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Les facteurs explicatifs du développement économique - Coggle Diagram
Les facteurs explicatifs du développement économique
Les facteurs politiques
3 régimes s'opposent et qui ont des effets différents sur le développement
Les gouvernements de pouvoirs personnalisés sont dominées par le clientélisme, le patrimonialisme, des logiques d'allégeance avec plus ou moins de redistribution des rentes et de contrôle de la violence. Les comportements de prédation et de captation de rentes et d'instabilité politique sont des facteurs essentiels de gaspillage des ressources et de fuites des capitaux.
Les cas extrêmes sont ceux de l'absence de contrôle de la violence (cas des sociétés sans État : Centrafrique, Somalie, Soudan du Sud)
Les gouvernements institutionnalisés d'États forts et légitimés conduisent à des transformations d'économies de rente en économies d'accumulation par la fourniture des services collectifs, la sécurité des biens et des personnes. Ils sont facteurs de stabilité (ex : Ghana, île Maurice)
Les facteurs institutionnels
Le développement économique dépend de l'interaction entre les institutions (règles) et les organisations (groupes d'individus)
Les institutions, résultent, à la fois, des héritages historiques et des réformes ; elles peuvent correspondre à une époque ou à une solution adéquate entre l'efficience et la sécurité, mais ultérieurement se cristalliser et empêcher des évolutions nécessaires
Les acteurs internes jouent sur le pluralisme institutionnel.
A un niveau macroéconomique, les profils institutionnels déterminants du développement économique sont la dépersonnalisation des règles légitimées et leurs application à tous, la fourniture des services publics de base de qualité, la sécurité des droits de jouissance sur les terres, la sécurité des biens et des personnes, le contrôle de la violence et la sécurité extérieure.
Les sociétés africaines sont caractérisées par des formations institutionnelles importées et hybrides.
Les sociétés fermées sont caractérisées par un pouvoir politique limité à une élite qui façonne les institutions afin d'en extraire le maximum de richesses.
Les sociétés fermées permettent à chacun d'exercer ses talents et de réaliser des destructions/créatrices ou des innovations/destructrices.
Les facteurs sociétaux
Les sociétés qui ont connu un processus de développement économique sont celles qui ont su mobiliser les compétences quelles que soient leurs origines religieuses, nationales ou ethniques
Le totalitarisme, la gérontocratie et un rapport au sacré s'opposent le plus souvent aux innovateurs. Il y a un refus du développement économique de la part des oligarchies et des groupes sociaux menacés par ce processus. Les marches forcées vers la modernité conduisent, inversement, à des échecs du fait des oppositions des notables, des chefs religieux ou des rentiers dont les pouvoirs et les revenus risquent d'être remis en cause.
Les oligarchies rentières liées aux cercles militaires ont tendance à verrouiller le système économique et politique
Le type idéal du développement économique renvoie aux stratégies des élites innovantes jouant un rôle d'entrainement et créant des effets multiplicateurs mais également à l'inclusion des jeunes. Cela suppose un jeu d'équilibre entre les titulaires du pouvoir politique et du pouvoir économique.
Les facteurs liés à l'économie mondiale
L'ouverture a dopé la croissance africaine des années 2000, mais elle a rarement permis une remontée en gamme dans les chaînes de valeur internationale.
Le développement est moins tiré par le commerce extérieur qu'il n'en est la résultante. Or, la libéralisation commerciale a généralement eu lieu préalablement aux réformes structurelles et aux mises à niveau des économies.
Effets pervers de cette mondialisation
"Spécialisation appauvrissante" dans des activités à faible demande ou à prix décroissant
Localisation inégale des chaînes de valeur internationale
Concurrence souvent déloyale de secteurs stratégiques agricoles ou industriels n'ayant pas encore atteint leur niveau de compétitivité par des effets d'apprentissage
Instabilités de prix
Les relations entre ouverture, développement économique et réduction de la pauvreté sont peu significatives en deçà d'un seuil de revenu. Or, les taux d'ouverture des 50 PMA ont été plus rapides et plus importants que ceux des pays à revenu intermédiaire.
Facteurs favorables au développement du continent grâce à la mondialisation libérale
L'accès aux marchandises complémentaires, rares ou indisponibles
Les effets de concurrence et la réduction des rentes
L'utilisation efficiente des ressources dans un marché élargi
L'attractivité des capitaux, des technologies, des compétences et des firmes multinationales. Les marchés nationaux sont trop étroits pour permettre des économies d'échelle et des jeux de concurrence
La spécialisation internationale et les avantages comparatifs (nul n'est exclu du commerce)