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Resistance AO4 - Coggle Diagram
Resistance AO4
La résistance
La Résistance englobe l'ensemble des mouvements et réseaux clandestins qui durant la Seconde Guerre mondiale ont poursuivi la lutte contre l'Axe et ses relais collaborationnistes sur le territoire français depuis l'armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la Libération en 1944.
Cette lutte comprend des actions militaires : de renseignement et de sabotage contre les troupes d'occupation (essentiellement allemandes) et les forces du régime de Vichy, ainsi que des actions civiles comme la presse clandestine, la diffusion de tracts, la fabrication de faux papiers, l'organisation de grèves et de manifestations, le sauvetage des prisonniers de guerre évadés, des réfractaires au STO et des Juifs persécutés.
Ce que l'on appelle aussi « l'Armée des ombres » a rassemblé des hommes et des femmes de tous horizons, exposés tous à une forte répression de la Gestapo et de la Milice française
La Milice:
La Milice française, souvent appelée simplement la Milice, était une organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le régime de Vichy, en réponse à une exigence formulée par Adolf Hitler à Pierre Laval le 19 décembre 1942, le chancelier allemand étant inquiet des progrès de la Résistance qu’il considérait comme terroriste.
Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO et de tous les « déviants » dénoncés par le régime de Vichy et les collaborateurs fascistes. C'était aussi la police politique et une force de maintien de l’ordre.
Organisation
Le chef officiel de la Milice était Pierre Laval, chef du gouvernement.
Organisation de type fasciste, elle se voulait un mouvement révolutionnaire, à la fois antirépublicain, antisémite, anticommuniste, contre le capitalisme international, pour le corporatisme, nationaliste et autoritaire.
Comme les nazis, les miliciens usaient couramment d’arrestations arbitraires, de tortures, de rafles, d’exécutions sommaires et arbitraires, voire de massacres.
Elle sembla avoir ambitionné de devenir l’équivalent d'un parti unique de l’État français. Sa montée en puissance marqua la fascisation finale du régime de Vichy.
Leur pratique systématique de la violence et leurs nombreuses exactions, tout comme leur collaborationnisme jusqu’au-boutiste alors que les Alliés progressaient, contribuèrent à en faire, en dépit de la délation, une minorité marginale suscitant la défiance de la majorité des populations.
La Milice n’eut jamais plus de 35 000 membres. Même après son développement en zone nord, la Milice ne dépassera jamais 15 000 militants actifs au total.
Si la Résistance active et organisée n'a jamais rassemblé plus de 2 ou 3 % de la population française, elle n'aurait pu survivre ni se développer sans de multiples complicités populaires, en particulier à l'époque des maquis.
De même, c'est grâce à la solidarité de la population que les personnes persécutées par Vichy ont pu leur échapper.
L'histoire de la Résistance est indissociable de celle de la France libre. Le général de Gaulle, chef des Français libres, réfugié à Londres, dirige ses agents en métropole occupée par le biais des réseaux du BCRA.
La création du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin, le 27 mai 1943, puis celle des Forces françaises de l'intérieur (FFI) par Jacques Bingen, le 1er février 1944, marquent les jalons essentiels de ce processus d'unification parfois difficile.
Des formes de résistance ont également existé en Afrique française du Nord et dans le reste de l'Empire colonial français, ainsi qu'en Alsace et en Moselle, les départements annexés par le IIIe Reich.
Composantes politique et militaire de la Résistance peuvent être parfois séparées. Il y a en fait plusieurs aspects dans l'activité de la Résistance en France, pendant la Seconde Guerre mondiale:
une réaction contre l'occupation étrangère et de lutte militaire pour l'indépendance nationale, l'une des principales motivations chez la majorité des résistants ;
la promulgation du Service du travail obligatoire (STO) pousse des centaines de milliers de Français à rejoindre les maquis.
une lutte politique et morale contre le nazisme, contre la dictature, contre le racisme et la déportation, qu'il faut aussi prendre en compte si l'on veut pouvoir expliquer la présence d'Allemands dans la Résistance française et même d'un maquis d'antifascistes allemands entre 1942 et 1944, dans les Cévennes.
Dans cette composante politique et morale, il faut aussi situer le Mouvement National contre le Racisme qui publie
Fraternité
et
J’Accuse
L'Occupation
L'Occupation commence avec l'armistice du 22 juin 1940 et finit avec la libération progressive du territoire à partir de juin-août 1944 en France continentale, précédée par la libération de la Corse en octobre 1943.
L'occupation allemande de la France durant la Seconde Guerre mondiale, couramment appelée l'Occupation, est un épisode de l'histoire de France durant lequel l'Allemagne nazie occupe militairement le territoire métropolitain français.
Durant cette période, du point de vue territorial, il résulte de la convention d'armistice (en particulier en ses articles 2 et 3), que la France métropolitaine est divisée en deux parties par une ligne de démarcation, la zone occupée par les Forces armées du IIIe Reich au nord et la zone dite « libre » au sud.
La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire y compris la zone occupée et l'Empire qui demeurent sous l'autorité du gouvernement français dirigé par le maréchal Pétain, président du Conseil jusqu'au 10 juillet 1940, puis chef de l'État dans le cadre du régime de Vichy.
