Le contrôle de constitutionnalité des lois en France est obligatoire pour les lois organiques et facultatif pour les lois ordinaires. Cependant, ce contrôle n'est pas automatique et n'est pas initié d'office. Seules certaines autorités peuvent saisir le Conseil constitutionnel : le Président de la République, le Premier ministre, les présidents des deux chambres, ainsi que 60 députés ou 60 sénateurs depuis 1974.
Avant 2008, une fois une loi promulguée, elle ne pouvait être censurée que si elle avait été soumise au Conseil constitutionnel, ce qui limitait les recours. Toutefois, avec l'entrée en vigueur de la Convention européenne des droits de l'homme et la possibilité pour les particuliers d'invoquer des violations devant les juridictions, une évolution s'est produite. Cela a permis de contester des lois non examinées par le Conseil constitutionnel, notamment en se basant sur les droits garantis par la Convention.
La réforme de 2008 a instauré un contrôle a posteriori des lois, permettant de saisir le Conseil constitutionnel après leur promulgation, via la procédure de Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC).