Ce faisant, cette organisation orchestrale montre qu’il y a bien lieu de repenser la dynamique d’un dispositif d’analyse des pratiques pour concevoir son accompagnement, non plus en termes de groupe, mais d’un « collectif accompagnant ». Celui-ci dépend moins de la dynamique des groupes à proprement parler que d’une forme collective voire « chorale » ou « orchestrale » de l’accompagnement. Le « choeur » des participants désigne ce personnage collectif qui, par son écoute, « participe de » l’énonciation du récit, interpelle le sujet qui s’y trouve situé, engage un questionnement dialogique, l’invite au développement, à la formulation d’hypothèses, le tout étant rythmé et séquencé en phases distinctes (Fabre, 2011). L’accompagnement n’est pas seulement une nouvelle posture professionnelle, c’est aussi une autre manière de penser les rapports sociaux, en participant à la création de « collectifs d’un autre genre » (Boltanski, 2009).