Le financement du maintien de la paix de l'ONU demeure un défi majeur. Certains États, comme l'URSS et la France, estiment que ces dépenses ne sont pas obligatoires, tandis que la CIJ a clarifié en 1962 que l'Assemblée générale peut initier des actions de maintien de la paix, mais que seule l'ONU peut les rendre coercitives. En 2005, l'ONU gérait 18 missions avec 67 000 soldats pour un budget de 4,5 milliards de dollars, soit moins que l'opération en Irak.
La question du financement est également marquée par les États-Unis, qui exercent une forte influence financière, comme en 1985, lorsqu'ils ont bloqué une part importante de leur contribution pour obtenir plus de pouvoir au sein de l'ONU.
L'évolution des relations internationales, marquée par la montée du terrorisme et les conflits locaux, questionne l'efficacité de l'ONU. L'organisation, face à des moyens limités, pourrait devoir faire appel à des acteurs comme l'OTAN, ce qui remet en cause son universalité. Les États-Unis, en tant que "gendarme du monde", soulèvent des préoccupations concernant leur influence excessive, notamment dans le cadre multilatéral du Conseil de sécurité.
Les carences de l'ONU, exacerbées par des crises mondiales récentes, soulignent la nécessité d'une réforme pour rendre l'organisation plus efficace dans un monde multipolaire et en constante évolution.