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Kropotkine / L'entraide (Aujourd'hui (Critique de l'…
Kropotkine / L'entraide
Divers
Darwinisme social
Pour l'auteur, il s'agit d'une déformation erronée de la théorie de Darwin
Conclusion:
Ni le pouvoir écrasant de l'État centralisé, ni les enseignements de haine réciproque et de lutte sans pitié que donnèrent, en les ornant des attributs de la science, d'obligeants philosophes ou sociologues, n'ont pu détruire le sentiment de solidarité humaine, profondément enraciné dans l'intelligence et le cœur de l'homme, et fortifié par toute une évolution antérieure. [...] Le besoin d'entraide et d'appui mutuel [...] s'affirme à nouveau dans notre société moderne elle-même et revendique son droit d'être, comme il a toujours été, le principal facteur du progrès. (P357)
Les deux plus grandes époques de [l'histoire de l'humanité sont] celle des anciennes cités grecques et celle des cités du Moyen-âge (p363)
Compétition
La compétition au sein d'une même espèce n'est pas fondamentale. On meurt sous l'effet du climat, de maladies ou de prédateurs mais beaucoup plus rarement du fait de compétition directe entre individus de la même espèce. (P114)
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Animaux
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Oiseaux (p58)
Grues et perroquets : haut niveau d'intelligence et grande vie sociale qui permet leur survie bien mieux que des griffes ou des ongles => supériorité de l'entraide sur la lutte pour la survie (p70)
Les rapaces qui s'attaquent aux myriades d'oiseaux au bord des lacs repartent bredouilles du fait de la coordination défensive des premiers (p72)
Mammifères
Enorme prédominance des herbivores sur les carnivores, contrairement à notre focalisation sur les lions, les tigres, etc. (p78)
Les sauvages
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Aujourd'hui, les Sauvages forment une sorte de ceinture qui entoure les nations plus ou moins civilisées (p127) Ce sont des fragments des populations de la première époque postglaciaire qui occupaient alors les zones aujourd'hui civilisées ([p128])
La survivance de l'organisation en clans est telle que l'on peut affirmer que l'individualisme effréné est une production moderne et non une caractéristique de l'humanité primitive. (p132)
Même s'il s'en défend, l'auteur idéalise la gentillesse et la sociabilité des Sauvages
Les Barbares
[Les tribus] les plus vigoureuses gardèrent leur cohésion et sortirent de cette épreuve avec une nouvelle organisation - la commune villageoise qui les maintint réunies pendant les 15 siècles suivants et même davantage. La conception d'un territoire commun acquis et protégé par les efforts communs, prit naissance et remplaça les conceptions faiblissantes d'une commune origine. Les dieux communs perdirent graduellement leur caractère d'ancêtres et furent doués d'un caractère local et territorial. (P169)
L'auteur idéalise la Commune villageoise en lui prêtant de nombreuses vertus : solidarité, loyauté, justice,... (p178-182), diminution des inégalités et de la cruauté (p202)
Exemples : Bouriates, Kabyles, Ossètes
Le Moyen-âge
Les guildes (p222)
Indépendance vis-à-vis de l'État, compétences régaliennes (p252)
Les cités : organisation à une plus grande échelle que la commune villageoise de l'entraide pour la consommation, la production et la vie sociale (p241)
Fin du Moyen-âge : diminution de l'entraide, apparition de l'État centralisé venant écraser les dernières libertés => appel à trouver une nouvelle expression qui ne serait plus l'État, ni la cité du Moyen-âge, ni la commune villageoise des Barbares, ni le clan sauvage, mais participerait de toutes ces formes et leur serait supérieure par une conception plus large et plus profondément humaine. (p280)
Aujourd'hui
Critique de l'individualisme, dû selon l'auteur au fait de se décharger de son devoir d'entraide en faisant appel à l'État (même critique que Kohr au niveau du recours à l'hôpital public) (p286)
Russie: les paysans instaurent d'eux-mêmes la commune villageoise suite à l'affranchissement des serfs. Ils renoncent à la propriété privée pour mettre en commun les terres. (P312)
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Politique: La politique est le champ dans lequel les éléments purement égoïstes de la société forment les combinaisons les plus complexes avec les aspirations altruistes. (P332)
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Apologie des associations à but non lucratif, vues comme une autre forme d'entraide (p346)
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