Selon le géographe néomarxiste Neil Smith, montée en puissance, à partir des années1980, de schémas d’action publique posant la gentrification en solution politique à une série de questions construites comme autant de problèmes publics, dont la concentration spatiale de populations précaires ou racisées, le déficit d’attractivité d’anciens espaces industriels ou la dégradation du patrimoine des centres historiques. En soulignant en parallèle le démantèlement de dispositifs qui protégeaient certaines catégories de populations ou d’activités des risques d’éviction (arrêt de politiques de logement social, privatisation de domaines fonciers, levée de restrictions urbanistiques à l’activité immobilière, etc.)