Le bonheur et les désirs

"Les Pensées" :


L'imagination est une maîtresse d'erreur et de fausseté. Elle peut nous illusionner et nous faire prendre pour un bien, un plaisir, un mal, qui serait à fuir.

Pascal

"De l'amour" : Rôle de l'imagination dans le désir (=moteur de la recherche du bonheur) amoureux = embellir la réalité, cristalliser l'être aimé en projetant des qualités qu'il n'a pas.

Stendhal

"Gorgias" : Personnage de Calliclès :


Pour Calliclès, être heureux = faire ce qui nous plaît = satisfaire tous nos désirs sans limites/sans contraintes extérieures.
Donc , c'est la loi du plus fort = assouvir tous ces désirs = prêt à dominer = contre la maîtrise des désirs # des sages/philosophes.


"Si on veut vivre comme il faut, on doit laisser aller ses propres passions, si grandes soient-elles, et ne pas les réprimer."

Platon

"L'Utilitarisme" : Le principe du plus grand bonheur : Le plaisir et l’absence de douleur (=le bonheur) sont les seules choses désirables comme fins. Toutes choses désirables sont désirables, soit pour le plaisir qu'elles donnent elles-mêmes, soit comme des moyens de procurer le plaisir et éviter la douleur. Il faut obtenir ces choses désirables et uniquement elles.

Mill

"Généalogie de la morale", 2° dissertation : La conscience morale # une réalité indispensable à l'homme = une intériorisation de la cruauté sous la forme d'un sentiment de culpabilité/maladie de l'âme = une mauvaise conscience = nous rend triste et nous déconnecte de la vie car c'est une maladie grave qui nous empêche d'aimer la vie = sentiment d'avoir commis un mal plutôt qu'un bien. La conscience morale est due à un retournement des instincts de cruauté vers l'intérieur de l'individu L'individu retourne contre lui même sa cruauté par la culpabilité, qui le fait souffrir. De plus, l'autonomie = illusion = on n'est pas autonome car on obéit aux mœurs. Or, les mœurs sont indispensables dans les sociétés archaïques (dressage social). Ainsi on est déterminé, donc la responsabilité n'existe pas, donc l'autonomie non plus. De plus, ces sociétés punissent, donc la culpabilité ne peut pas exister car on a l'impression d'avoir purgé sa peine par la cruauté de la punition qui est un outil mnémotechnique Avant, pas de place pour la culpabilité car Dieu, donc punition. Ajd, pas Dieu, donc plus de punition, donc culpabilité, donc conscience morale.

Nietzsche

"La Lettre à Ménécée" :


Le quadruple remède =
Les dieux ne sont pas à craindre (car c'est les atomes qui sont responsables des phénomènes et des chose),
La mort n'est pas à craindre,
On peut atteindre le bonheur,
On peut supprimer la douleur.


But de la vie = rechercher/atteindre le bonheur
Nous devons donc suivre les plaisirs et éviter les douleurs = l'ataraxie = absence de troubles de l'âme = paix intérieure.


Mais, calcul des plaisirs (savoir ce qui nous fait du mal et du bien)
les désirs Naturels et Nécessaires (boire et manger) sont les seuls à rechercher pour atteindre un plaisir sans douleur, donc pour atteindre le bonheur
les désirs Naturels et non Nécessaires (l'amour repas de fête)
les désirs non Naturels et non Nécessaires (la gloire, l'argent).


Enfin, nous devons être prudents, c’est-à-dire ne pas faire n’importe quoi. C’est donc uniquement par la connaissance et la maîtrise de nous-même que nous avons la possibilité d’être heureux. Donc même sans être libre, nous pouvons être heureux.

Epicure

"Le Manuel" : But de la vie = le bonheur = l'ataraxie. Pour atteindre le bonheur il faut distinguer ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous, puis de s'occuper uniquement de ce qui dépend de nous. « De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, et les autres n’en dépendent pas ». . Donc, nous devons vivre selon la Raison universelle et accepter la nécessité/le destin = vivre conformément à la nature/accepter l’ordre du monde, pour être libre et heureux car ataraxie. "La liberté consiste à vouloir que les choses arrivent non comme il te plait, mais comme elles arrivent"

Epictète

"Métaphysique des mœurs" :


Nous sommes guidé par notre petite voie/par la conscience morale (=la culpabilité et la punition). Elle se manifeste chez les chrétiens (Genèse, dans la Bible = prise de conscience morale, donc de responsabilité).


"Le sentiment d'un tribunal intérieur en l'homme correspond à la conscience morale."


Mais avec cette loi morale, on a donc une universalité de la morale (l'empathie remède à cela car elle est personnelle). Par exemple, je ne dois jamais mentir.


Kant

"Critique de la raison pratique" : La morale nous guide afin d'être digne du bonheur. Donc,l'homme peut se rendre digne du bonheur qu'à travers l'action/la conduite morale. Ainsi, le bonheur réside dans une espérance (Dieu et la religion) de l'obtenir et il faut agir moralement pour espérer l'obtenir donc. Pour Kant, l'action morale repose sur la pureté des intensions = agir moralement, c'est agir de façon universelle, par devoir. Cela ne procure pas forcément du bonheur, mais faire son devoir nous rend digne du bonheur. Ainsi, cela suppose de laisser de coté/d'abandonner ses penchants égoïstes. Kant, basé sur le fait que l'homme est un être de raison, pense que si nous obéissons à notre propre loi, alors nous nous éloignons de notre condition d'être rationnel. Or, parfois, on obéit à nos propres lois (qui sont donc égoïstes). Il appelle cela "le mal radical". Il faut éviter d'obéir à ses penchants égoïstes sous peine de s’éloigner de ses racines rationnelles. (La loi morale est basée sur la raison et sa loi morale est incompatible avec la recherche immédiate du bonheur).

Différent de Kant avec "Le discours sur la pitié" :


Pour Rousseau, la loi morale est basée sur la sensibilité à travers le sentiment de pitié.


La pitié nous empêche de faire le mal et du mal. Elle nous pousse à faire le bien par la raison, donc par la logique = Fais à autrui comme tu veux qu'on te fasse = logique.


Donc, il faut suivre notre sensibilité pour faire le bien et donc pour être heureux.

Rousseau

"L'Antéchrist" :


Critique du christianisme. Mauvais car dans cette religion, on est pas libre mais esclave, donc on déteste la vie, donc on est triste.
Or, nous devons nous libérer de cette esclavage avec la morale du surhomme : les individus doivent être libres et créateurs = morale de la libération.


Donc, Nietzsche critique la morale de Kant. Il condamne les idéaux ascétiques (le fait de vouloir faire ce qui est vu comme parfait, cela nous torture nous même et nous fais souffrir) qui déprécient la vie.