La vie en France sous l'occupation allemande se caractérise par la pénurie et par la répression.
De fait, le pays se trouve inféodé à l'Allemagne nazie. Comme tous les pays occupés, la France fait l'objet d'un pillage économique, humain et territorial.
Le régime de Vichy, qui s'oriente rapidement vers une politique de collaboration, soutient la politique de lutte contre la Résistance et mène de manière autonome la persécution des Juifs, puis contribue à leur déportation en Allemagne et en Pologne.
Cette situation de soumission s'accentue lorsque, en novembre 1942, la zone sud est occupée, à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord française.
Le collaboration
La collaboration en France est, entre 1940 et 1944, l'action et le travail commun, menés de façon choisie par le régime de Vichy dirigé par Philippe Pétain et notamment mis en œuvre par Pierre Laval, avec l'Allemagne nazie occupant le territoire français.
Elle trouve son origine dans la Convention d’armistice du 22 juin 1940 qui, dans son article 3, dispose notamment que:
«Le Gouvernement français invitera immédiatement toutes les autorités et tous les services administratifs français du territoire occupé à se conformer aux réglementations des autorités militaires allemandes et à collaborer avec ces dernières d'une manière correcte».
Cette collaboration est officialisée lors du discours radiodiffusé du 30 octobre 1940. Philippe Pétain y fait part de sa rencontre avec Hitler, de sa décision d'avoir accepté, en violation de l'engagement interallié du 28 mars 1940, le principe d'une collaboration avec le Troisième Reich, selon des modalités à préciser, et de la responsabilité qu'il en prend devant l'Histoire.
Le discours de Pétain
Elle consiste d'une part en une collaboration d'État, annoncée de prime abord sans exclusive avec tous les États voisins, dans sa partie spécifique avec le troisiéme Reich
Pensant qu’elle pourrait atténuer leurs difficultés, Pétain invite dans ce même discours les Français à le suivre dans cette voie en leur expliquant : « Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d'occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l'administration et le ravitaillement du territoire ».
Ce même mois d'octobre 1940, Pétain promulgue en France des lois antisémites.
Les conditions de vie
La culture sous L'occupation
Avant de la guérre
Au début de la guerre, quand Hitler signe un pacte de non-agression avec les Russes (Staline), les communistes français s'opposent par principe à toute lutte contre Hitler, devenu par extension leur allié. Il y a donc eu des situations très ambiguës dans le monde des lettres où des philosophes de gauche comme Jean Paul Sartre ont dominé le débat.
Déjà en 1939, la France était un pays profondément divisé entre une droite catholique et antisémite qui voulait maintenir la richesse des familles bourgeoises et nobles et une gauche socialiste et communiste qui voulait redistribuer les bénéfices de l'industrie et créer un monde plus juste. Avant que la guerre n'éclate, ces points de vue extrêmes pouvaient s'exprimer plus ou moins librement dans la presse ou dans les publications.
Pendant la guérre
Au début de la guerre, ce sont les journaux et les magazines qui informent. Les radios manquaient étant très chères. Dans les villes, le public adorait se rendre au cinéma pour voir les dernières nouveautés américaines sur les droits d'auteur ainsi que l'actualité produite par Pathé et Gaumont. Si nous vivions au fin fond de la campagne nous étions plus ou moins coupés du monde.
Les pénuries
la pénurie de main d'œuvre (un million et demi de Français sont prisonniers en Allemagne) et de sources d'énergie (charbon, électricité) affectent la production ;
les réquisitions allemandes en diminuent la part disponible pour les Français ;
la désorganisation des transports et le blocus allié aggravent la situation ;
Des locomotives, des camions, des chevaux de trait partaient en grand nombre vers l'Allemagne.
La vie des Français a d'abord été marquée par les pénuries. Elles s'expliquent par différents éléments :
Le manque de nourriture
Les problèmes de ravitaillement touchent rapidement les magasins français qui manquent de tout.
La faim sévissait surtout en ville et affectait les plus jeunes. Les files d'attente s'allongeaient devant les boutiques qui devaient même parfois fermer sur ordre administratif quelques jours par semaine.
À défaut de viande et d'autres aliments, on se nourrissait de légumes peu prisés à l'époque, comme le rutabaga et le topinambour.
Les produits tels que le sucre ou le café sont remplacés par des succédanés : les
ersatz
(comme la chicorée qui remplace le café, la saccharine se substitue au sucre).
Cependant, certains Français (souvent commerçants) tiraient parti du marché noir pour vendre des aliments sans tickets mais à des prix très élevés.
Face à ces difficultés de la vie quotidienne, le gouvernement répond en instaurant les cartes de rationnement et autres tickets d'alimentation avec lesquels on pouvait se procurer les produits...
...de première nécessité alimentaire (pain, viande, poisson, sucre, matières grasses, etc.)
...ou non alimentaires (produits ménagers, vêtements, etc.).
Même le tabac et le vin furent rationnés. Chaque Français était classé par catégorie en fonction de ses besoins énergétiques, de l'âge, du sexe et de l'activité professionnelle de la personne.
Les vols et le troc étaient aussi des pratiques fréquentes durant cette période de privations et d’abstinence.