Please enable JavaScript.
Coggle requires JavaScript to display documents.
La Chine sous les Yuan (1) - Coggle Diagram
La Chine sous les Yuan (1)
Intro
1234 : conquête de l’empire des Jin, au nord de la Huai.
Entre 1259 et 1276 (prise de Lin’An) : Song du Sud.
Jusque 1368 : domination complète, pdt 92 ans pour toute la Chine et 134 ans sur la Chine du nord.
Plusieurs générations vivent sous la dynastie Mongole, mais c’est court par rapport à d’autres dynasties non chinoises qui ont dominé la Chine comme les Qing pendant 268 ans.
Après la mort de Kubilai (1294) : l’empire est plus fragile et se maintient difficilement.
Le pouvoir mongol en Chine
Les empereurs de la dynastie Yuan
Les empereurs Yuan dans l’ensemble ont préféré le bouddhisme, notamment Tibétain, dont ils se sont faits les protecteurs. Ils sont plutôt réticents à adopter la culture chinoise, car ils veulent préserver leur identité culturelle (se sont toujours considérés comme des conquérants). Drogön Chögyal Phagpa (1235 -1280) Proche de l’empereur mongol Kubilai Khan di- rigeant la Chine sous la dynastie Yuan, celui-ci lui confia la création de l’écriture phagpa et le gouvernement religieux et temporel du Tibet
La Chine elle n’a jamais été leur seule horizon. Les empereurs Yuan se sont voulus d’abord grand khan, « souverain universel » avant d’être huangdi. Kubilai a dû se contenter de la Chine mais s’est toujours considéré khan suprême de tous les Mongols.
Pour préserver l’empire, il était nécessaire de maintenir l’unité du peuple mongol, ce qui explique la réticence profonde des Mongols à se siniser.
Cette attitude est un peu différente de celle des Mandchous des Qing qui vont s’efforcer de maintenir leur identité propre, mais leur seul horizon est la Chine.
La Chine sous la dynastie Yuan perd sa dimension centrale : le système tributaire ne fonctionne plus en tant que tel sous les Yuan, car la puissance mongole est agressive et conquérante. De plus, l’aire de l’espace tributaire est recouverte par la domination mongole. La Corée par exemple, conquise dans les années 1230, n’est qu’une dépendance de l’empire.
Les moyens de la domination
Puissance militaire écrasante. Puissante sous Kubilai, puis en déclin (potentats locaux).
« Diviser pour mieux régner, discriminations ethniques selon le moment où les populations ont été soumises :
– Les Mongols se sont appuyés en second lieu sur les Hanren, anciens sujets des empires Liao et Jin (Khitan, Jürchen, Coréens sininsés, Chinois du Nord), réputés plus loyaux que ceux du sud. De fait, des Chinois du nord avait participé avec les Mongols à la conquête du sud de la Chine.
C’est aux Chinois du sud que les Mongols ont fait le moins confiance (conquis plus difficilement), ne peuvent pas occuper de fonctions gouvernementales
1ère classe : Tous les postes importants étaient réservés aux Mongols. Les mariages entre les Mongols et les autres castes étaient interdits.
Confie l’administration de l’empire à des non-Han. Les semuren (), « ethnies di- verses ». Populations non-mongoles, non-chinoises, non-sinisées, par ex. Ouighours, Karluks, Kipchak (Turcs), Iraniens, Tibétains, Tanguts. . .
Il existait alors une hiérarchie des peuples –> politique de ségrégation. Inégalités dans le droit, interdiction de détention d’armes pour les Chinois.
Cloisonnement social très strict (pas d’intermariages) et castes héréditaires.
Néanmoins, les Yuan ont cherché à rallier à eux les grandes familles chinoises du sud
(la « gentry ») à partir du début du 14ème siècle.
Faction « mongole » et faction « confucéenne »
Dès la mort de Kubilai, les Yuan se divisent en deux factions :
une faction hostile à l’assimilation, à la sinisation
une faction favorable à la sinisation et au rapprochement avec la classe dominante chinoise.
La 1ère faction a été dominante sous les deux premiers successeurs de Qubilai : patronage du bouddhisme tibétain et des étrangers pour l’administration de l’empire.
Puis cela a été favorable, notamment avec l’empereur Renzong :
Le 3e successeur de Kubilai, Renzong (1311-1320) apprécie la culture chinoise (connaît le chinois) et soutient l’intégration des principes confucééns. Il rétablit en 1313 les concours mandarinaux qui n’avait plus cours depuis la fin des Song. Pre- mière session en 1315. Renzong restaure l’orthodoxie confucéenne des Song du Sud, notamment celle de Zhu Xi (1130 - 1200).
Wenzong (1329 – 1332), lui-même très sinisé (poète, calligraphe, connaît les Clas- siques), promeut activement la diffusion de la culture chinoise. Il établit à la capitale, à Dadu (Pékin), une académie du savoir chinois, de la culture lettrée confucéenne. De nombreux d’étrangers (semuren) deviennent des lettrés confucéens.
Sous le dernier empereur, Huizong (r. 1333 - 1368), il y a la cour beaucoup de lettrés Chinois Han originaires du Jiangnan (foyer de la culture lettrée) qui occupent des postes où ils ont été nommés directement par l’empereur, où auxquels ils sont parve- nus par la voie des concours mandarinaux. (Les concours ne furent pas la seule voie d’accès à un poste dans l’administration sous les Yuan même s’ils furent rétablis.)