Pour faciliter la preuve de l'intention du bénéficiaire de se prévaloir de l'acte, l'ordonnance du 10 février 2016 a consacré, pour le pacte de préférence, la possibilité d'une action interrogatoire. Elle permet de demander au tiers de demander au bénéficiaire, par écrit, de confirmer, dans un délai fixe et raisonnable, l'existence d'un pacte de préférence et si il entend s'en prévaloir. À défaut de réponse dans le délai prévu, le bénéficiaire ne pourra plus solliciter sa substitution au contrat conclu avec le tiers ou demander sa nullité.