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Les puissances asiatiques - Coggle Diagram
Les puissances asiatiques
La Chine, partenaire commercial avant tout mais concurrente
Cible récurrente de Trump en raison des déficits commerciaux, de sa politique de dumping, des soupçons d'espionnage technologique et de l'avance qu'elle a prise dans certains domaines hautement stratégiques comme l'intelligence artificielle.
Trump s'est lancé dans une guerre commerciale contre la Chine, mais le retrait des États-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP), en 2017 a ouvert la voie à un renforcement de l'expansion chinoise dans la région.
Premier véritable rapprochement depuis l'avènement de la Chine communiste a été la visite de Richard Nixon en 1972. Le massacre de la place Tian'anmen a entrainé le gel des relations entre les deux pays y compris sur le plan commercial.
Sous la présidence Clinton, les liens ont été rétablis sur la coopération sur la non-prolifération nucléaire et l'ouverture de relations commerciales, ce qui a permis l'entrée de la Chine dans l'OMC. Sous la présidence Bush, le dialogue s'est intensifié sur la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient. Sous Obama, la coopération s'est renforcée sur le dossier climatique.
La propriété intellectuelle, l'espionnage technologique et les cyberattaques mais aussi la liberté de circulation maritime et aérienne dans les mers de Chine, le développement militaire de celle-ci et la vente d'armes américaines à Taïwan continuent d'occasionner des tensions.
La chine, disposant de fortes réserves de change, majoritairement placées en dollars et en bons du Trésor américain, elle demeure par ailleurs le premier créancier des États-Unis.
L'ambition économique et technologique chinoise est au plus haut, avec la multiplication de banques chinoises d'investissement visant une expansion dans des pays en développement, notamment l'Afrique, en contournant les grandes institutions financières.
En janvier 2020, un nouvel accord commercial a été signé entre les deux puissances : en échange d'une hausse des achats par la Chine de produits américains, les États-Unis s'engagent à reporter toute nouvelle hausse de droits de douane.
Tencent (qui propose des jeux vidéo et qui est l'opérateur de la messagerie WeChat) et Alibaba (numéro un de la vente en ligne) visent à concurrencer Facebook et Amazon sur le plan mondial. L'internet mobile promet une belle progression à ces entreprises chinoises car leur marché intérieur est beaucoup plus important.
Corée du Nord, Corée du Sud, Japon : vers une reconfiguration régionale
Le Japon souhaite contrer la domination croissante de la Chine dans la région par la suppression de certains tarifs douaniers, la Chine demeurant de plus en plus une alternative aux États-Unis sur le plan commercial.
La surenchère de menaces, d'insultes et de discours belliqueux a incité le Japon et la Corée du Sud à accroître leur protection militaire : les forces militaires états-uniennes, sud-coréennes et japonaises ont multiplié depuis 2017 les exercices conjoints pour traquer les missiles nord-coréens.
En 2017, les États-Unis ont voté de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord et fait pression sur la Chine pour que la Corée du Nord, revienne à la table des négociations. Ce qui a abouti à plusieurs rencontres à Singapour et à Hanoï en 2018-2019 sans réel progrès. Kim a gagné une reconnaissance internationale, mais il n'a pas cessé la production nucléaire militaire.
Les faux espoirs de la réconciliation américano-russe
En 2017, le Congrès a voté une loi pour renforcer les sanctions économiques contre la Russie et pour limiter la capacité du président à s'y opposer par veto. Les élus républicains souhaitent sanctionner la Russie pour ses interférences dans la campagne de 2016, l'annexion de la Crimée, pour son action militaire en Ukraine, pour son mépris des droits de l'homme et pour son soutien à Bachar el-Assad.
Trump a été obligé de promulguer cette loi, un véto aurait été interprété comme un aveu qu'il existait bien des liens opaques avec le Kremlin.
Trump avait promis de "réchauffer" les relations américano-russes une fois élu. Les questions syrienne et ukrainienne et les soupçons sur les liens unissant l'entourage de Trump à la Russie n'ont pas permis le réchauffement des relations.
Si l'interférence de la Russie dans l'élection de 2016 est avérée (piratage des emails du parti démocrate, diffusion de fake news et de publicités détournées auprès d'internautes de certains États pivots, contacts divers avec l'équipe de Trump...), le procureur spécial Mueller a écrit en 2019 n'être en mesure de prouver l'existence d'une collusion de la part des conseillers de Trump et de Trump avec les Russes. Mais un rapport du Sénat américain en 2020, a estimé que l'un des proches du candidat Trump en 2020 espionnait les États-Unis pour le compte de la Russie.
Dans une enquête parlementaire, il a été prouvé que jusqu'à 126 millions d'Américains auraient été touchés par plus de 1,3 million de messages, par le biais notamment de 36 000 comptes automatisés, les fameux "bots". Les trois géants du Web ont alors publiquement annoncé qu'ils allaient revoir leurs conditions d'utilisation et qu'ils interdiraient aux comptes de certains médias russes de diffuser des contenus sponsorisés.