Le gain pour le reste de la société est toujours le même dans les trois situations.
Les quotas de pollution demandent les mêmes efforts à tous indépendamment des différences
quotas de pollution ont pour mérite de fixer ex ante la quantité maximale de polluants, alors que la taxe pigouvienne ne fait qu’augmenter le prix de cette pollution.
subvention baisse le seuil de rentabilité donc inciter davantage d’entreprises à entrer sur le marché à long terme,
Les solutions privées aux problèmes des externalités
4.3.1.La négociation directe entre pollueurs et pollués :
création d'un marché donc théorème de Coase (1960), lorsque les droits de propriété sont clairement définis et en l’absence de coûts de transaction, alors l’équilibre de marché concurrentiel assure une allocation efficace des ressources.
a noter que les couts de transactions doivent être nul
fusion des parties permet de supprimer les externalités (mais risque de concentration)
Dales (1968) propose de créer un marché des permis négociables. création des permis d’émission dont chacun représente une fraction du total des émissions de polluants.
limite :
L’allocation obtenue n’est pas socialement efficace si la structure de marché n’est pas concurrentielle (Hahn 1984).
Toutes les entreprises doivent avoir intérêt à respecter la législation, c’est-à-dire à ne pas frauder.
exemple : système européen d’échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre (SEQE).
4.3.4.Marché des permis d’émission et taxe pigouvienne
Weitzman montre ainsi qu’en présence d’incertitude sur les coûts de dépollution, la taxe pigouvienne et le marché des permis d’émission ne sont plus équivalents.
Roberts et Spence (1976)95 montrent qu’il est souhaitable de proposer un mécanisme qui combine un marché des permis négociables, et un système pigouvien de subventions, taxe
Autorégulation des entreprises ou régulation publique des activités polluantes ?
Maxwell et al. (2000), la fixation de la politique de régulation environnementale résultait de la confrontation des intérêts divergents des entreprises (qui préfèreraient assouplir la politique environnementale) et des consommateurs (qui préfèrent durcir
cette politique).
Calveraz, Gnauza et Llobet (2007) : modèle avec la population de consommateurs est hétérogène puisqu‘elle comporte des ”activistes“ environnementaux et des "non activiste"
Environnement, croissance et développement durable
Valeur actuelle de l’environnement et choix du taux d’actualisation
Christian Gollier (2012) décompose le taux d'actualisation :
les marchés sont parfaits, le taux d’actualisation est égal au rendement du capital privé sans risque
choisit un taux d’actualisation nul, on accorde le même poids à chaque génération. (argument de Chichilnisky 1997)
prendre en compte l'effet richesse c'est à dire que les générations futures sont plus riches --> taux d'actualisation positif
effet précaution c'est à dire qu'il y a de l'incertitude sur la richesse des générations futures
taux d'actualisation différencié avec horizon temporel : moyen et court terme = 2,5% ou 3,5% et long terme 1%
exemple : 5%, Nordhaus (2008) tonne de pétrole 8 dollars alors que. Stern (2007) avec 1,4% la tonne de CO2 devrait être de 85$.
développement durable
soutenabilité faible :
Nordhaus (1973) « backward technologies ».
selon la règle de Hartwick, les rentes issues de l’exploitation d’une ressource épuisable doivent être réinvesties dans le capital produit
modèle DICE (dynamic integrated climate economy). Nordhaus --> modèle sous-estime l'impact du changement climatique
soutenabilité forte :
Georgescu-Roegen (1971) pense qu'on ne peut pas conserver une croissance élevé et durable
principe d’entropie, une partie de l’énergie utilisée par le système économique se transforme en chaleur --> chaleur plus utilisable (ex : gomme des pneus)
bioéconomie une économie qui tient compte des réalités physique et biologique de la planète
environnement et croissance
courbe de Kuznet de l'environnement Grossman et Krueger 1993
bien supérieur (effet revenu).
technologie plus efficaces
(effet de composition des inputs).
