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Introduction à la mondialisation - Coggle Diagram
Introduction à la mondialisation
Les origines
La mondialisation contemporaine a véritablement commencé après la fin de la Guerre froide. Elle résulte non seulement de la chute de l'URSS, mais aussi du traitement des crises ayant affecté le monde occidental dans les années 1990 et ayant conduit à la dérégulation et à la libéralisation des économies capitalistes.
Après 1945, l'ouverture économique résulte d'une volonté politique qui conduit d'abord au développement du commerce international puis grâce à la libéralisation des marchés à une ouverture et une intégration croissantes des économies avec la multiplication des flux financiers et des interdépendances entre les nations et les acteurs plus seulement économiques.
A plusieurs moments de l'histoire de l'humanité, des moments de mondialisation ont existé : Grèce antique, découverte des Amériques… Après la révolution industrielle, une première mondialisation a eu lieu lors de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle a pris fin lors de la Première Guerre mondiale.
L'idée qui domine au début des années 1990 est que l'échec du communisme traduit la supériorité du système capitaliste. La démarche d'ouverture engagée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale doit être poursuivie et amplifiée et les remèdes libéraux donnés aux crises des années 1970 apparaissent plus pertinents et adaptés que jamais, c'est le Consensus de Washington.
La mondialisation est un phénomène ancien. Elle peut se définir comme une intégration croissante des économies du fait d'interactions et d'échanges entre acteurs.
Cette ouverture influe fortement sur les économies nationales qui sont mises en concurrence, conduisant à la montée en puissance de nouveaux États et de nouveaux acteurs (entreprises multinationales, acteurs de la finance internationale) et l'interdépendance de tous.
Les difficultés
La récente pandémie de la Covid-19 rappelle elle aussi que la mondialisation a construit des interdépendances toujours plus fortes entre les pays mais aussi entre l'économie et son environnement.
Les inégalités contre le changement climatique creusent le fossé entre les peuples et au sein des nations entre les personnes. L'exclusion et la marginalisation de certaines personnes, de certains secteurs de l'économie ou certains pays amplifient la contestation, voire le rejet de ce mouvement de mondialisation.
Les inégalités s'expriment de plus en plus par des mouvements sociaux parfois violents
Depuis la crise de 2008, les régulateurs semblent mal comprendre les implications de leurs politiques et les politiques qui ont permis de sauver les banques au moment de la crise, de recouvrer un certain niveau de croissance économique, ne sont pas parvenues à relever deux défis centraux.
La montée des populismes et des contestations sociales ou encore le terrorisme peuvent être interprétés comme des dommages collatéraux de cette mondialisation.
Tous ces phénomènes sont de réels menaces car se développe l'idée qu'il faut renoncer au multilatéralisme et se replier sur soi. C'est oublier un peu vite que dans l'histoire, ces mouvements de repli ont toujours constitué des moments d'injustices, de divisions et de conflits.
La crise de 2008
C'est exactement ce qui s'était passé aux États-Unis en 1929. Le pire a été évité grâce à des politiques économiques déterministes en s'assurant que les banques centrales rendent disponible suffisamment de liquidité sur les marchés interbancaires pour soutenir l'économie
Le système bancaire lui-même aurait pu s'effondrer : les entreprises n'auraient en effet pas pu obtenir l'argent nécessaire pour payer leurs salariés, qui n'auraient pas pu consommer qui donc dans la panique auraient tenté de récupérer l'argent qu'ils avaient déposé sur leurs comptes bancaires, revendu leurs actions, provoquant la faillite des banques de dépôt, l'effondrement de la valorisation boursière de toutes les entreprises et donc de leur valeur.
Cette faillite a anéanti la confiance des banques entre elles et plus aucune ne souhaitait reverser le moindre centime à une autre. La défiance était telle que l'ensemble des échanges, compensations et autres flux financiers interbancaires étaient gelés.
La crise a été jugulée relativement rapidement. Dès 2010, l'économie américaine a retrouvé la croissance.
Lorsque la banque d'affaires américaine Lehman Brothers a fait faillite en septembre 2008, la planète entière a semblé découvrir combien la mondialisation avait modifié la configuration de l'économie mondiale, combien les actions de chacun étaient imbriquées les unes aux autres. Même le gouvernement américain, en laissant cette banque faire banqueroute, a prouvé qu'il n'avait absolument pas pris la mesure de toutes les implications de cette faillit allait précipiter l'économie mondiale dans une des crises les plus graves de son histoire.
Cette crise a été qualifiée de première crise majeure de la globalisation, pas tant pour ses conséquences économiques à court terme que pour la remise en cause du système qu'elle a entrainée.