L’existence d’effets de seuil.
limite : La fragmentation mondiale des chaînes de valeur contribue à déplacer la pollution vers d'autres pays
croissance et épuisement des ressources
règle de Hotelling 1931 : pour que cette exploitation soit optimale, il est nécessaire que le prix de la ressource épuisable croisse au taux défini par le taux d’intérêt.
Mitra (1978) condition de la règle --> pas de suraccumulation ; qu’il est socialement efficace de profiter de toutes les opportunités offertes par une ressource épuisable, mais il est aussi efficient que le prix de cette ressource augmente à mesure que sa rareté augmente.
« règle d’or verte » qui revient à conserver le stock initial de la ressource en l’état --> dictature du futur
Chichilnisky (1996) « dictature du présent »,
Kany et Langot (1998) reprennent la distinction entre un facteur nécessaire et un facteur essentiel.
--> utilisation donc Nordhaus (1973) les appelle les « basckstop technologies --> technologie qui utilisent une énergie non-épuisable
croissance et émission polluant
L’allocation socialement optimale est caractérisée par une « règle d’or polluée
que la pollution requiert de renoncer à une partie de l’accumulation du
capital et une partie de la consommation
croissance endogène et environnement :
1er modèle --> arbitrage entre l’utilisation du bien final pour accumuler du capital et générer de la croissance, et les dépenses nécessaires pour dépolluer l’environnement. un effet d’éviction des dépenses environnementales sur l’investissement productif.
Van Marrewijk et al. (1993) nuancent en disant que les activités de dépollution peuvent augmenter aussi fortement le taux de croissance
2ième modèle avec possibilité d'investissements en technologie verte si l'Etat intervient alors possibilité d'arriver à l'équilibre social
environnement et justice sociale
déplacer). Berry et Laurent (2019) définissent
ainsi quatre critères pour que la taxe carbone puisse être mise en œuvre :
Un critère d’efficacité écologique
Un critère de justice sociale
Un critère de conformité juridique
Un critère d’acceptabilité politique
Environnement et coordination mondiale
Le problème de gestion de l’environnement au niveau mondial
Kindleberger (1986) définit les biens publics mondiaux comme l’ensemble des biens accessibles tous les Etats qui n’ont pas nécessairement intérêt à les produire.
Stiglitz (1995, 2018) identifie 5
biens publics mondiaux (global pubic goods) :
L’environnement mondial : le réchauffement climatique ou encore la perte de la biodiversité
La stabilité économique mondiale
La santé mondiale et l’assistance humanitaire : par exemple les pandémies
Les connaissances mondiales : chacun peut bénéficier des développements de la science
La sécurité mondiale.
Politique environnementale et compétitivité
Copeland et Taylor (2004)
effet havre de pollution » : une modification de la régulation environnementale a un effet sur les décisions de localisation des firmes
hypothèse du havre de pollution » : la baisse des barrières aux échanges (droits de douane, coûts de transport....) engendre un déplacement des activités polluantes vers les pays du sud
mécanisme d’ajustement carbone aux frontières,les importateurs de devoir acquérir des « certificats MACF » pour compenser la différence entre le prix du carbone
Les engagements internationaux en faveur de l’environnement
Paul Crutzen l’anthropocène où la principale
force quoi influence le climat est due à l’activité humaine.
diffférente COP :
« COP climat »
« COP biodiversité »
« COP sur la désertification ».
Les pays européens se sont dotés du « pacte vert » (aussi appelé « green deal européen ») depuis 2020.
L’objectif de ce pacte vert est que l’Europe atteigne la neutralité climatique d’ici 2050, respectant ainsi les accords de Paris.
« ajustement à l’objectif 55 » l’Union Européenne réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030
La fixation d’un prix sur le carbone est un levier de cette politique climatique.
d’un marché des permis négociables appelé SEQE
d’une taxe carbone
compensation carbone
« tragédie des horizons ».gouvernements élus ont un mandat limité alors que les questions environnementales se posent à long terme.